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La France, on l’aime, mais on la quitte pour islamophobie

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Stitten


Le phénomène prend de plus en plus d’ampleur. Des musulmans qui ne supportent plus le climat délétère français quittent le pays.
Etre musulman en France aujourd’hui est un problème. Aujourd’hui plus qu’hier. Si l’appel à la hijra (émigration) dans un pays musulman a toujours été une réalité, obligation pour les uns recommandation pour les autres, option pour d’autres encore, cette réalité n’a jamais été aussi prégnante et effective qu’aujourd’hui. On ne se contente plus de vouloir quitter la France, on la quitte.
Etre musulman en France aujourd’hui est un problème.
La France, particulièrement celle de Nicolas Sarkozy et de la gauche islamophobe très active au sein du parti socialiste, a réussi à dégoûter de nombreux musulmans. Mieux, elle a convaincu nombre de musulmans peu sensibles à l’argument religieux de la hijra et persuadés il y a quelques années que leur avenir était dans l’Hexagone. Il ne s’agit plus de savoir s’il faut partir, mais où partir : Grande-Bretagne, Canada, Belgique, Algérie, Tunisie, Maroc, Dubaï, Malaisie, Arabie saoudite.
Une islamophobie insupportable
Il y a quelques jours nous avons posé la question suivante en page d’accueil de notre site : Le climat islamophobe qui frappe la France vous incite-t-il à quitter le pays ? Voici les résultats.
Beaucoup d'entre eux choisissent le Maroc comme pays d'exil. C'est le cas de Sanaa (le prénom a été modifié), une "mohajira" qui s'est installée en octobre dernier à Témara, petite commune balnéaire située en périphérie de Rabat, "grâce à Dieu", nous confie-t-elle.
Sanaa ne porte pas la burqa mais juste le voile, car selon elle "la Hijra ne dépend finalement pas du port de l'un ou de l'autre, c’est plus un choix personnel". Pour cette mère de famille qui vivait en France, la principale motivation de son expatriation au Maroc était d'élever ses enfants "dans un pays calme et en accord avec sa religion". "En France, on essaie de nous enlever toute identité religieuse et nos enfants sont éduqués avec un esprit 'pervers'. Plus mes enfants grandissaient, plus j'étais en désaccord avec le système éducatif français", explique-t-elle.
Peur des amalgames
Autre raison invoquée pour expliquer son départ: la montée du terrorisme et, avec elle, la peur des amalgames. "En tant que musulmane, c'était très dur à vivre, je me faisais régulièrement agresser. J'ai une amie en France qui a failli se faire renverser par un chauffard raciste car elle était voilée alors qu'elle avait son enfant dans la poussette! L'homme s'est arrêté après avoir essayé de la percuter et s'est moqué d'elle et de sa tenue", confie-t-elle, expliquant se sentir enfin en sécurité au Maroc "car personne ne peut me dire de retourner dans mon pays: j'y suis déjà!".
Oum Souleyman, elle, n'a pas encore sauté le pas mais prépare activement sa Hijra. Commerçante franco-algérienne et mère célibataire d'une petite fille de trois ans, elle envisage de partir au Maroc, pays qu'elle "affectionne particulièrement". "J'ai du sang marocain du côté de ma mère, et j'y vais en tant que touriste depuis 2002", raconte-t-elle.
Après avoir vécu en Espagne et en Angleterre, Oum explique elle aussi ne pas se sentir à sa place en France, où elle estime que le climat est "hostile" envers les musulmans. "Soit nous devons vivre selon un islam 'modéré' comme ils disent, en enlevant le voile ou la barbe, soit nous sommes considérés comme des terroristes. Ils ignorent sûrement qu’il existe un juste milieu. Ce juste milieu, c’est bien nous. Nous condamnons les terroristes fermement mais ce n’est pas pour autant que je dois enlever mon voile pour le prouver".
 
"Nous ne faisons que rentrer chez nous"
Reste encore à justifier ce départ, pas toujours compris par les proches des "mohajirounes", dont les parents ou grands-parents ont souvent migré en France pour garantir à leurs enfants un avenir plus prospère. "Si nos anciens sont venus en France pour une meilleure vie, c’est ce que nous voulons aujourd'hui aussi mais en faisant un retour", explique-t-elle. "Ce sont nos racines, nous ne faisons que rentrer chez nous."
Elle ne souhaite pas rentrer en France. "Les autorités françaises sont encore plus strictes. Ils peuvent t’arrêter sur un coup de tête et mettre tes enfants dans un foyer. Une sœur qui préparait sa Hijra au Maroc a vécu le même scénario: les autorités l’ont arrêtée et ont pris ses enfants en l’accusant de vouloir aller en Syrie pour rejoindre Daech".
 
Source
Rédaction du HuffPost Maroc

Wahrani


Admin
La première réalité de l'islamophobie renvoie aux comportements des Médias et des  professionnels de la parole publique1
es paroles aux actes, le chemin est complexe des actes discriminatoires islamophobes (à l'école, au travail, dans l'espace public, etc.) Ces actes visent non seulement les individus, essentiellement des femmes, mais aussi des institutions (mosquées, cimetières, commerces musulmans), dont l'objectif est d'instaurer un régime juridique d'exception à l'encontre des présumés musulman.e.s. Les vecteurs  sont les intellectuels, acteurs associatifs et politiques qui ont dès 1989 souhaité exclure les filles voilées de l'école publique
La France reste un laboratoire de l'islamophobie, et c'est par faute de questionnement objectif, dépassionné et littéral qui a laissé le vide comblé par des idées bricolées par des apprentis sorciers des médias  et de la politique  en mal de reconnaissance

http://dialogue-religion.forumalgerie.net

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