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Jésus dans le Coran

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1 Jésus dans le Coran le Lun 20 Juin - 15:11

Salâh Ed-Dîn

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Lorsque Dieu a envoyé Jésus fils de Marie apportant la voie droite et appuyé par les preuves et les signes évidents, les juifs le jalousèrent à cause de sa prophétie et des miracles qu’il présentait. Il guérissait l’aveugle et le lépreux, ressuscitait les morts et créait d’argile comme une forme d’oiseau, soufflait en lui et devenait un oiseau, tout cela avec la permission de Dieu. Malgré ces miracles les juifs le contredirent, le traitèrent de menteur et lui nuirent. Pour cela, Jésus et sa mère cherchaient à être loin d’eux parcourant la terre
Ce qui a été récité dans le Coran au sujet de Jésus, reste le plus correct et c’était un des miracles de Dieu qui émane de Sa Sagesse pour éprouver Ses serviteurs. Il a affirmé: «Non, ils ne l’ont pas tué, non, ils ne l’ont pas crucifié. Mais quelqu’un lui ressemblant l’a été à sa place» 

Et pour plus de confirmation. Il a dit: «Et ceux qui ont discuté sur ce point, eux-mêmes étaient dans le doute. Ils n’avaient que des hypothèses
 
Accusations juives
En fait, la Bible dit que Dieu accorde parfois aux charlatans la possibilité d’accomplir des miracles, dans le seul but de tester la loyauté juive envers la Torah (Deutéronome 13:4).
 
Le Discours véritable de Celse, uniquement connu par les nombreux extraits cités par Origène dans son livre « Contre Celse », le philosophe grec rapporte les propos d'« un juif », dont Celse dit que « ce juif » lui a tout appris. Ce « juif » lui aurait dit que Jésus était un enfant adultérin de Marie, femme d'origine misérable, fruit d'une liaison avec un soldat romain du nom de Pantera.
 
Marie était misérable, elle est même qualifiée de « femme mariée aux rois et empereurs et terminant avec un charpentier »; le père de Jésus est appelé Joseph.
 
Il est fort intéressant de noter que la tradition d'adultère attachée à Marie se retrouve dans certains textes apocryphes chrétiens. Ces passages témoignent que cette tradition émergea a priori autour du début du IIe siècle et qu'elle se répandit considérablement au point d'être mentionnée dans des textes chrétiens. Il va sans dire que ces derniers s'inscrivent en faux quant à la véracité de cette accusation. Cependant, le seul fait qu'ils la mentionnent témoigne de sa ténacité et de son importance.
 
Dans cette optique, on peut lire dans l’évangile de Thomas 105 : 

Jésus a dit : « Celui qui connaît son père et sa mère, on l'appellera fils d'une prostituée ». On trouve également une mention de ce type en Actes de Pilate II, 3 :
 
Les Anciens des juifs répliquèrent à Jésus : « Et que verrons-nous ? D'abord que tu es né de relations coupables. Puis, que ta naissance à Bethléem a provoqué un massacre d'enfants. Enfin, que ton père Joseph et Marie ta mère ont dû fuir en Egypte, tant ils étaient gênés devant le peuple. »
 
On peut donc reconnaître que cette imputation d'adultère fut émise en milieu juif, certainement transmise en milieu païen et également consignée dans des textes apocryphes chrétiens. C'est donc vraisemblablement d'une longue tradition dont il s'agit.
 
Le Toldoth Yéshu ou le « contre Evangile » juif sur Jésus
 
D’après la plupart des exégètes, l’ange Gabriel souffla dans L’encolure de la robe de Marie et celle-ci tomba aussitôt enceinte avec la permission de Dieu.
 
Quant à la grossesse de Marie, elle fut une durée normale de neuf mois, d’après l’opinion quasi unanime des exégètes, ou huit mois selon d’autres
 
Mais certains exégètes, ont avancés que Marie aussitôt qu’elle tombait enceinte, elle enfanta.
 
Marie entra chez sa soeur et se donnèrent une accolade. La soeur demanda: «O Marie, t’as-tu aperçu que je suis enceinte?»
 Et Marie de répondre: «Sais-tu que moi aussi je suis enceinte?»
 
Elle lui raconta ce qu’il lui est advenu, à savoir que toutes les deux vivaient dans une famille très vertueuse et dont les parents étaient très pieux, les gens qui visitaient souvent la  Famille de Zacharie constatèrent ce fait et la nouvelle ne tarda à se répandre parmi les fils d’Israël qui divulguèrent:
 
«Le père de l’enfant devait être Joseph (Youssouf An-Najjar) qu’aucun autre ne se trouvait avec elle dans l’oratoire»
 
Comme Marie devina que ses concitoyens allaient l’accuser d’adultère et de la mauvaise conduite, elle se retira dans un lieu éloigné afin que personne ne la rencontre et où elle ne verra personne
 
Dans la Sourate 19, qui porte d'ailleurs son nom, Myriam est traitée différemment dans le texte saint des musulmans on se rend compte que le dialogue entre Dieu et Marie est très soigné. L'accusation d'adultère est levée par l'intervention du Jésus enfant alors que tout au long des 4 évangiles le doute plane.
 
La même Sourate ajoute qu'elle a été "élue au-dessus des femmes des mondes". Le Coran témoigne donc un profond respect pour Myriam:
 
Bien que le Prophète Muhammad était un arabe, il place Myriam, de surcroît une juive, au-dessus des femmes de ce monde.
 
Dieu n’a-t-ll pas dit ailleurs:
 
«Pour Allah, l’origine de Jésus est la même que celle d’Adam. Il l’a créé de l’argile, puis H lui a dit: «Sois» et il a été» [Coran III, 59

2 Re: Jésus dans le Coran le Lun 20 Juin - 19:10

Wahrani

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Admin
Depuis longtemps, les meilleurs spécialistes sont en effet convaincus que certains propos prêtés à Jésus sont ce qu'ils appellent des «constructions de la communauté».
Autrement dit, des reconstitutions de son enseignement par les premières communautés chrétiennes, reconstitutions qui tenaient compte de ce qu'elles avaient vécu et de ce qu'elles croyaient, notamment la Passion et la Résurrection. Ainsi la plupart des exégètes actuels récusent-ils les propos prêtés à Jésus lorsqu'il annonce sa mort sur une croix.
Et beaucoup dépensent une énergie considérable à retrouver par des méthodes scientifiques rigoureuses les ipsissima verba - les mots mêmes de Jésus.
Une tâche quelque peu désespérée, à en croire l'un des plus réputés biblistes français, le jésuite Xavier Léon-Dufour. Pour lui, la tradition évangélique, c'est-à-dire l'ensemble des propos et récits qui ont été transmis et rassemblés pour aboutir aux textes que nous connaissons, a «transformé» et souvent  «déformé» les «souvenirs de l'événement».
Et dans un dialogue avec le journaliste Jean-Maurice de Montremy (Dieu se laisse chercher, Plon), il déclare:
«Certes, il existe quelques paroles qui remontent à Jésus de Nazareth [...], mais il est extrêmement difficile d'en prouver l'authenticité.»

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