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La crucifixion de Jésus

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1 La crucifixion de Jésus le Sam 18 Juin - 0:29

Salâh Ed-Dîn

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Rappel du premier message :

La mort de Jésus est un sujet controversé parmi les juifs, les chrétiens et les musulmans. Les juifs pensent que Jésus est mort sur la croix car il était un faux prophète. A cet égard, ils citent la Bible :
« Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu à un bois, son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage. » (Deutéronome 21:22-23)
Selon eux, Jésus était un faux prophète ; il mourut donc sur la croix comme un maudit de Dieu.
Les chrétiens pensent également que Jésus mourut sur la croix d’une mort maudite. Paul dit :

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois. » (Galates 3:13)
Etant absolument persuadés que Jésus était un faux prophète, les juifs, particulièrement les pharisiens de son temps, ont porté de graves accusations politiques contre lui. Ils prétendaient qu’il était déloyal envers l’Empereur romain et qu’il s’était proclamé roi des juifs.
Le gouverneur Ponce Pilate n’était pas convaincu de sa culpabilité, mais influencé par l’agitation de la foule saccageuse, il condamna Jésus à la crucifixion. Il fut placé sur la croix où il resta trois ou quatre heures avant d’en être enlevé dans un état comateux et d’être placé dans un sépulcre, dans un jardin à proximité.
A cette époque, il fallait plusieurs jours avant que les criminels ne meurent par crucifixion. Ils souffraient des affres de la faim et de la soif et dans la plupart des cas leurs jambes étaient brisées. Ils subissaient une mort lente qui durait plusieurs jours. les historiens romains décrivent la résistance de plusieurs jours qu’eurent les gladiateurs de l’armée de Spartacus, crucifiés au nombre de 6000 le long de la via Appia, menant de Capoue à Rome.
La durée pendant laquelle Jésus resta sur la croix n’était pas suffisante pour garantir la mort par crucifixion. Généralement, les criminels restaient plusieurs jours sur la croix pour mourir d’une mort lente causée par la perte de sang provenant des blessures aux mains et aux pieds, l’épuisement physique, la souffrance, et les affres de la faim et de la soif. La mort sur la croix n’intervenait qu’après une durée allant de vingt-quatre à vingt-huit heures minimum, mais dans certains cas, elle nécessitait plusieurs jours. Dans ces cas, il était de coutume de briser les jambes des criminels afin de hâter la mort par hémorragie interne
Selon la Bible, il était environ la sixième heure du vendredi lorsque Pilate s’adressa pour la dernière fois aux juifs concernant le fait de leur livrer Jésus et sa crucifixion.
« C’était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs: Voici votre roi. » (Jean 19:14)

«La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure.
 Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Éloï, Éloï, lama sabachthani?
Ce qui signifie:
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Marc 15:33-34)
Cela montre clairement que Jésus resta conscient jusqu’à la neuvième heure de la journée, puis il s’évanouit ou perdit connaissance. C’est ce que les auteurs du Nouveau Testament appellent "rendre l’âme".
« Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui. S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. » (Jean 19:32-34
Les soldats ne brisèrent pas les jambes de Jésus car ils le prirent pour mort alors qu’il était en réalité inconscient, ou que simplement afin d’apaiser la colère des juifs, il fut déclaré mort. Cependant, l’un des soldats perça son flanc et immédiatement de l’eau et du sang jaillirent, ce qui est un signe certain de vie ; en effet, le sang et l’eau ne peuvent jaillir d’un corps mort en raison de l’arrêt de la pression sanguine exercée par le cœur.

En revanche, si nous croyons qu’il a été enlevé de la croix inconscient, mais vivant, et qu’il est entré dans le cœur de la terre vivant et en est ressorti vivant, alors on peut dire à juste titre qu’il triompha de ses ennemis et fit échouer tous leurs plans diaboliques. Jésus a dit :

« Car, de même que Jonas fut un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération. » (Luc 11:30)
«Comme le peuple s’amassait en foule, il se mit à dire: Cette génération est une génération méchante; elle demande un miracle; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui de Jonas. Car, de même que Jonas fut un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération. » (Luc 11:29-30)
«Il leur répondit: Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. » (Matthieu 12:39-40)
 
En d’autres termes, Jésus dit aux juifs que Dieu Tout-Puissant le sauverait des griffes de la mort tout comme Il sauva Jonas du ventre de la baleine. La similitude entre les deux évènements ne peut être réelle et véritable que si Jésus est entré dans le cœur de la terre (le tombeau) vivant et qu’il en est ressorti vivant.

S’adressant à ses disciples, Jésus dit :
« Voici, l’heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16:32-33)

En quoi consiste donc la victoire de Jésus ?
Sa mort sur la croix ou le fait de s’être soustrait à celle-ci ?
S’il est mort sur la croix, alors les juifs ont atteint leur objectif de prouver que Jésus, se déclarant être le messie, était un imposteur.

Ils avaient comme argument le texte biblique suivant :
« ... car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu... » (Deutéronome 21:23)
La bible précise également :
 
« Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » (Jean 11:41-42)
 
« Il disait: Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Marc 14:36)

D’après les citations ci-dessus, il est clair que Jésus avait terriblement peur d’être mis sur la croix ; il pria donc Dieu avec ferveur afin que soit éloignée de lui cette coupe amère. Jésus pria avec passion et ferveur afin d’être sauvé de la mort maudite sur la croix. 
N’a-t-il pas dit ensuite avoir vaincu le monde ? 
S’il était mort sur la croix, la mission de sa vie toute entière aurait été réduite à néant et les malfaiteurs auraient pu contester sa revendication du statut de prophète. L’idée de mort sur la croix lui était inacceptable. Etant un prophète vertueux, il n’avait pas peur de la simple mort mais il craignait certainement de mourir par crucifixion, car une telle mort serait interprétée comme une mort maudite et serait donc la négation de sa mission prophétique.
 
« C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété… » (Hébreux 5:7)
 
Par conséquent, nous devons en conclure que la prière sincère de Jésus fut, sans aucun doute, exaucée. Il échappa miraculeusement à la mort par crucifixion
Jésus-Christ compare son propre sort à celui du prophète Jonas.

Quel signe Jonas donna-t-il aux habitants de Ninive ?

La Bible dit :
«L’Éternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits. » (Jonas 1:17)
«Jonas, dans le ventre du poisson, pria l’Éternel, son Dieu. Il dit: Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, Et il m’a exaucé; Du sein du séjour des morts j’ai crié, Et tu as entendu ma voix. » (Jonas 2:1-2)

Selon les versets de la Bible, Jonas fut englouti par un grand poisson, dans lequel il demeura trois jours et trois nuits avant d’en ressortir vivant. Ce fut un signe accordé aux habitants de Ninive. Jonas pria pour sa délivrance pendant qu’il était dans le ventre du poisson ; Dieu exauça sa prière et Jonas en ressortit vivant.

Jésus dit qu’aucun signe ne sera accordé à la génération mauvaise et adultère de son époque à l’exception de celui de Jonas. Mais quelle est la ressemblance entre les signes de Jonas et de Jésus ?
Ce n’est rien d’autre que le fait d’entrer vivant dans le ventre du poisson et le cœur de la terre, et d’en sortir vivant.

Tous deux pleurèrent en raison de leurs afflictions et prièrent pour leur délivrance. Leurs prières à tous deux furent exaucées ; si Jésus n’était pas entré dans le cœur de la terre (le sépulcre) vivant, et ensuite en était ressorti vivant, quelle serait alors la ressemblance entre les deux signes ?
En faisant référence au signe de Jonas, Jésus voulait tout simplement signifier qu’il n’allait pas mourir sur la croix. Par conséquent, il y a toutes les raisons de croire que Le Saint Coran déclare que Jésus n’est pas mort sur la croix. Dieu le sauva de la mort par crucifixion, tout comme Il sauve tous Ses êtres chers des tribulations. 

Le prophète Jonas n’est-il pas sorti vivant du ventre du Poisson ?

En conclusion, il semblera que tous ces arguments prouvent de façon concluante que la croyance selon laquelle Jésus-Christ mourut par crucifixion n’a aucune justification, pas même du point de vue biblique. Aucun des auteurs n’était présent sur place pour faire office de témoin oculaire.
"L’évanouissement" fut confondu avec la "mort" et d’après la Bible, la "mort sur la croix" est une mort maudite.

Il apparaît donc évident que l’actuelle foi Chrétienne, basée sur cette croyance erronée, est infondée.


8 Re: La crucifixion de Jésus le Jeu 15 Fév - 21:07

Stitten


A l’époque de Jésus, la crucifixion était un supplice courante utilisé par les Romains pour mettre à mort un condamné.
Chez les Juifs, la crucifixion était ressentier comme une malédiction divine (Dt 21, 23).
Après avoir été torturé, on déshabillait le condamné pour le clouer (parfois on utilisait des cordes) sur la croix. La victime mourrait d’étouffement, mais l’instant de la mort pouvait tarder plusieurs jours.
On pourrait se demander pourquoi Jésus aurait été traité différemment des autres condamnés, pourquoi on aurait pris soin de couvrir son sexe. Parce qu’il était Dieu ?
Combien de personnes, même parmi ses disciples, auraient eu l’idée de faire ce geste ?
Il est fort probable que la plupart des personnes témoins de cette crucifixion n’étaient pas en mesure de reconnaître Jésus comme étant Dieu…
Une des caractéristiques fondamentales (et la plus originale) du christianisme est de reconnaître en la personne humaine de Jésus-Christ Dieu lui-même. Cette reconnaissance n’est pas le résultat d’une démarche de type scientifique qui amène des preuves concrètes et tangibles de ce que l’on affirme. Elle est de l’ordre de la foi.
C’est un fait tellement inimaginable (l’incarnation de Dieu) que l’Eglise, par la nécessité de la mission, s’est vue rapidement poussée à élaborer un discours pour donner à comprendre l’incompréhensible.

9 Re: La crucifixion de Jésus le Lun 2 Juil - 17:40

Wahrani


Admin
Dès les premiers temps de l’Église, des Chrétiens n’y ont point cru, sentant très bien ils ont nié même la mort de leur divin Maître.
En conséquence les sectateurs de Basilide assuraient que Jésus, au temps de sa passion, prit la figure de Simon le Cyrénéen, et lui donna la sienne, sous laquelle le dit Simon fut crucifié pour lui, tandis que le Christ, qui les voyait faire sans être vu, se moquait de leur méchanceté.
V. St Irenaeus Lib. I. cap. 23. St Epiph. hœres. XXIV, num. 3.
 
Les Cérinthiens, ou disciples de Cérinthe, qui étaient contemporains des Apôtres, et les Carpocratiens, niaient pareillement que Jésus eût été réellement crucifié.
 
Quelques-uns ont prétendu que le traître Judas fut supplicié en la place de son maître. Cependant ces sectaires regardaient le Christ comme un pur homme, & non pas comme un Dieu. Voilà donc des Chrétiens contemporains des Apôtres, tout hérétiques qu’ils étaient, croyant en Jésus-Christ, & qui pourtant ont douté de sa mort.
 
V. M. de Tillemont Tome II. Page 221. St Epiphane Hom. 24, 28, 30. Theodoret. Hoeretic. fab. Lib. I

http://dialogue-religion.forumalgerie.net

10 Re: La crucifixion de Jésus le Jeu 5 Juil - 16:37

Wahrani

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Admin
Il est devenu coutume chez les chrétiens d'affirmer que la
«Crucifixion de jésus est une vérité prouvée par les faits historiques ».
Cependant, ces « faits historiques » présentés sont les récits qui se trouvent uniquement que dans le nouveau testament aussi de ce fait les récits bibliques de la crucifixion n'ont aucune valeur historique, pour plusieurs raisons :
D’abord il s'agit de récits de personnes témoignant de leur foi et non des personnes ayant un recul objectif et rapportant l’histoire.
Ensuite on sait qu’aucun de ces auteurs n'a été témoin oculaire de la crucifixion.
 
Témoignage de l'histoire, les Basilidiens au commencement du christianisme niaient que Jésus-Christ eut souffert la mort lui même : ils disaient que Simon de Cyrène avait été crucifié à sa place.
les Carpocratiens qui les ont suivi pour ne pas citer d'autres de ceux qui croyaient que Jésus-Christ n'avait été qu'un homme ordinaire , ont cru pareillement qu'il n'avais pas été crucifié , mais bien un de ses disciples qui lui ressemblait . »

http://dialogue-religion.forumalgerie.net

11 Re: La crucifixion de Jésus le Lun 9 Juil - 14:29

Stitten

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Je tiens à préciser que bien avant l’avènement de l’Islam, il a y eu des écrivains qui combattirent le christianisme au cours des premiers siècles pour ne citer  entre autres que Celse et Porphyre.
  
Pour Celse, dans son ouvrage Discours véritable où il attaquait le christianisme naissant par du raisonnement et du ridicule et le considère comme une doctrine barbare, absurde, élaborée par des gens sans culture chez qui, d'ailleurs, elle recrute le gros de ses partisans affectent de mépriser les lois, les coutumes, la science.
 
Celse écrivit que : les chrétiens ont trouvé parmi les juifs un nouveau Moïse qui les a séduits mieux encore. Il passe auprès d’eux pour le fils de Dieu et il est l’auteur de leur nouvelle doctrine. On sait comment il a fini. Vivant, il n’avait rien pu faire pour lui-même ; mort, dites-vous, il ressuscita et montra les trous de ses mains. Mais qui a vu tout cela ?
 
Pour Celse, c’est la femme fanatique, qui, en croyant voir le Sauveur, a été la cause de la fondation du christianisme.
Pour  Ernest Renan, c’est :
«La passion d’une hallucinée donne au monde un Dieu ressuscité
 
D’autres ont imaginé une véritable imposture : Jésus-Christ ne serait pas mort de la crucifixion; il serait sorti vivant du tombeau, et se serait montré à ses apôtres
 
Selon Porphyre qui fut le plus redoutable adversaire que le christianisme ait trouvé durant les premiers siècles, les évangélistes sont les inventeurs, non les historiens, des choses qu'ils racontent de Jésus. Pour l'établir, il épluche les évangiles afin d'en mettre en lumière les oppositions qu'il y peut trouver: faits, circonstances, chronologie, etc.
 
Il s'en prend aux apôtres, gens rustres et pauvres hommes : surtout à Pierre qui avait tremblé devant une servante et qui, cependant, est devenu le chef  des disciples
Mais, surtout, il s'attaque à l'histoire du Christ, épluche les textes, en accentue les oppositions, critique les actions, les miracles de Jésus ; sa résignation au cours de sa Passion, son silence sous les outrages l'irritent ; il déclare inopérantes les apparitions du Ressuscité à d'humbles femmes, alors que, selon lui, elles auraient dû se produire chez Pilate, Hérode, Caïphe et même au Sénat romain.
 
Comme Celse, Porphyre reproche aux chrétiens de s'attacher à une foi irrationnelle. L'Incarnation n'a aucun sens pour lui ; la pratique du baptême administré à des adultes dont il efface les souillures lui parait immorale.
 
Il traite de cannibalisme le rite eucharistique. Il s'attaque surtout au dogme de la résurrection à cause de l'importance capitale qu'il a pour les chrétiens. Il passe au crible de sa critique la morale chrétienne, les réunions des chrétiens, leur charité.

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