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La tradition Prophétique et les bienfaits du jeûne !

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Wahrani

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«Ô vous qui croyez, le jeûne vous est prescrit tout comme il a été prescrit à ceux qui vous ont devancés, afin que vous adoptiez la piété. »Qur'an V184
 
Depuis les temps anciens, le jeûne se pratique dans les religions et les cultures de tous les humains pour qui le jeûne servait en général à des fins métaphysiques: la purification de l’âme, la pénitence, la dépuration, l’éclaircissement spirituel ou la rédemption sont le noyau du jeûne rituel ou religieux. Dans les différentes civilisations, on retrouve beaucoup de règles relatives à l’alimentation et qui prescrivent aux croyants un renoncement, limité dans le temps, aux aliments.
Dans la Grèce Antique, le jeûne était rituellement pratiqué pendant les mystères éleusiniens en honneur à Déméter, dieu de la fertilité. Nous savons que Sénèque et Cicéron renoncèrent aux aliments afin d’augmenter leurs rendements intellectuels.
Le jeûne est profondément enraciné dans le milieu judéo-chrétien. Moïse a jeûné pendant quarante jours sur le Mont Sinaï. Pendant quarante jours.
Dans le judaïsme, le jeûne s’étale sur six jours répartis tout au long de l’année. Le plus connu et important est Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon.
Jésus jeûna et pria dans le désert. Durant la période de jeûne avant Pâques, les chrétiens se rappellent la passion du Christ. Les prêtres de l’Église mettent en évidence les effets favorables du jeûne sur le corps et l’âme. C’est aussi à ce moment-là que l’être humain s’ouvre à ses semblables. La charité fait partie de la tradition chrétienne pendant le jeûne. 
 
Ce que le jeûneur aurait dépensé ce jour-là pour sa nourriture devrait être offert aux pauvres. Cependant, il est fréquent qu’une autre facette du jeûne soit la mortification du corps. De cette manière, l’homme prétend réprimer son appétit et devenir plus humble.
 
Dans l’Eglise orthodoxe, l’on observe quatre périodes de jeûne durant plusieurs semaines échelonnées sur l’année. Ce n’est que dans les dernières décennies que les chrétiens évangéliques ont redécouvert le jeûne comme expérience spirituelle volontaire.
 
Dans l’hindouisme, en plus du devoir de manger des repas sains et purs, se priver de la nourriture est aussi exigé. Dans le jaïnisme hindou, fondé au VIème siècle avant JC, l’âme doit se purifier par le jeûne et la méditation.  Le jeûne joue un rôle important dans le bouddhisme aussi. Le fondateur religieux Siddhârta utilisa le jeûne comme voie pour atteindre l’illumination et devenait ainsi le Bouddha (l’Illuminé).
 
À l’inverse du jaïnisme, le bouddhisme garde l’équilibre entre le plaisir et l’ascétisme. Des jeûnes précèdent des intronisations, des adoubements de chevalerie, des initiations tibétaines, indiennes.
 
Au Japon, dans le shintoïsme, le jeûne sert à se purifier intérieurement durant la préparation des actes de culte.
 
Les Hounza, peuple des Hunzas ou plus précisément des Hunzakuts. Parmi les supposées caractéristiques des Hunzas, une absence presque totale de maladies, une espérance de vie d’en moyenne 110 ou 120 ans et une apparence physique plus jeune. Leur régime est composé majoritairement de fruits et de légumes
-Leurs produits sont totalement naturels.
-Ils pratiquent régulièrement le jeûne.
 
L’Islam aussi connaît le jeûne religieux. Actuellement, le mois de jeûne du Ramadan (qui signifie retrouver la paix en soi-même) rappelle ce fait. C’est ainsi que le croyant démontre à Dieu son dévouement mais aussi la discipline et la conscience dans la foi. Le jeûne comme l’aumône représentent deux des cinq grands piliers de l’Islam. À ceux-ci s’ajoutent la prière, la profession de foi et le pèlerinage.
 
sawm signifie le renoncement volontaire est propre au jeûne, Sa pratique signifiait la renonciation totale ou partielle tant aux aliments qu’aux boissons le contraire serait souffrir de faim.
 
Selon les exégètes musulmans,  l’histoire et les significations du jeune ainsi que la tradition du jeûne dans la péninsule arabique est apparue à peu près 2 siècles avant l’avènement de l’Islam, très probablement durant  le règne du roi de la Mecque Kalab Ibn Morra, qui fut le premier à avoir utilisé le mot « Ramadan ».   dérivé du mot arabe « Ramadaâ » qui signifie dans la langue ancienne la grande chaleur.
 
La population tout en pratiquant le jeûne en cette période, avait désigner le mois le plus chaud de la saison par le mot «Ramadan». Le Roi de la Mecque constatant les souffrances du peuple a ordonné de s’abstenir de sortir pendant la journée et de travailler uniquement à partir du coucher du soleil. Cette décision a été suivie par les populations qui s’y sont  vite habitués, cette recommandation visait à rassurer les populations de la continuité de cette tradition sans qu’elles ressentent une rupture brutale. Ainsi le jeûne a été institué sans contrainte, ni peur dans l’optique d’éviter tout ce qui est susceptible de porter atteinte à l’organisme humain.
 
C’est ainsi que le Qur’an n’a pas employé de menaces, ni de contraintes, et n’a pas pour autant imposé des règles strictes, ni de sanctions pour les non jeûneurs. Ramadan a été ainsi conçu dans un esprit de liberté et d’adhésion volontaire et surtout de capacité comme cité dans le verset 184 de ladite sourate, notamment quand le Qur’an dit « Celui qui est malade ou en voyage, quelques jours de répit lui sont accordés et pour ceux qui n’en ont pas la capacité peuvent substituer le jeune par l’aumône…celui qui fait du bien lui sera profitable et jeûner est dans votre intérêt si vous en êtes conscients ».
 
Par conséquent il apparaît clairement que le jeûne du Ramadan est la continuité d’une vieille tradition, comme le hadj d’ailleurs (le pèlerinage) et le Qur’an n’a prévu aucune sanction pour celui qui ne l’observe pas. Même le Prophète (SAWS) n’a jamais ordonné de punir un non jeûneur. Malheureusement, des interprétations assez radicales ont fait que cette tradition commençait à être imposée de force même aux malades et aux enfants au détriment de leur santé.
 
Médecins et guérisseurs étudient le jeûne
Parallèlement au jeûne religieux, les effets du jeûne médical ont aussi fait l’objet d’études.
 
Les êtres humains et les animaux partagent la même prédisposition physiologique au jeûne. Depuis très longtemps, des médecins et guérisseurs en ont observé les capacités. Leurs expériences ont permis de formuler des théorèmes comme le démontrent les exemples suivants :
 
–Le médecin grec Hippocrate (vers 460-375 avant JC) affirmait à propos du jeûne: «Il faut être mesuré en tout, respirer de l’air pur, faire tous les jours des soins de la peau et de l’exercice physique et soigner ses petits maux par le jeûne plutôt qu’en recourant aux médicaments.»
 
–Six cents ans après, le médecin romain Claude Galien (131-201 après JC), fondateur de la pathologie sur l’humeur, prescrivait le jeûne comme thérapie afin de maintenir l’équilibre entre les humeurs et le corps.
 
-Dans son œuvre principale, le médecin et investigateur perse Avicenne (980-1038 après JC) exposait les conséquences les plus importantes du jeûne sur la santé. Il avait une méthode particulière, qui consistait à prescrire, dans de nombreux cas de maladies, trois semaines de jeûne.
 
–Hildegarde Von Bingen (1098-1179 après JC), religieuse bénédictine, naturopathe, recommandait de renoncer à la nourriture afin de traiter quarante maladies différentes comme une espèce de « panacée »[2]– Au XVIème siècle, le médecin Paracelse (1493-1541) met l’accent sur le terme d’Archaeus ou «médecin intérieur», qui dirige l’autorégulation du corps et qui est activée par le jeûne.
 
–Friedrich Hoffmann (1660-1742), médecin de famille du premier Roi de Prusse, écrivit un livre sur le jeûne, « Wie man schwere Krankheit durch Mäsigung und Fasten kurieren kann » (Comment soigner des maladies graves par la modération et le jeûne) et utilisa les cures de sérum de lait.
 
Le jeûne médical
A partir du XIX, de plus en plus de médecins et chercheurs se consacraient à étudier les effets du jeûne. La décodification de la physiologie du jeûne et le développement du jeûne traditionnel constituent la pierre angulaire de la reconnaissance de cette forme de traitement en médecine naturelle. À partir de ce moment, le jeûne est redécouvert et utilisé comme thérapie pour les maladies chroniques et la prévention de pathologies.
 
Grâce à plusieurs médecins et réformateurs sanitaires d’Europe et des États-Unis, le jeûne a connu une renaissance.
 
–Le premier jeûne expérimental de longue durée, surveillé et rigoureusement contrôlé par des commissions médicales fut entrepris par un médecin anglais, le Dr. Tanner, à New York, en 1880. A l’époque, l’enseignement officiel dans les facultés de médecine affirmait qu’il était impossible pour l’homme de s’abstenir de nourriture. En peu de jours, la mort devait fatalement arriver. Henri Tanner s’est soumis à un jeûne de quanrante-deux jours dans le Medical College de New York. Les convictions jusqu’alors bien établies au sujet du jeûne en furent ébranlées et on se mit à étudier la question de plus près. Le Dr. Tanner entreprit par la suite de nombreux jeûnes jusqu’à sa mort en 1919, à l’âge de 91 ans. Il avait l’habitude de proclamer que « la cure de jeûne était la vraie cure d’eau de Jouvence ».
 
–En Allemagne, Sebastian Kneipp (1821-1897) recommandait tout spécialement le jeûne dans le cas de maladies infectieuses aiguës.
 
–Le médecin américain Edward Hooker Dewey (1840-1904) est l’auteur du livre « Le Jeûne qui guérit-La méthode des deux repas » (The No-Breakfast Plan and the Fasting Cure), qui eut un grand écho dans toute l’Europe. Il explique : « Le cœur tire un grand profit du jeûne. Car, pendant le jeûne, il ne dépense que cinquante pourcents de son énergie. La raison en est que les cellules faibles disparaissent et leur nombre diminue : seules restent les cellules saines et fortes. Ainsi, le débit sanguin diminue progressivement, soulageant l’activité du cœur. Le passage du sang dépourvu de nutriments dans le cœur est d’un grand repos pour ce dernier. » Le docteur ajoute par la suite : « Nul n’ignore que pendant le jeûne, la circulation sanguine est purifiée des gaz, des acides et autres toxines dont l’élimination revitalise le cœur et renouvelle son énergie, ce qui lui permet de pomper le sang d’une manière plus pure et plus saine. »
 
–Herbert Shelton, disciple de Dewey, a fondé le mouvement hygiéniste « Natural Hygiene », une médecine non conventionnelle qui prône l’autoguérison, le crudivorisme, le jeûne et la naturopathie.
 
–À la fin du XIXème siècle, le médecin autrichien Franz Xaver Mayr (1875-1965) devenait célèbre. Il développa une méthode de dépuration intestinale dans laquelle il prescrivait autant le jeûne à base d’infusion qu’une diète avec du lait et du pain blanc.
–Une perte de poids : même si les effets d’une semaine de jeûne vont bien au-delà d’un simple régime, la perte de poids associée est réelle, allant de 5 à 10% du poids selon le poids de départ, plus pour les hommes et un peu moins pour les femmes. À noter qu’une personne sans surpoids ne perdra que le strict minimum qu’elle reprendra d’ailleurs à l’issue du jeûne.
–Un nettoyage en profondeur : pour éliminer les graisses superflues dues à une suralimentation, les toxines dues au stress et aux pollutions diverses.
– Une régénération : l’énergie digestive non utilisée est réorientée vers la guérison et la cicatrisation
–Une augmentation des défenses immunitaires par une activation des cellules de défense du corps
–Un déconditionnement vis-à-vis des stimulants artificiels et de certains médicaments
–Une peau neuve en nettoyant l’intérieur de notre corps le jeûne permet de retrouver une peau plus jeune et plus souple
– Une prévention vis-à-vis de nombreuses maladies et des troubles du vieillissement prématuré ou de la ménopause
–Une stimulation de tous les sens
–Une correction de l’hypertension et du cholestérol après une semaine de jeûne
–Un regain de vitalité à l’issue du jeûne, ce que font les sportifs en préparation aux compétitions (Y. Noah, C. Chabaud, …)
–Une vision plus claire de qui on est et de ce que l’on veut, le jeûne va nous aider à nous recentrer, à aller vers l’essentiel.
–Un lâcher prise face aux stress de la vie
–Un tournant qui aide à prendre des décisions dans les moments charnières de notre vie

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