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RÉFUTATION DES CHRÉTIENS par Anselm Turmeda, moine franciscain et écrivain !

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Salâh Ed-Dîn

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Extrait du Livre
 
Le Présent de l’homme lettré pour réfuter les partisans de la Croix
Anselm Turmeda, moine franciscain et écrivain Majorquin né à Palma de Majorque en 1352  convertit à l’Islam et porte le nom de ‘Abd-Allâh ibn ‘Abd-Allâh, le Drogman.
 
Chapitre III       RÉFUTATION DES CHRÉTIENS
Nous nous proposons de faire cette réfutation par le texte des Évangiles. Nous corroborerons les paroles des quatre qui ont écrit les Évangiles par le témoignage de notre Seigneur et notre bien-aimé Mohammad et par celui des prophètes précédents dont les livres se trouvent actuellement entre les mains des Chrétiens.
Sachez que Dieu vous fasse miséricorde) que ceux qui ont écrit les quatre Évangiles sont : Matthieu, Marc, Jean et Luc. Ce sont eux qui ont défiguré la religion de Jésus, par des adjonctions à la parole divine, par des retranchements ou par des changements, ainsi que Dieu nous le fait savoir dans son livre. Ces quatre, du reste, ne font pas partie des Apôtres mentionnés dans le Corân.
Matthieu
Il est le premier des Évangélistes, mais il n’a pas été en rapport avec Jésus et ne l’a vu que l’année où Jésus fut élevé au ciel. Ce fut après l’Ascension que Matthieu mit l’Évangile par écrit dans la ville d’Alexandrie. Il raconte la naissance de Jésus, les miracles qui accompagnaient sa naissance, le voyage de sa mère en Égypte, par crainte du roi Hérode  qui voulait tuer son fils Jésus. La cause de ce voyage, d’après Matthieu, est la suivante : Trois Mages, de ceux qui habitent à l’intérieur du Levant, étaient descendus à Jérusalem et dirent : Où est ce roi qui est né ces jours-ci ?
Car nous avons vu se lever dans notre pays son étoile, signe de sa naissance et nous sommes venus lui apporter des présents.
Voilà ce que dit Matthieu dans son Évangile. Or tout ce récit est faux et erroné, en voici la preuve :
La distance de Jérusalem à Bethléhem est de 5 milles. Si donc le roi Hérode avait réellement des craintes au sujet de cet enfant et voulait le rechercher, il serait allé en personne avec les Mages, ou bien il aurait envoyé quelques-uns de ses conseillers, pour faire minutieusement ces recherches.
Une autre preuve que ce récit de Matthieu est faux, c’est que ni Luc, ni Marc, ni Jean n’en disent mot dans leurs Évangiles. Or, comme Matthieu n’a pas été témoin oculaire de la naissance de Jésus, il doit avoir appris ce récit de la bouche d’un menteur qui lui a fait raconter ce qu’il raconte.

Luc.
Luc n’a jamais été en rapport avec Jésus et ne l’a jamais vu. Il ne s’est fait chrétien qu’après l’Ascension de Jésus, par l’intermédiaire de Paul, l’israélite, qui, lui non plus, n’avait connu Jésus personnellement. Bien au contraire, il fut un des plus violents ennemis des chrétiens au point de solliciter un décret des gouverneurs romains  l’autorisant à s’emparer des chrétiens, n’importe où il les rencontrerait, à les mener à Jérusalem et à les emprisonner.

Dans son livre intitulé Acte des Apôtres, le susdit Luc raconte que Paul étant en chemin avec une troupe de cavaliers, vit tout à coup une lumière, resplendissante comme le soleil, et entendit une voix qui lui dit :
Pourquoi, ô Paul, me persécutes-tu ?
(Cette histoire doit être fausse, ou doit être attribuée à une ruse du diable).
Paul dit : Qui es-tu ? Seigneur ?
Il répondit : Je suis Jésus le Messie.
Paul dit : Comment t’aurais-je persécuté, ne t’ayant jamais vu ?
Il lui dit : Persécuter mon peuple, c’est me persécuter moi-même ; cesse donc de les poursuivre, car ils sont dans la vérité, suis-les et tu trouveras le bonheur.
Paul dit : Que m’ordonnes-tu ?
Il lui répondit : Va à Damas et informe-toi là au sujet d’un homme nommé Anâniyâ, qui te dira ce que tu dois faire.
Paul s’étant rendu à Damas, y chercha cet homme ; l’ayant trouvé il lui fit connaître la parole qu’il avait entendue de la bouche de Jésus, et le pria de l’introduire dans la religion chrétienne. Anâniyâ ayant consenti, la foi de Paul ne fit que s’accroître.
Donc Paul est devenu chrétien par l’intermédiaire d’Anâniyâ et Luc par celui de Paul, dont il a pris le livre de l’Évangile.
Ni l’un ni l’autre n’ont connu personnellement Jésus. C’est vraiment un embrouillamini dans lequel se trouve la preuve de leur erreur.
 
Marc.
Il n’a pas connu Jésus. Après l’Ascension il s’est converti au Christianisme par l’intermédiaire de Pierre, l’apôtre, dont il a reçu l’Évangile dans la ville de Rome.
Dans bien des questions importantes Marc diffère considérablement des trois autres Évangélistes, comme nous le démontrerons au § 6, si Dieu le permet.
 
Jean.
Il est fils d’une tante de Jésus. Les chrétiens racontent que Jésus, assistant aux noces de Jean, y fit son premier miracle, en changeant l’eau en vin. À la vue de ce miracle, Jean abandonna sa femme, suivit la religion de Jésus et l’accompagna dans ses voyages.
Les chrétiens racontent encore que Jésus recommanda sa mère Marie à Jean, le fils de sa tante, et cela au moment où les Juifs l’entouraient pour s’assurer de sa mort.
Il lui dit : ô Jean, je vous recommande ma mère, car elle est ta mère.
Et il dit à sa mère : Je vous recommande Jean, car il est ton fils.
Or ce Jean est le quatrième de ceux qui ont écrit les quatre Évangiles, comme nous l’avons déjà dit, mais cette histoire ne se trouve absolument pas chez les trois autres. Au reste Jean a écrit un Évangile en langue grecque dans la ville d’Éphèse.
Voilà donc les quatre qui ont écrit les quatre Évangiles. Ils les ont altérés, changés et y ont mis des erreurs. Quant à l’Évangile que Jésus a apporté, il est un et unique, sans contradictions et sans divergences, tandis que pour ce qui concerne les quatre évangélistes, on remarque chez eux et entre eux des contradictions, des divergences, des oppositions et des mensonges contre Dieu Très-Haut et contre Jésus son prophète.
Tout cela est connu et patent, les chrétiens ne sauraient le nier et nous le démontrerons suffisamment.
Premier exemple de leurs erreurs :
Au premier chapitre de son Évangile Marc dit qu’il est écrit dans le livre d’Ésaïe le prophète[17], de la part de Dieu : «J’envoie mon ange devant toi, c’est-à-dire devant Jésus ».
Cette parole ne se trouve pas dans le livre d’Ésaïe, mais dans celui de Malachie[. Voilà certes une erreur colossale que d’attribuer à un prophète une parole qui ne se trouve pas dans son livre.
Second exemple. Au chapitre XIII de son Évangile Matthieu met dans la bouche de Jésus cette parole : « Après ma mort, mon corps sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits, comme Jonas est resté dans le ventre du poisson ».

Cette parole est évidemment erronée et en voici la preuve :Matthieu, en cela d’accord avec les trois autres évangélistes, déclare que (selon leur opinion) Jésus est mort la sixième heure du vendredi, a été enterré la première heure du jour, le samedi, et est ressuscité d’entre les morts le matin du dimanche.

Il ne serait donc resté dans le sein de la terre (toujours selon leur opinion) qu’un seul jour et deux nuits, ce qui est en opposition avec la déclaration de Matthieu que Jésus aurait dit qu’il y resterait trois jours et trois nuits, comme Jonas est resté dans le ventre du poisson.
De cet exemple on peut conclure aux autres erreurs de Matthieu et il est permis d’en déduire que Jésus n’a pas dit de lui-même et que Dieu non plus n’a dit à l’égard de Jésus dans l’Évangile qu’il serait tué et resterait enseveli ni un jour et deux nuits, ni trois jours et trois nuits.
Au contraire, il nous est permis d’admettre comme vraie la parole de Dieu dans son précieux livre (le Corân) : « ils ne l’ont pas tué ni crucifié, mais Dieu l’a élevé auprès de lui ».
Troisième exemple. Marc raconte que notre Seigneur, le Messie, après sa résurrection d’entre les morts, s’entretint avec les Apôtres et monta au ciel, ce même jour, ce qui est en opposition avec la narration de Luc dans son livre des Actes. En effet, selon ce dernier, Jésus ne serait monté au ciel que quarante jours après sa résurrection d’entre les morts.
Ces exemples suffisent pour juger du reste.
Non, Jésus n’a pas été tué, on ne l’a pas enseveli dans un tombeau, il n’en est donc pas sorti ni après un jour, ni après quarante jours.

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