«Je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis, mais je me battrai pour que tu puisses le dire».

Voltaire


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L’ORIENTALISME : THESE ANTITHESE ET HYPOTHESE

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Wahrani

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L'islam est-il une imitation des deux religions qui l'ont précédé ?
 
Le débat sur l’authenticité de l’islam ne sera jamais clos. C’est impossible tout simplement parce que l’islam sera toujours considéré faux par ceux qui ne veulent y croire et aussi et surtout par ceux qui ne veulent pas croire en l’existence d’un Dieu pourvoyeur en esprit de vérité dans une nouvelle révélation divine.
Je suis un musulman lambda et sans prétention intellectuelle et pourtant les critiques chrétiennes  m’ont toujours semblé simplistes et purement impliqués. Corrompus par le raisonnement par absurde.  Ces auteurs s’attaquent de manière indue et avec un acharnement suspect à l’Islam. Des personnes qui sont venues à l’étude de l’Islam sans aucune expérience de l’étude historique de la Bible Hébraïque ou de la chrétienté des débuts, mais avec une vue polémique sans pour autant s'appuyer sur une connaissance précise de la théologie musulmane.
La rivalité religieuse occupe une base capitale dans leurs  travaux. Nul besoin, toutefois, d’être un politique de la première heure pour imaginer les desseins des tenants de ces superbes études.. Leur première option demeure bien évidemment l’apologie de la haine et la division. Telle est la conception des choses de ces manipulateurs qui se sont octroyé les titres de donneurs de leçons
L’apport sur lequel ils s’accordent, porte sur le consensus de l'importance du rôle joué par les orientalistes dans la manipulation et la diabolisation conjointe de l'Islam. Cette expression de dévalorisation opérée par les orientalistes n’était qu’un moyen de dissuasion pour illustrer l'effet négatif de l'Islam dont la rationalité risquait de compromettre l’existence et l’ébranlement de l’église.
Les orientalistes en personnes animés par des désirs et des ambitions. restent bien conscients de la portée de leur mission et que leurs écrits ne sont pas anodins puisqu'ils participent à une grande transformation dans les mentalités dans les sociétés.
Dans un contexte de lutte contre l’islam. Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, charge Robert de Ketton de traduire le Coran en latin. Cette première traduction, qui date de 1142-1143, est en réalité une paraphrase tendancieuse, le texte n’étant qu’un des moyens visant à réfuter l’islam.
«Il faut dire qui fut Mohamed et ce qu'il enseigna, en sorte que ceux qui liront [le Coran] sachent combien sa vie et ses enseignements furent détestables» écrira Pierre le Vénérable, auteur  du traité Contra sectam Sarracenorum (Contre la secte des Sarrazins).
L'exemple de l'abbé de Cluny, Pierre le Vénérable illustre bien le rôle d'un acteur d’ Orientaliste d'avant-garde qui invite les musulmans à la raison uniquement pour les convaincre de la vérité chrétienne dans son traité mentionné.
Mais il n’hésite pas à proposer afin de les convaincre à l’utilisation à la fois l'autorité et la raison :
« S’ils veulent rester chrétiens, qu'ils soient contraints à cesser (leur hérésie] par l'autorité; s'ils veulent rester humains, qu'ils y soient contraints par la raison »
Une terrible haine le pousse à considérer celui qui nie la raison chrétienne, de ne pas être rationnel, tout en désavouant à cet adversaire religieux le statut d'être humain
Faut-il y voir l’inimité que portent certains orientalistes à l’Islam ?
Selon Ghazali, oui, car l’orientalisme comporte plusieurs étapes. Au départ, l’orientalisme fut mauvais car il dépendait des gouvernements colonialistes, il reflétait les préjugés hérités des Croisades et il était mù par des motifs d’ordre religieux qui n’avaient aucun rapport avec la recherche scientifique  désintéressée.   
Pour notre Cheikh Ghazali l’orientalisme présente quelques aspects positifs et beaucoup d’aspects négatifs.
Nous étudions les savants orientalistes à la lumière de la raison impartiale qui reste l’arbitre en entre eux et nous. On ne peut dire en aucune manière qu’ils se sont voués à la science pour elle-même et ils ne se sont pas départis des préventions héritées de leur milieu depuis le début de l’orientalisme et ils sont restés hostiles à l’Islam.
Quant à Ibn Khaldoun pense qu'il faut se méfier du raisonnement par similitude (taqlid) car ceci pourrait induire le chercheur en erreur : Il est dans le caractère de l'homme de se servir du raisonnement par similitude. Ce procédé n'est pas parfait. Joint à l'étourderie et à la négligence, il peut détourner le chercheur de l'objet de ses travaux.
Il arrive souvent qu'un bon connaisseur de l'histoire ancienne ne tienne aucun compte des changements intervenus depuis lors. Il applique sans hésiter ce qu'il sait du temps présent et apprécie l'histoire à la lumière du témoignage de ses yeux. Mais la différence est trop grande et il commet de graves erreurs (Muq., 44).
Enfin pour citer en plus Guenon qui affirme que le monde musulman est l'axe et l'Occident n’est qu'une ligne qui a voulu s'en détacher. Il ajoute que le travail des orientalistes manque de scientificité et d'objectivité selon trois axes qu'il définit par  
                    « La Mentalité occidentale »,
                    « Le préjugé classique »  
                    « La myopie intellectuelle ».
Il confirme toutefois l'impact négatif des différences culturelles et le rôle de l'institution politique à restreindre les études orientales entre les mains des orientalistes tout en excluant les spécialistes de cette mission.
Il reproche leur acharnement et leur obstination à ne connaître que leur interprétation sans se soucier de l'incidence de telles invectives culturelles et sociales sur une quelconque société
Le fait que Guenon doute des méthodes et des résultats des études produites par les orientalistes signifie que des conséquences négatives vont être générées pendant des générations,
Pourquoi l'orientaliste se serait-il engagé à démoniser le Qur’ân  et à lui refuser toute substance divine par le jeu de diverses machinations de menteries, de modifications de sens, d'analyses de textes hors contextes, etc. ?
D’autres y travaillent, et ce depuis la vie même du Prophète Mohammed (SAWS), ils ne sont rien à côté des grands adversaires de DIEU, du Qur’ân et du Prophète, toutes leurs études tombent comme un fétus de paille, les raisons qu’ils avancent sont faux…
N’a- t- on pas entendu dire que :
Ce n’est surtout pas un livre qu’ils nous disent.
Allah n’a jamais donné de livre à Muhammad (SAWS) . Muhammad (SAWS) n’a jamais eu le Coran entre les mains.
Muhammad (SAWS) n’a même jamais vu le Coran de son vivant. Et personne n’étudiait de livre du vivant du prophète puisqu’on nous dit qu’il n’y avait pas encore de livre.
Extraordinaire n’est ce pas ?
Evidemment, avec un ton savant ou avec un air très pieux ’autres nous disent que Muhammad aurait copié sur la bible sans qu’il ait une copie de sa copie avant qu’Uthman ne compile les copies des copies.
De plus, Allah, s’il avait voulu céder à la facilité, aurait pu choisir l’aajami puisque notre “OUMMI” de prophète a fait des études dans ce type de langues.
Et Nous savons parfaitement qu’ils disent : «Ce n’est qu’un être humain qui lui enseigne (le Coran)». Or, la langue de celui auquel ils font allusion est AAJAMI, et celle-ci est une langue arabe clarifiante. Qur’ân 16-103.
Un petit rappel, de nombreux récits de l'époque du Prophète racontent énormément d'occasions où des Arabes, ennemis acharnés du prophète Mohammed (SAWS) et de son message, restaient sans voix après avoir entendu une simple récitation du Qur’ân, charmés par son éloquence et par la cadence de ses versets. .
Les contemporains les plus éminents du Prophète ne purent y trouver, malgré leur profonde connaissance de la langue arabe et leur hostilité aiguë contre l'islam, rien à relever, rien à blâmer. On ne peut plus devant un tel miracle que nous prosterner devant la grandeur divine.
En 638, lorsque les musulmans entrèrent en Palestine, ce fut comme l’écrit al Balâdhurî (historien musulman du IXe siècle) «une conquête facile». Ils y trouvèrent leurs semblables, des Arabes chrétiens, des sémites qui avaient la même origine ethnique et appartenaient au même groupe linguistique.
La contrée avait déjà connu plusieurs vagues successives de migrations de populations arabes venant de la péninsule. Cependant, à cette date ce n’était pas les Arabes qui arrivaient, mais c’était l’Islam.
La prise de Jérusalem par le calife U’mar en personne ne représentait pas une simple victoire des conquérants arabes parmi tant d’autres mais Il s’agissait bien là d’une confrontation entre deux mondes, l’un ancien et l’autre naissant qui s’affirmait comme l’héritier du premier
C’est à partir de cette confrontation que va s’installer chez les chrétiens l’hostilité avec une vision apocalyptique en  constituant  ainsi un discours de réfutation de l'islam.
C’est le patriarche Sophrone qui va lancer le départ de ce discours :
"Corrigeons-nous, brillons de repentir, laissons-nous purifier par la conversion, refrénons nos actes qui sont haïssables à Dieu. Si nous nous contraignions, en amis et aimés de Dieu, nous ririons de la chute de nos adversaires sarrasins, nous verrions leur mort proche et leur destruction finale."
Le même patriarche verra dans les années suivantes les musulmans édifier la mosquée du Rocher sur l'emplacement de l'ancien temple et constatera avec amertume "qu'ils se vantent de soumettre la terre entière".
Dans la Lettre synodale  envoyée en 634 à Maxime le Confesseur, il lance les mêmes jérémiades :
"Peut-on imaginer pire que les maux qui accablent aujourd'hui le monde civilisé ?
Voir une nation barbare du désert envahir un autre pays comme s'il était le sien, voir notre civilisation dévastée par des bêtes sauvages et indomptées qui ont simplement forme humaine."
Mais l'occupation musulmane dure, la société s'arabise. Les conversions à la nouvelle religion se font en masse,  par fascination du prestige du vainqueur.
Après avoir souhaité vainement la chute prochaine de l'islam, pour rire,  il forge un discours d’espérance: 
Les musulmans triomphent parce que leur prophète, après les avoir pratiqués lui-même, leur permet tous les vices, notamment sexuels, mais les chrétiens gagneront le ciel s'ils restent fidèles. Le martyre de quelques-uns d'entre eux en est le gage.
De telles paroles prononcées par un musulman, auraient pour lecture l’aspect de fanatisme et égarement sans fin, mais sortant d’une bouche d’un patriarche, cela ne serait qu’une simple démonstration de l’amour pour les ennemis.
Comme  c’est facile d’être un grand humaniste !
Au 7ème siècle; la continuation de ce discours de réfutation est repris par son Jean Damascène, théologien chrétien, père de l'Église, d’origine arabe son nom est Mansour ibn Sarjoun Al-taghloubi. Il se lança dans une controverse acharnée sur l'islam, En classant d’emblée l’islam comme hérésie, et non comme autre religion, met le doigt sur l’ambiguïté de son identité ethniques (origine arabe), avec une vue polémique sans pour autant s'appuyer sur une connaissance précise de la théologie musulmane.   
l y a également chez les Ismaélites [ou Saracènes] une superstition trompeuse qui est toujours agissante, et qui sert de précurseur à l’Antéchrist. (...) Ecrit-il dans son classement Des Hérésies,
Dans son écrit, en question Jean Damascène rapporte un soi disant dialogue avec les musulmans, seulement en homme d’église amoureux de la vérité, notre illustre docteur d’église nous a privé des réponses de ses interlocuteurs !
Il est aussi plus connu pour être le défenseur de l’icône de La Mère de Dieu aux trois mains (ou Tricherousa).  Par ailleurs il est dit que Jean  a été condamné à avoir la main droite tranchée récupéra la main coupée qui lui appartenait et se retira dans son oratoire pour s'adresser à la suite de sa prière insistante auprès de la vierge Marie, devant une icône de celle-ci, il eut la main recollée :  
La Vierge lui apparut pendant son sommeil et lui dit : 
«Tu es maintenant guéri, compose des hymnes, écris mes louanges, accomplis ainsi ta promesse » 
À cause de son engagement pour les icônes, il fut frappé d'anathème à titre posthume en 754 par le concile iconoclaste de Hiéreia,  
Cette  autre controverse a été reprise  au XIIe siècle avec Pierre le Vénérable en se penchant sur l'étude du patrimoine religieux, sa traduction et sa réfutation dans un contexte de rivalité religieuse Il fut le premier esprit arrogant à se croire un geyser de vérités. Une sorte d’icône du véritable prophète et une source inépuisable pour les adversaires déclarés de l’islam qui se contentent de  le citer  dans ce qu’il  a dit comme atrocités sur l’Islam
 
Dans son traité Contra sectam sive haeresim Saracenorum (Contre la secte des Sarrasins). Il tente de  mettre en garde les savants qui seraient tentés de se laisser séduire par la science et la philosophie des arabes, et ils étaient nombreux, parmi eux Adélard de Bath, lui réserve en affront cette  réponse :
"« Les maîtres arabes m'ont appris une chose, c'est à me laisser guider par la raison, tandis que toi tu es ébloui par l'apparence de l'autorité et guidé par d'autres brides (qui ne sont pas celle de la raison). Car, en réalité, à quoi sert l'autorité si ce n'est de bride ? »
Cette bienveillance pour la "raison arabe" plutôt que "l'autorité latine" pouvait conduire certains à l'apostasie.
Quand Pierre le Vénérable réalise qu'il pourrait combattre les musulmans non par les armes, mais par la raison. Une entreprise de traduction du Coran fut construite pour mieux le réfuter et à se dresser contre les musulmans.    
En affirmant dans son traité que : Je les ai persuadés à force de prières et d’argent de traduire d’arabe en latin l’histoire et la doctrine de ce malheureux et sa loi même qu’on appelle Qur’ân. Et pour que la fidélité de la traduction soit entière et qu’aucune erreur ne vienne fausser la plénitude de notre compréhension, aux traducteurs chrétiens j’en ai adjoint un Sarrasin. Voici les noms des chrétiens : Robert de Chester, Hermann le Dalmate, Pierre de Tolède; le Sarrasin s’appelait Mohammed
Cette  nouvelle approche qui se résume par l'emploi de la "résistance intellectuelle symbole de la campagne orientaliste qui se poursuit jusqu'à nos jours en utilisant des outils différents adaptés aux nouvelles situations à l'image des méthodes et moyens utilisés auparavant par les musulmans.
La stratégie repose sur l'idée du dénigrement du Qur’ân et de la personnalité de «Mohamed» qui est présenté toujours comme le faux prophète avec le jugement que son livre est plein d'imposture.
Malgré les maladresses, malentendus et autres erreurs de traduction, l'ouvrage devint la principale source représentative du Qur’ân en Occident, au point que  d'autres traductions furent effectuées sur la base de cette traduction latine.
Il m’a paru essentielle de citer l’auteur N. Daniel dans son livre Islam et Occident, pour avoir affirmer que Robert de Chester (l'Anglais Robert de Ketton ne sont qu'une seule et même personne) n’a pas pu traduit correctement le mot arabe « musulman » (muslimún) ou, même, de ne pas l'avoir traduit du tout
Le résultat est que sa traduction tend à obscurcir les passages du Qur’ân définissant l'Islam.
Par exemple, la phrase «Certes, la religion acceptée d’Allah, c’est l’Islam» (Sourate 3.19) est omise ; ou, encore un peu plus loin,
 
«Abraham n'était ni juif ni chrétien, mais il était monothéiste musulman. Et il n'était pas polythéiste" (Qur’ân 3/65-67).» est rendu par « Il n'était certainement ni juif ni chrétien, mais un homme de Dieu loyal, et il n'a pas vécu en incroyant ».
Robert de Chester semble ne pas comprendre, et ne permet donc pas de comprendre, que l'Islam affirme être la même religion que celle d'Abraham (et de tous les prophètes jusqu'à Mohamed, le Christ y compris).  On peut comprendre, ou tout au moins chercher à comprendre, pourquoi Robert de Chester a préféré l'éluder.
On reconnaît encore en Ricoldo da Monte Croce  l'apologiste du christianisme, s'exerçant à réfuter les affirmations de l'Islam, comme il le fera plus tard dans son Contra Legem Sarracenorum qui nourrit pendant des siècles la polémique chrétienne contre l'islam, il souligne par exemple que le Qur’ân se contredit en disant qu'Abraham est un Sarrasin (ou un Ismaélite) alors qu'il affirme par ailleurs que Mohamed est le premier d'entre eux.
N. Daniel considère cet argument comme « mesquin et pédant ».
Mais comment un chrétien, qui revendique aussi l'héritage d'Abraham, pouvait-il accepter qu'un autre se l'attribue en lui donnant le nom qui désigne sa propre religion ?
Comment le mot de « Sarrasin » pouvait-il désigner Abraham ?
D'ailleurs, permet-il vraiment de traduire ce que signifie « musulman » ?
Un autre traducteur orientaliste nous démontre  une fois de plus que le travail orientaliste servait l’aspect religieux  beaucoup plus que le simple savoir ou la connaissance de  l'adversaire, de son patrimoine ou de sa religion.
André Du Ryer, Sieur de la Garde Malezair (fin du XVIe s.-1672) n'est en effet nullement un théologien ni même, à l'instar des orientalistes érudits de son temps, un hébraïsant dont 1'intérêt pour les langues orientales trouve son origine dans l’étude de la Bible.
À partir de la fin des années 1630, il effectue en grande partie sa traduction du texte fondateur de 1'islam. L’auteur du livre Les premières traductions françaises du Coran, (XVI Ie-XIXe siècles)  Larzul Sylvette constate qu'il est le pionnier à présenter entre les mains des Européens une version du Coran en langue française tout en appuyant l'hérésie de l'Islam tel que préconisé par 1'église catholique. «Ainsi il achève son épître en plaçant son travail sur le plan de la défense du christianisme:
Du Ryer conteste même la dimension de tolérance en Islam dont le sens est explicitement contenu dans certains versets coraniques:
«Nulle contrainte en religion.» (Qur’ân 2:256) est traduite à l'opposé par «la loi ne doit pas être abjurée»
On voit que même les lacunes linguistiques sont négativement interprétées et instrumentalisées en concordance avec l'objectif de la réfutation du coran.
«On observe parallèlement chez le traducteur une volonté de faire du Qur’ân un texte fermé, en gommant les allusions au statut ambigu de certains versets: ainsi le principe de 1'abrogation de certaines révélations est occulté par le traducteur du XVIIe siècle. 
Cependant dans le contexte politico-religieux de l’époque, une telle publication restait indissociable d’une condamnation absolue de l’islam par son auteur». Fait remarquer l’auteur Larzul Sylvette.
Le  traducteur orientaliste  Kazimirski est reconnu par les instances religieuses et politiques de son temps contrairement à la traduction de Galland faute de son impartialité. L'érudition ainsi présentée ne dénote pas d'un acte de savoir du patrimoine de l'autre, mais plutôt par l'exposition de force et l’exploitation d'idées pour influencer la société.
L'objectif n’étant pas toujours de connaître comment pense l'autre ou être fidèle le plus possible aux textes traduits pour laisser le libre choix au lecteur de juger,   Kazimirski poursuit le même cheminement de ceux qui     l’ont précédé et renforce l'idée d’une certaine collaboration entre les instances religieuses et politiques chrétiennes. .
Kazimirski critique le travail des autres traducteurs dans sa préface dans 1'édition de 1841 et dévoile les imperfections des autres traductions qui peuvent nuire à la compréhension du texte :
En examinant la traduction de Savary, je m'étais aperçu qu’elle était faite évidemment sur la version latine de Maracci, et qu'indépendamment de nombreuses erreurs, elle avait l'inconvénient de ne pas assez accuser la physionomie de l'original, de déguiser souvent, en vue de l'élégance de la phrase, le vague et l'obscurité du texte arabe, ce qui ôtait en grande partie au lecteur la faculté d’apprécier la nature et le caractère du code sacré des Mahométans. Aussi au lieu de revoir simplement la traduction de Savary, j’avais entrepris une traduction tout à fait nouvelle sur le texte arabe, m’aidant toutefois des travaux de Maracci et du traducteur anglais Sale, et des secours répandus dans les notes de ces deux traductions. 266 265 Op. cit. 266 Ibid. 150
Le défaut qui se répète avec la grande majorité des traducteurs, celui d’afficher leurs propres convictions religieuses ainsi que leur réfutation du Coran : Toutefois, l'auteur tient à manifester sa propre conviction religieuse   il exprime le point de vue d'un chrétien qui place sa religion au-dessus de l'islam et refuse au Qur’ân le statut de Révélation:
Un stratagème qui rappelle le même effet aujourd'hui de l'orientalisme qui entretient le monde arabe entre l'image de barbarie, la violence, de fantasme et la soif de sang.  
Ludovico Marracci, confesseur du pape Innocent XI, rédigea une deuxième traduction du Qur’ân en latin en 1698.  Le prélude contenait un essai en introduction intitulée "Prodomus ad refutationem Alcoranin".
Celle-ci était en fait un ensemble de commentaires sélectionnés de manière à présenter intentionnellement une image négative du Qur’ân. Marracci déclara lui-même qu’il visait ainsi à discréditer l’islam. Sa réfutation reste imprégnée de l'esprit de controverse que semblent justifier les périls de l'époque.
Sa traduction devint une source importante pour deux autres fameuses traductions, c’est-à-dire celle de Savory en français et celle de Nerreter en allemand.  
Quant aux traductions anglaises, on vient de le signaler, la première fut en effet celle d’Alexander Ross, aumônier du roi Charles Ier, qui traduisit le Qur’ân en 1649 d’après la version française de Ryer.
Un siècle plus tard, plus précisément en 1734, la première traduction directe de l’arabe vers l’anglais fut effectuée par George Sale, ce qui ne l’empêcha pourtant pas d’y faire apparaître son positionnement religieux.
Plus tard deux ecclésiastiques John Rodwell et E. H. Palmer entreprirent successivement en 1861 et en 1880 la traduction anglaise du Qur’ân avec la seule différence qu’ils y relevèrent un nombre important d’erreurs de traduction et d’interprétations erronées. 
Comme on voit, ces hommes religieux semblent avoir eu pour seul but de souligner le caractère dangereux de islam   et de maintenir la défense  du monde chrétien
La Révélation islamique considérée comme un phénomène très important est attaquée dans son fondement la prophétie de Mohamed est qualifiée de possession démoniaque, le Coran est jugé incompatible avec les écritures par sa Qur’ân forme son style son contenu les institutions islamiques sont critiquées pour leur indulgence en matière morale et sexuelle  L’évolution de ces opinions erronées sur islam décèle notamment la permanence des réactions de peur en Occident face cette religion jugée violente et intolérante.  
Les préjugés sur l'Islam et les musulmans qui étaient dévoilés avec les travaux des orientalistes du Moyen Âge se poursuivent de nos jours d'une façon permanente avec des concepts différents, mais toujours avec l’application du principe de l'érudition qui reste le moyen le plus influant sur les sociétés.
L’orientalistes dans le domaine des écrits religieux ont accordés une intention particulière au Qur’ân, son historicité, des interprétations ont été faits dans le but de le prétexter son origine et surtout contester son aspect divin et de chercher des erreurs pour convaincre de 1'hérésie et de la fausseté de cette religion.
Certains pensaient trouver dans le Qur’ân des erreurs grammaticales et linguistiques après 1400 ans. Or, aucun arabe idolâtre de l’époque n’avait repéré d’erreurs dans le Qur’ân, et la grammaire arabe classique a été fixée à partir du Qur’ân lui-même
Cette infidèle érudition montre que le travail des orientalistes était guidé par le rapport de forces du pouvoir politico-religieux et par l’approbation de la Sainte Eglise.
En bref islam est présenté comme une hérésie une religion schismatique et conquérante cherchant à s’imposer par la violence
L’auteur John Tolan dans son Cahiers de civilisation médiévale,  statue l'hostilité religieuse dans un cadre de défense face à la menace de la supériorité militaire, sociale et intellectuelle de l'Islam. La seule manière de sauvegarder le christianisme est de présenter l'islam comme une religion violente et charnelle, une religion de ce monde ; certes, les chrétiens ont peu de succès ici-bas, mais ils seront récompensés dans l'au-delà.
Selon Edward Said, l'orientalisme est un outil qui a permis aux occidentaux de s'attribuer des valeurs positives et d'attribuer à l'orient des valeurs négatives. De ce fait, c'est devenu un outil qui a rendu légitime la domination de l'occident sur l'orient.
Aujourd’hui que dire de ce nouvel épisode qui ce caractérise par l’usage de l’arme du l’orientalisme de l’Occident, pour lancer toute une armada de prêtres pseudo spécialistes ou de prêtres véreux ayant le but de dissimulation, autre que celui d’enseigner la vérité plus objectivement mais ils restent plus crédible  pour frapper l’Islam et saper ses bases. Après l’échec connu par le colonialisme militaire pour effacer toute trace d’Islam, l’Occident adopte aujourd’hui la technique de l’invasion intellectuelle avec les nouvelles technologies de communication  ainsi que les grands Médias lourds.. 
Qu'est-ce qui donne, à ces missionnaires, autorité pour parler sur l'Islam ?
La peur d d’avoir compris que l’Islam est le summum de la révélation qui abolit tout ce qui est antérieure.
Ainsi nous avons vu que ces orientalistes sont en fait des armures d’une assez vieille mentalité de outrage visant à dénaturer les dogmes islamiques et semer le doute dans l’esprit des musulmans, complot perceptible à la fois comme un prolongement des Croisades, par la défense de l’église chrétienne afin ériger son message belliqueux fondée sur un mélange de peur, d’hostilité et de fanatisme, en se créant un ennemi à sa mesure l’Islam et comme une tentative d’empêcher une expansion islamique, censée menacer l’Occident ondée sur un mélange de peur, d’hostilité et de fanatisme.
Un bon nombre d’orientalistes, pour critiquer le Qur’ân, se basent sur un (ou plusieurs) essai de traduction du Qur’ân, et non pas sur le Qur’ân en langue arabe, ce qui montre le manque de rigueur et de science des personnes concernées. Ils reprochent ensuite au Qur’ân de citer des récits anciens, alors que c’est normal, puisque le Qur’ân est un rappel des vérités antérieures, tout en les épurant des altérations humaines
De leur côté, les critiques musulmans modernes, parfaitement formés à la culture scientifique occidentale, n’ont pas un accès direct aux oeuvres originales des orientalistes pour être en mesure de les combattre à armes égales Mais les orientalistes préfèrent faire usage de la critique radical qui permet le rejet des sources musulmanes
Le problème posé par cette démarche, c’est la multiplicité des théories qui aboutirait à une conclusion définitive sur l’origine de l’Islam, ce qui est non seulement grotesque mais aussi une chose totalement indéfinissable. Ce qui est fort fâcheux pour ce groupuscule d’intellectuels.
Mais les chercheurs ne se préoccupent pas de cet aspect à partir du moment qu’ils sont convaincus d’avance que le Qur’ân est forcément une œuvre humaine écrite par une ou plusieurs personnes,  l’essentiel pour la plupart d’entre eux c’est de publier pour satisfaire des besoins académiques (et parfois personnels).
En fait ces chercheurs me paraissent être de véritables imposteurs qu’il est utile de dénoncer textuellement à cause du malheur et de la confusion qu’ils rajoutent opposant évidemment un monde chrétien à un Islam de la raison jugé superstitieux et obscurantiste à leurs yeux. Ce qui est gênant surtout, c’est ces chercheurs de cette haute autorité morale puissent mentir, de nouvelles preuves d’amour chrétien de son prochain.
Dans les dernières décennies, les orientalistes ont avancé bon nombre de théories.
Des  allégations au sujet de La Mecque
Muhammad existe certainement, mais il n'a pas vraiment vivre à La Mecque? 
Il a peut-être vécu en Syrie ou en Palestine?
Et le Qur’ân est également à l'origine là ?
Il est dit qu’il n’y a aucune preuve de l’existence de la Mecque avant le prophète Mohammed.
C’est décidé maintenant par les penseurs chrétiens, La Mecque est en Syrie ? 
Le fait que le Qur’ân  confirme « Maccah » (Coran 48:24.25) à proximité de la mosquée sacrée et des lieux de pèlerinage (Coran 48:25-27) ne suffit-il pas pour les détracteurs ?
L’historien grec Diodorus Siculus (60-30 av. J-C), qui a, entre beaucoup d’autres endroits, écrit au sujet des régions isolées de l’Arabie, a mentionné « qu’un temple y a été établi, qui est très sacré, et particulièrement révéré par tous les arabes »
La référence historique de Diodorus Siculus est importante car elle confirme plusieurs décennies avant le début de l’ère chrétienne qu’il y avait bien un temple
Mais on voit que nos orientalistes n’on pas assimiler cette source, car l’historien Diodorus Siculus devrait mentionner la Mecque.
A ce jeu là, c’est la tortue géante qui porte la terre sur son dos qui gagne.
Il est dit une fois de plus que le Qur’ân décrivait les adversaires polythéistes du Prophète et les habitants de la Mecque comme des pêcheurs et des agriculteurs de maïs, raisins olive et les palmiers dattier ?
Et La Mecque était totalement inadapté pour ces types d'agriculture
A la lecture de la  Sourate 6, verset 99
(…..) Nous produisîmes des grains, superposés les uns sur les autres; et du palmier, de sa spathe, des régimes de dattes qui se tendent. Et aussi les jardins de raisins, l’olive et la grenade, semblables ou différents les uns des autres. Regardez leurs fruits au moment de leur production et de leur mûrissement. Voilà bien là des signes pour ceux qui ont la foi.
Ainsi que le Sourate 5  Verset 96
Il vous est permis de pêcher en mer et de vous nourrir du produit de votre pêche, que vous soyez à demeure ou en voyage (…..).
L’orientaliste a fait la déduction que les adversaires polythéistes du Prophète ne pouvaient être les agriculteurs de maïs, raisins, olives et les palmiers dattiers  et surtout que la région de la Mecque était totalement inadaptée pour ces types d'agriculture.
Le verset en question parle-t-il de la Mecque ?
Certainement pas ?
Le Qur’ân cite les bienfaits d’Allah pour faire pousser toute une diversité de plantes. Quant aux produits de le Mer, le coran illicite sa consommation, pour tout Musulman,  c’est à dire qu’on réside sur le littoral ou qu’on soit voyageur, tout ce qu’on pêche est licite
Notre orientaliste à mon avis fait une lecture beaucoup trop littéralement
En outre si les adversaires du Prophète, se sentaient concernés par le verset en question, ils savent avec certitude qu’ils ne sont pas des agriculteurs et que la région de la Mecque ne se prête pas à ce genre d’activité agricole. Bien entendu, ils auront réagi durement pour démentir le prophète.
Ainsi, l’orientaliste fait des interprétations sans aucune cohérence ni fiabilité.
Comme c’est facile d’être un grand penseur.
Une autre thèse,
Les musulmans, c’est un coup les hagareens !
On nous dit  tout bonnement que l’Islam est un dérivé du ‘Hagarisme’ en référence à Hagar femme d'Abraham et mère d'Ismaël.
La première de l'impression qu’on veut faire apparaître à travers le mot «Hagarisme 'est:
Descendants d'esclaves sauvage, aveugle et espiègle" Ainsi, On laisse croire que les musulmans ne sont pas des descendants d'un noble.
Il est dit en d'autres termes que  Agar  a été nommé en tant que maîtresse de transmettre un descendant d'Abraham, de qui plus tard est né Ismail, dont les descendants seraient des hagaréniens. Un sens péjoratif semble avoir été attaché à ce terme
Avec une  grande tournée des hypothèses, on veut sans façon faire croire que les musulmans ne sont pas des descendants d'un noble. Le but est simplement de discréditer les musulmans.
Je n’ai pas à prendre un ton scientifique en lisant cette hypothèse, pour la trouver trop rébarbative !
Quelle meilleure preuve de penser que d’arriver à des conclusions autres que celles de ceux qui ne pensent pas ?
Franchement, si un tel raisonnement était valable, un seul prophète aurait suffi.
On aurait qu’à suivre ceux qui suivent ceux qui suivent ….qui suivent le premier prophète.
Selon les différentes sources chrétiennes se rapportant à cette secte, et dont la confusion n'a d'égale que la motivation de leurs auteurs à jeter le discrédit sur l'islam, les hagaréniens, à différentes étapes de l'histoire, vont être assimilés aux Ebionites,.
Mohamed al Shahrastani l’historien musulman du xiie siècle mentionne des juifs vivant àproximite de Médine et Hidjaz qui acceptent Jésus comme prophète et suivent les traditions du judaïsme, rejetant les vues chrétiennes orthodoxes.
Il est possible que les chrétiens avec lesquels le prophète Mohamed et ses compagnons ont été en contact au vie siècle dans le nord de l'Arabie aient appartenu au mouvement ébionite.
Si c'est le cas,  il est envisageable de penser à une influence directe entre le judéo christianisme ébionite et l'Islam des commencements. » 
Cette hypothèse fait penser à certains critiques que l'ébionisme semble avoir été un mouvement religieux important. Si c'est le cas,  il est concevable de penser   pourquoi ce mouvement compte tenu de son importance, comme supposée n’a pu avoir une quelconque influence sur les arabes idolâtres de Médine et de la Mecque avant l’Arrivée de l’Islam ?
Pour nos amis chrétiens, il y a toujours l’hypothèse d’une influence quelconque sur l’Islam, et il n’est pas donc probable  d’une influence de l’Islam sur cette secte et pourtant tout laisse croire que ces différents chrétiens et juifs sont devenus des Musulmans  dés les premières heures de l’Islam.
Donc pourquoi se sont-ils convertir aussitôt s’ils étaient assez confortés dans leur croyance avec la foi profonde en leur religion d'origine . C’est absurde tout de même
Toujours en matière d’influence sur l’Islam, si le  prophète  Mohamed (SAWS) avait eu des contacts avec des bouddhistes,  nous aurions un grand malin, nous balancé que l’Islam aurai une origine bouddhiste !!!!!!  Heureusement ce n’est pas la  cas,
Une fois de plus  nous sommes  devant une thèse d'une absurdité telle, qu'elle va elle-même nous servir d'antithèse. Parce qu'il ne s'agit plus d'étudier les arguments qui la composent d'une manière critique mais d'essayer de trouver ce qui motive des intellectuels à sombrer ainsi dans le ridicule.
 
Les Nazaréens ou Nazanériens ou Naçarâ, qui sont-ils ?
Alors quel rapport peut il y avoir entre les Nazaréens et l'islam pour que les orientalistes aient pu conclure que les premiers musulmans étaient des anciens nazaréens, qui descendent des hagaréniens, qui tout en se réclamant chrétiens observaient des coutumes exclusivement juives?
Les orientalistes ne donnent pratiquement aucun argument, sauf quelques petites suppositions, pour   conclure que l'islam, dans sa version originale, était un ensemble de traditions juives nazaréens, un groupe d'hérétiques par lesquels on a tenté d'expliquer l'origine de l'islam.
Le but étant de démontrer que l'islam n'est qu'une reprise des vieilles coutumes juives et chrétiennes.
Signalons au passage que L'étiquette «chrétiens» a été jeté sur eux par leurs adversaires à Antioche en 43 ou 44 CE uniquement pour narguer et se moquer de leur origine et cette appellation progressivement devenue établie, alors  nous ne parlons pas des premiers chrétiens qui se font appeler nazaréens ou nazôréens, en référence à Jésus le nazaréen ou Jésus de Nazareth, mais d'un groupe qui a existé entre le Ier et le VIIème siècle de l'ère chrétienne, que certains assimilent aux hagaréniens.
Le problème est que tous ceux qui ont soutenu cette thèse l'ont fait sans donner de détails précis sur l'histoire même des hagaréniens.
-Sans donner de détails sur les conjonctures qui ont amené les hagaréniens et les nazaréens à fusionner.
-Et sans donner de détails sur le cheminement des nazaréens à travers l'histoire ou de la manière dont ils se seraient retrouvés à Médine pour adopter finalement l'islam comme religion avec l'avènement de l'islam, au lieu de convertir les habitants de la contrée à leur dogme   avant même l’arrivée du l’Islam.
Selon Max Cabantous ces divers sectes judéo nazaréens, sous des noms divers, prospèrent, se perpétuent jusqu'au VIIème siècle, avant d'être absorbés ou plutôt de se fondre dans l'islam à partir de 630.
(Les origines de l'islam  Max Cabantous. Ed. Mémoire de notre temps).  
Comment voulez vous qu’il y ait une possibilité de chance  de croire à tous ces libres penseurs et ces religieux super intelligents, qui ingèrent sans vérifier à ce qu’ils racontent, qui parlent pour ne rien dire à partir de thèses, antithèses et hypothèses ou de témoignages faux pour tromper et diviser….
De toutes les façons, regardez leur parcours, ils finissent tous dans un asile.  
Voila ce que je pense, il n’y a pas de contradiction seulement des contradicteurs. En final, il nous reste qu’à trouver un linguiste émérite pour expliquer que le terme coranique "Naçarâ’’ en un double sens : il peut désigner, tout d’abord, ceux qui sont originaires de Nazareth, mais il signifie aussi ceux qui ont fait quelque chose pour les autres, celui qui aide, protège, sauve. 
 Eu égard à ces réflexions, il faut se résoudre à la conclusion que le lien éventuel entre les Judéo nazaréens et la naissance de l’Islam, n’étant historiquement pas établi, ne saurait franchir les limites spirituelles de la simple hypothèse et que, du point de vue de la recherche historique, toute affirmation gratuite pour accomplir à cette grimpette est une entreprise hasardeuse.
Nous savons que le Nazaréen n'a pas bonne bousculade dans les milieux rabbinique, talmudistes, et autres.
Actes 24.5  Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des Nazaréens,
 Le Talmud appelle Jésus-Christ un juif apostat (Tract. Gittin., Fol. 57a). Et Maimonidès écrit :
 "Il est ordonné d'assassiner et de jeter dans la fosse de la perdition les traîtres en Israël et les hérétiques, tels que Jésus de Nazareth et ses adhérents ; (Dans l'Épître au Yémen  et quelques éditions : tels que Zasak et Baithos et leurs adhérents). (Jad. Chaz. Hilch. Abod. Zar. Perecq 10)
"La doctrine de Jésus de Nazareth, dit le Talmud est une hérésie" (Ibid., Fol. 27b). (Tract. Abod. Zar. Fol. 17a).
 – Son disciple Jacques est un hérétique", ensuite il est dit ailleurs même dans le nouveau Talmud : "Les Evangiles sont des livres d'hérétiques". (Tract. Sab. Fol. 116a)
(Sources : Le Juif Talmudiste. Abbé Auguste Rohling & Abbé Maximimillien de Lamarque. Vers 1888).
Daniel avait déjà fait allusion à lui quand il présageait la déchéance d'un méchant et d'un hérétique parmi les Juifs qui tentera de détruire la Loi, se proclamera prophète, prétendra faire des miracles et affirmera être le Messie, comme il est écrit,
"Et les fils sans loi parmi ton peuple se révolteront pour accomplir la vision, mais ils succomberont" (Daniel 11:14).
Je m’excuse d’être si exact historiquement mais éveiller les consciences c'est ainsi agir.
L’orientalisme d’hier ou d’aujourd’hui, à mon sens, est un système d’asservissement, de mensonge et de destruction, il se veux encore fin connaisseur pour gagner   en crédibilité et en légitimité érudites, cela ne prend jamais fin, quant à la réflexion ecclésiastique, elle demeure toujours convaincante  en s’attaquant aux bases de l’Islam, afin éliminer un modèle d’organisation communautaire  meilleur.
Nous avons vu des religieux chrétien s'autoproclament experts de l'Islam par référence pour le monde médiatico-politique, et dont le rôle se résume à ruminer les thèses, à les répéter et à les reformuler encore et encore, en changeant quelques fois de méthodes, tout comme en changeant de nom, Islamologues.
Mais au fait, ces érudits religieux, ces pseudo chercheurs ne voient–ils pas (Poutre dans les yeux) pourquoi les Eglises se vident chez eux !
En cette manière peut-être:
 "Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l'enseignement de la sainte doctrine ; (....) Ils refuseront d'entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques."
Ainsi ces maîtres-penseurs ont délaisse l’Église qui est actuellement présentée comme étant manipulatrice, sournoise, flirtant avec le mal,  alors par peur du vide les croyants chrétiens ayant besoin de spiritualité se tournent vers la religion très visible du moment : l'islam !
De ce fait on constate que les meilleurs prédicateurs de l’islam ont toujours été et sont toujours ses détracteurs, qui ne ménagent aucun effort pour le discréditer. Sans le vouloir ils rabattent ainsi à l’islam assez de curieux qui y découvrent à leur grande surprise ce qu’ils ont tant recherché pour le repos de leur raison et en faisant le constat que dans l’islam raisonner est une exhortation cultuelle
Pour conclure je cite les propos d’un professeur orientaliste de l'une des universités de la capitale Kiev confiés à Aljazeera.net que la conversion à l'Islam n'est pas la voie choisie par tous les chercheurs de cette matière, selon lui
"La conversion nécessite plus que la découverte de la réalité de l'Islam, sinon tous ceux qui l'auraient étudié s'y seraient convertis".
Ce professeur ajoute que si de nombreux orientalistes se convertissent à l'Islam en Ukraine ou ailleurs, ils sont également nombreux à ne pas le faire du fait de la foi profonde en leur religion d'origine ou de leur "crainte de trahir cette dernière et des réactions de leurs proches".
Enfin, il affirme qu'"il est certain que le respect de l'Islam et de sa civilisation est commun à la plupart des orientalistes sincères, ce champs d'études peut même les influencer dans les moindres détails de leur vie au point de s’assimiler à celle des musulmans (manières de s'habiller et de manger, relations aux autres, etc.).
Evidemment, ceci ne concerne pas ceux qui parmi les orientalistes sont hostiles à l'Islam et se livrent à la chasse aux défauts et manquements des musulmans".
Un poème d’amour d’Ibn ‘Arabī pour répondre à la haine de ceux qui tuent au nom du Savoir et la Connaissance.
Il répondra aux prophètes du malheur par la poésie :
 
« Mon cœur est devenu capable de prendre toutes les formes
Il est un pâturage pour les gazelles,
un couvent pour les moines,
un temple pour les idoles,
la Kaaba pour le pèlerin.
Il est les tables de la Torah et le Livre du Coran.
Je professe la religion de l'Amour
où que se dirigent ses caravanes.
Car l'Amour est ma religion et ma foi


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Sources.
Le-carrefour-de-lislam.com/Messie/Nazar
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Lechemindroit.webs.com
asyrem.blogspot.com/2011/08/islam-et-orientalisme-
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] › Index › Récits des nouveaux convertis
L'ORIENTALISME : THÉORIE DE L'INVENTION DE L'OCCIDENT
Par  MONIA AYACHI
Norman DANIEL, Islam and the West, Edinburgh, 1960.
Edward W. Said L’orientalisme, l’Orient créé par l’Occident Seuil 1980
Tolan, John V. (2006). Les Sarrasins. L'islam dans l'imagination européenne au Moyen Âge. Edition Champs



Dernière édition par Wahrani le Mer 21 Déc - 18:47, édité 1 fois

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Tarentule


Thèse antithèse hypothèse? Moi j'y vois un grand déroulé de ce que serait l'orientalisme. En Occident, ce terme n'est jamais utilisé ainsi. L'orientalisme est un courant occidentale littéraire et artistique qui est séduit par l'Orient (Ingres, Victor Hugo,etc.)
Quant aux apologistes que vous citiez, ils ne sont en aucun cas remplis de haine. Mettez-vous à leur place: ils réfutent simplement une religion qui n'est pas la leur. On peut dire que quelque chose est erroné sans être dans la haine. Je vous assure.
Au moins, voyez-vous, le Coran fut traduit en latin dès le 10e siècle, alors que pendant longtemps il était déconseillé aux musulmans de lire la Bible, (et encore aujourd'hui parfois).

Wahrani

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Tarentule a écrit:Thèse antithèse hypothèse? Moi j'y vois un grand déroulé de ce que serait l'orientalisme. En Occident, ce terme n'est jamais utilisé ainsi. L'orientalisme est un courant occidentale littéraire et artistique qui est séduit par l'Orient (Ingres, Victor Hugo,etc.)
Quant aux apologistes que vous citiez, ils ne sont en aucun cas remplis de haine. Mettez-vous à leur place: ils réfutent simplement une religion qui n'est pas la leur. On peut dire que quelque chose est erroné sans être dans la haine. Je vous assure.
Au moins, voyez-vous, le Coran fut traduit en latin dès le 10e siècle, alors que pendant longtemps il était déconseillé aux musulmans de lire la Bible, (et encore aujourd'hui parfois).
Tous ces apologistes comme vous les appelez, moi je préfère les nommés les Missionnaires, ont toujours été animés par une Haine dans l’action de réfutation de cette religion, les propos qu’ils ont tenus démontrent trop bien cette haine, sauf si nous n’avions pas la même notion de mot Haine.
Tenez pour ne citer que le patriarche Sophrone de Jérusalem qui disait : Peut-on imaginer pire que les maux qui accablent aujourd'hui le monde civilisé ?
Voir une nation barbare du désert envahir un autre pays comme s'il était le sien, voir notre civilisation dévastée par des bêtes sauvages et indomptées qui ont simplement forme humaine."
 
Aujourd’hui, sans citer les missionnaires, certaines n’hésitent à justifier cette haine, en citant la sourate du Coran suivante :
«Et ton Seigneur révéla aux Anges : “Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous  et frappez-les sur tous les bouts des doigts. » Sourate 8/12
 
Ainsi ces missionnaires en citant ce verset pensent avoir obtenu une victoire éclatante dans son offensive brutale qui vise l’Islam. Ils semblent persuadés d’avoir trouvé un verset qui incite les musulmans à tuer les non musulmans dans l’absolu, quand et comme ils veulent. Pour indiquer le «caractère barbare» du Coran
 
Pour conclure, je dirai tout simplement que rien ne justifier la Haine, dans les commentaires des missionnaires, il n’y a aucune réfutation, mais ces apologistes sans éprouver la moindre gêne, lancent ce verset aux pieds de leurs audimat pour prétendre qu'il est ordonné aux musulmans dans le Coran de frapper les non musulmans sur le cou à tout moment. Ils omettent non seulement tout ce qui précède le verset, mais aussi ce qui le suit et qui, une fois de plus, indique qu’il s’agit d’un récit où des combattants sont engagés dans une guerre :
On n’est bien trop loin de la simple réfutation.
 
Selon mon expérience dans la lecture, je n’ai jamais rencontré un interdit à lire la Bible, et croyez moi chère amie, l’ensemble des musulmans ne lisent que très peu la Bible, car ils sont un peu perdu dans toute cette bibliothèque que compose la Bible (Ancien Testament, Nouveau Testament et tous les autres livres). 

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Stitten

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Tarentule a écrit:Quant aux apologistes que vous citiez, ils ne sont en aucun cas remplis de haine. Mettez-vous à leur place: ils réfutent simplement une religion qui n'est pas la leur. On peut dire que quelque chose est erroné sans être dans la haine. Je vous assure.
Que dire quant les Prêtres ont pu compléter à leur office un 8°Sacrement à savoir le Combat contre l’Islam, ainsi Le prêtre «remet en route» les mises en garde contre les musulmans. En Bon chrétien,envers ses paroissiens, il pratique L’Eucharistie qui structure la vie chrétienne, elle la ponctue, elle dirige la vie spirituelle chrétienne vers le mépris à retenir envers l’Islam et les Musulmans, Bien entendu les échos d’un tel sacrement ne sort jamais de l’enceinte de l’église c’est un acte confessionnal.
 
Quant au Rabbins Juifs, leurs déclarations haineuses envers l’Islam ne sont à démontrer, je vous recommande de revoir la Presse Pro-Sioniste pour mieux mesure le degré de l’agressivité qu’ils vouent à l’Islam.

Tarentule


D'accord, les missionnaires si vous voulez. C'est d'ailleurs un plus joli nom (à ce propos, avez-vous vu le film Missions?)
d'ailleurs, Sophrone n'est pas un missionnaire. Et, même si sa réaction me semble quelque peu excessive (d'ailleurs, pourrez-vous me donner la source, s'il-vous-plait?), c'est assez compréhensif si on vient d'envahir son pays. De nos jours on ne dit plus que ce genre d'individus sont des "bêtes sauvages et indomptées qui ont simplement forme humaine", mais des fous furieux. C'est la même chose.
Selon mon expérience dans la lecture, je n’ai jamais rencontré un interdit à lire la Bible, et croyez moi chère amie, l’ensemble des musulmans ne lisent que très peu la Bible, car ils sont un peu perdu dans toute cette bibliothèque que compose la Bible (Ancien Testament, Nouveau Testament et tous les autres livres). 


Je vous propose de commencer par le Nouveau Testament. C'est le plus court et le plus instructif (1/5 seulement de la Bible). Les Psaumes sont intéressants, aussi, mais plus pour prier que pour lire.
Quant au Rabbins Juifs, leurs déclarations haineuses envers l’Islam ne sont à démontrer, je vous recommande de revoir la Presse Pro-Sioniste pour mieux mesure le degré de l’agressivité qu’ils vouent à l’Islam.
Alors là! Je ne vais pas vous contredire, mais les pro-sionistes ne constitue pas tous les Juifs.

Que dire quant les Prêtres ont pu compléter à leur office un 8°Sacrement à savoir le Combat contre l’Islam, ainsi Le prêtre «remet en route» les mises en garde contre les musulmans. En Bon chrétien,envers ses paroissiens, il pratique L’Eucharistie qui structure la vie chrétienne, elle la ponctue, elle dirige la vie spirituelle chrétienne vers le mépris à retenir envers l’Islam et les Musulmans, Bien entendu les échos d’un tel sacrement ne sort jamais de l’enceinte de l’église c’est un acte confessionnal.
Mais qu'est-ce que vous croyez! Dans ce cas, trouvez-vous que moi, catholique, soit haineuse envers l'islam? Ce que vous dites ressort totalement d'une théorie du complot; bien entendu, on garde secret cette haine, c'est pour ça que vous n'avez pas de preuve? Croyez-vous que des chrétiens sincères ne feraient pas éclater au jour ces 8e sacrements, s'il y en avait?
Vraiment, ce genre de comportement à croire que tout le monde veut la perte d'une religion/idée/peuple est assez sectaire. Si je vous donnais des exemples d'autres groupes qui ont ces mêmes comportements, vous croirez que je vous insulte.

Wahrani

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Admin
Tarentule a écrit:D'accord, les missionnaires si vous voulez. C'est d'ailleurs un plus joli nom (à ce propos, avez-vous vu le film Missions?)
d'ailleurs, Sophrone n'est pas un missionnaire. Et, même si sa réaction me semble quelque peu excessive (d'ailleurs, pourrez-vous me donner la source, s'il-vous-plait?), c'est assez compréhensif si on vient d'envahir son pays. De nos jours on ne dit plus que ce genre d'individus sont des "bêtes sauvages et indomptées qui ont simplement forme humaine", mais des fous furieux. C'est la même chose.
Bonjour, Tarentule ?
Mon absence durant les vacances d’hiver, a retardé ma réponse à votre commentaire, voila, je reviens donc à  notre débat.
 
Tout à fait d’accord à ce que Sophone n’était pas un missionnaire, mais un évêque qui n’avait pas retenir la démonstration de sa haine qu’il vouait à occupants Arabes, il n’y a qu’à lire sa lettre envoyée en 634 à Maxime le Confesseur, il lance les mêmes lamentations  en s’attaquant à la croyance des musulmans:
Les musulmans triomphent parce que leur prophète, après les avoir pratiqués lui-même, leur permet tous les vices, notamment sexuels, mais les chrétiens gagneront le ciel s'ils restent fidèles. Le martyre de quelques-uns d'entre eux en est le gage.

Personnellement, j’aurai préféré que cet évêque puisse dénoncé l’occupation de sa ville par les musulmans, cela rendrait plus légitime sa réaction.

Par ailleurs, je cite comme exemple, que lors de la colonisation de l’Algérie par les France, le peuple  algérien dans sa résistance, avait dénoncé et combattu l’occupant français mais en aucun cas les Algériens n’ont combattu la Chrétienté  des Français bien que cette dernière était totalement impliqué. Soutien en discréditation de l’Eglise à travers ses prêtres et le promotion d’une évangélisation la plus large possible des Algériens, d’ailleurs on a pu constaté que les missionnaires de l’Eglise ont fait un travail  d’evangilisation en Kabylie qui nous ressentons encore aujourd’hui.
 
La réalité est que le rapport de tous ces missionnaires à l'islamophobie est exactement celui du médecin à la maladie : elle le nourrit des uns et fait vivre les autres, comme Zemmour-Finkielkraur-Onfray, ils s'en donnent sans retenue.
Un beau tableau de têtes d'imposteurs rivalisant dans la haine envers les musulmans et se surpassant dans l'insulte, l'outrance et la menace à leur encontre par ce quarteron de la politicaillerie française    

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