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Les Grandes Figures Musulmanes

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1 Les Grandes Figures Musulmanes le Ven 3 Juin - 14:53

Wahrani

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Admin
Rappel du premier message :

Abu-l-Alla Al-Maari, Abul ʿAla Al-Maʿarri1 ou Aboulala el-Maʿarri  (973-1057) est un grand poète syrien de langue arabe, connu pour sa virtuosité, pour l'originalité et le pessimisme de sa vision du monde. En effet, ses poèmes philosophiques sont construits sur la base d’une tristesse existentielle profonde, faisant du pessimisme une ligne de conduite et le départ de toute réflexion philosophique
un grand poète arabe, aveugle et pessimiste, sceptique et croyant, qui apparaît aujourd’hui, à travers ses deux recueils de poésie,les Luzûmiyyât et Saqt al-Zand, comme un penseur qui a posé avec pertinence les problèmes de notre monde. Nourri de culture grecque, il a foi en la raison suprême, unique guide pour les humains dans leur éternelle recherche du bonheur, déjà végétarien en son temps par respect pour la nature, penseur pour qui le doute et le pessimisme étaient centraux dans sa réflexion,
par ailleurs inspirateur, dit-on, de La comédie divine de Dante; Al-Moutanabbi, Omar Khayyâm, Abu Nawas, Al Jahiz, Ibn Tofayl, Al Farabi, Al Khansaa, Abou-Tammam, Al-Buhturi, etc.,
 
Un très beau texte de notre grand philosophe et intitulé غير مجدٍ ,"Ghayrou moudjdine".
Ce texte est le reflet de la vision pessimiste de la vie du philosophe, vision qui caractérise la pensée de l'auteur de "Rissalat Al Ghofrane" ou "l'Epître du Pardon", œuvre philosophique majeure audacieuse et grandiose, qui sort des chemins battus, et qui a valu à son auteur bien des critiques sur son attitude de libre-penseur intelligent et irréductible.
 
Peu importent à mes convictions et à mes croyances,
Les pleurs d’un malheureux ou les mélodies d’un chanteur.
Est-il en train de pleurer ou de chanter,
Ce pigeon qui roucoule sur sa branche d’arbre ?
La tristesse de la mort vaut les milliers
De joies qui célèbrent les naissances.
Ami, vois ces tombes qui comblent ces immensités,
T’es-t-tu demandé où sont celles qui datent du temps de 3Ad ?
Assouplis ta marche, car tes pieds foulent
Des sols formés par les corps des disparus.
Alors déplaces-toi si tu peux doucement dans les airs,
Afin de ne pas piétiner les restes des humains.
Que de tombes se sont multipliées infiniment,
Se moquant des bousculades d’êtres de toutes sortes.
La vie n’est que lassitude permanente,
Etonnants ceux qui aspirent à vivre plus longtemps 

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8 Al Moutanabbi le Lun 20 Juin - 23:26

Wahrani


Admin
Abu Al-Tayyib Ahmed ibn Al-Hussein (915–965 apr. J.-C., 303–354 après l'Hégire), plus connu sous le nom d'Al-Mutanabbi (Prophète autoproclamé), est probablement le plus grand poète arabe de tous les temps. Il vécut une vie courte et troublée d'environ 50 ans. Il naquit en Irak mais voyagea beaucoup, sillonnant la Syrie et l'Égypte puis retournant en Irak et en Perse en quête de récompenses politiques et économiques. Fier au point d'être arrogant et critique de ses ennemis, il fut assassiné après avoir été attaqué par des brigands dans le désert irakien...
Il est considéré comme l’un des poètes les plus talentueux de la littérature arabe.Il manie le verbe avec habileté et art. C’était un rival de Abu Firas Al hammadani.
Tous les deux courtisaient Sayf Al Daoula.
Son aisance dans la maîtrise des subtilités de la poésie et son éloquence exceptionnelle 
Al Moutanabbi est allé puiser au fond de lui-même et au plus profond de ses ressources poétiques le sens de l'observation pour explorer la vie, et il a réussi à énoncer spontanément la loi de la réalité immédiate et concrète de l'existence. Sa philosophie est guidée par des dispositions naturelles, puisant leur essence, non pas de ses expériences ou de sa culture, mais de la conception qu'il a de la vie.
L’impression que l'on a lorsqu'on se trouve en sa compagnie est celle d'une force de caractère et d'une fière virilité qui sautent aux yeux et qui se dégagent de tous ses poèmes.
Néanmoins, ces deux traits ne sont pas exposés chez lui avec la fierté triviale de nombre de poètes à qui l'on sourit quelquefois quand ils exposent leur marchandise, mais avec la fierté d'un homme qui impose le respect et que l'on ne peut pas ne pas révérer.
On est obligé de lui accorder un coin privilégié de son coeur et de lui réserver une place de choix dans sa mémoire pour apprendre ses poèmes et pouvoir entonner ses hymnes à la gloire, comme si l'on était à sa place. Cette fierté retrace l'état d'esprit du poète qui rêve de prestige, sans essayer de s'engager dans les chemins qui y mènent.
Quand il s'adresse aux rois et aux princes, il ne descend jamais de son piédestal qui lui donne l'impression qu'il est à leur niveau. Il est persuadé de sa grandeur comme on peut le constater quand il dit:
 
Mon coeur exerce d'un roi le pouvoir souverain
Même si ma langue de poète est celle du commun.

Fierté candide. Fierté d'un homme qui ressent quelque chose au-dedans de lui-même; car, n'oublions pas qu'il a toujours recherché le prestige et caressé l'image fuyante de la gloire, mais il n'en était gratifié que d'une portion réduite, qu'il jugeait bien en deçà de ses mérites.
Sa fierté ne l'autorisait pas à se targuer d'un prestige au rabais, mais elle l'incitait à parler de lui-même comme s'il était en possession de tous les atouts du prestige et de la grandeur; et c'est ainsi qu'il a parlé avec fierté de sa virilité, mis sa force en exergue et veillé à confondre tous ceux qui osaient se dresser sur son chemin.
Que saura-t-il celui qui se joindra à notre assemblée
Que je suis le meilleur, parmi ceux qui sont venus
Je suis celui que (même) l'aveugle lit ce que j'écris
Et celui que (même) le sourd entend lorsque que je dis !
Je dors serein loin des tumultes de la vie
Au moment où les autres veillent en se tourmentant
Les chevaux, la nuit et le désert savent tous, qui je suis
Ainsi que l'épée, la lance, le parchemin et la plume !
Que de défauts vous nous chercheriez mais nos imperfections vous ne trouveriez…
Vos allégations ne sont admises ni par Allah ni par l'hospitalité
Notre honneur s’élève loin de vos soupçons
Et je demeure une étoile même en vieillissant


Sur la société il disait :
Les hommes sont à la dimension de leurs actes
C'est à la mesure de leur grandeur que leurs actes sont grands !
Aux yeux des petits, les petites choses sont immenses !
Pour les grandes âmes, les grandes choses sont petites !
Seul et partout sans ami. Quand l'objet que l'on cherche est sublime, qui peut aider à l'atteindre ?
Les désirs des âmes sont trop petits pour mériter que l'on s'entretue et que l’on s'épuise pour eux.
Pour le pieu, mieux vaut affronter la mort au sombre visage que le mépris.
Si l'on pouvait vivre à jamais, quel sens y aurait-il au courage ?
Et puisqu'il faut que l'homme meurt, qu'au moins ce ne soit pas en lâche
 
Sur le femme il disait ;
Et, si toutes les femmes étaient semblables à
celles que nous avons perdues (les vraies femmes)
On aurait (alors) préféré les femmes…aux hommes !
La féminité (du nom) du soleil n’a jamais été une tare !
Et, la masculinité (du nom) de la lune, n’est pas un signe de grandeur ! (D’éloges)
 
Remarque :
En arabe, le soleil est féminin et  la lune est masculin.

La poésie arabe est d'une immense richesse et pourtant souvent méconnue dans le monde occidental. D'une part, il est très difficile de faire une bonne traduction permettant de rendre la musicalité et la beauté des vers arabes. D'autre part, les préjugés actuels envers le monde arabe empêchent beaucoup de se souvenir que la civilisation arabe plus que millénaire est aussi une des plus raffinées et qu'elle fut aussi source d'inspiration pour de nombreux poètes d'occident, fascinés par l'orient et les mythes des mille et une nuits le peuplant.
 

Source : Bibliothèque Islamique. 

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9 BN HAZM le Ven 24 Juin - 15:20

Stitten


Abu Muhammad ‘Ali b. Ahmad b. Sa‘id Ibn Hazm naquit à Cordoue en 994 (384 de l’hégire). Philosophe, théologien, historien, grammairien, poète, juriste de l'école Zahirite (école juridique disparue de nos jours).

Critique du malikisme et de l'acharisme Il met toute sa science au service de la théologie de l'islam dans un grand effort de systématisation. Devant l'ambiguïté du langage humain, il est mené à se réfugier entièrement et inconditionnellement dans la Parole de Dieu, explorée avec les outils de la grammaire et de la logique.

Son langage contre le pouvoir et la pauvreté de l’esprit était si critique et mordant que courait la rumeur selon laquelle "son langage était aussi aiguisé que l’épée d’al-Hach-chach"
Par ailleurs il fit preuve également d'un anti-judaïsme virulent. Controverse contre le Zendiq Juif.

Dans le Fisal, il a critiqué toutes les idées qui ne convenaient pas à son système zahirite : les religions de la Perse, le christianisme, et, à l’intérieur de l’islam toutes les sectes qu’il réprouvait, en particulier les mu‘tazilites, les ash‘arites et les mystiques

On a pu voir en Ibn Hazm un historien des idées religieuses, et, en effet, il a réuni une très vaste et parfois très précise documentation. Son esprit historique apparaît dans sa théorie de la critique d’authenticité des Hadith.
Enfin, dans son ouvrage en onze tomes consacré aux principes du droit, le Muhalla, il déploya ses attaques contre les écoles juridiques, surtout le malékisme qui opprimait l’Espagne, le hanéfisme et le safi‘isme.

Ibn Hazm est un des auteurs les plus vivants et les plus personnels de toute la littérature arabe. Pessimiste et misanthrope, il a pourchassé, dans la religion et dans la connaissance en général, tout ce qui venait de l’homme comme erreur, vaine prétention, révolte.
Il est surtout connu de nos jours par son ouvrage « le collier de la colombe » dans lequel observe et décrit avec une grande finesse psychologique la vie amoureuse, qu'il orne de nombreuses compositions poétiques

10 Ibn Tufayl al-Qaysî le Sam 25 Juin - 17:03

Stitten

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Ibn Tufayl (1110-1185 ; né à Wadi-Asch actuel Guadix dans la province de Grenade en Espagne, et décédé à Marrakesh au Maroc) : de son nom complet Abû Bakr Muhammad ibn Abd-al-Mâlik ibn Tufayl al-Qaysî. Il était sûfi, métaphysicien, juriste, théologien, philosophe, médecin, astronome et mathématicien.
Ibn Tufayl exerça la médecine à Grenade puis fut secrétaire provincial. Plus tard, il devint médecin du calife de Marrakech et assuma le rôle de protecteur d’Ibn Rushd) qu’il encouragea à commenter l’oeuvre d’Aristote.
Auteur de l’œuvre médicale et philosophique, où l’on discerne sans doute l’influence de l’encyclopédie du Xe siècle des Ikhwan al-safa (“frères de la pureté”, en arabe) il est également l’auteur d’un récit philosophique,
«Vivant fils du vigilant », mettant en scène un enfant prodige, Hayy ibn Yaqzân, né par «génération spontané »e et vivant sur une île déserte, isolée près de l’Inde.
Cet enfant qui n’a ni père ni mère est élevé par une gazelle et s’éveille seul à la philosophie et à la connaissance de Dieu. Le titre du récit et l’argument de l’histoire reprennent une œuvre d’ Ibn Sina dans un esprit différent.
L’œuvre d’Ibn Tufayl est à l’origine du Robinson Crusoé de Defoe, qui l’a probablement plagié, ou en tout cas, s’en est fortement inspiré.
Ibn Tufayl démontre sa grande érudition lorsqu’il commente les différents aspects des ouvrages philosophiques d’Al-Farâbî et de Ibn Sina, tout comme les écrits spirituels et théologiques d’Al-Ghazâlî.

11 Rûmî le Mar 28 Juin - 17:36

Wahrani

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Admin
Surnommé aussi Mawlanna, qui signifie maître ou seigneur, Rûmî est considéré comme le plus grand poète mystique de la langue persane et l'un des plus hauts génies de la littérature spirituelle universelle.
Né le 30 septembre en 1207, à Balkh, dans le Khorasan (aujourd'hui en Afghanistan), il vécut la plus grande partie de son existence en Turquie au terme d'une errance de plusieurs années avec sa famille qui avait fui les massacres de Gengis Khan. Son père, théologien et enseignant, assura à son fils une éducation d'érudit. Sa vie durant, Rûmî fut obsédé par le désir de trouver la voie qui aboutirait à la fusion de l'âme en Dieu. Il s'initia aux pratiques du soufisme, à la méditation jusqu'à l'extase.
Sa vie bascule lorsque le 30 novembre 1244, à Konya, il rencontre un derviche errant, originaire de Tabriz, le moine soufi Shams al-din. Pris d'une véritable passion pour le personnage, Rûmî abandonne tout, famille, enfants, sa fonction, sa maison pour travailler aux côtés de celui qui devint son initiateur, son maître.
 
Au cours de mois d'«études raffinées, d'échanges de savoirs pointus, de communion mystique» - nous dit la chronique, Shams dévoila à son ami les arcanes des sciences secrètes. Il lui apprit à lire dans les astres, dans la pensée des autres, il lui enseigna comment communiquer à distance ou se rendre invisible et bien d'autres procédés étranges. Il lui révéla l'extraordinaire pouvoir de la musique alliée à la danse, la subtile alchimie qu'opèrent le rythme, les sons et le mouvement du corps dans la création de la beauté, la souveraineté de la cadence.
 L'ordre soufi des Mevlevis ou molavi est particulièrement connu pour son sama', le concert spirituel où l'on voit les derviches tourneurs exécuter des danses mystiques au son du ney et du tanbur, mais aussi pour ses récitations quotidiennes du Masnavî, les Mawlawî Awrâd-e Sharîf
 
L'aventure passionnelle de Djalâl al-din Rûmî et de Shams fit scandale et il faudra que Shams soit assassiné pour que Djalâl al-din Rûmî redevienne lui-même et mette en ouvre les expériences et les enseignements qu'il a assimilés en créant la confrérie soufie des derviches tourneurs. Aujourd'hui encore, il existe des adeptes de cette discipline codifiée par Djalâl al-din Rûmî où la musique et la danse sont le moyen de parvenir aux Son couvre principale demeure le Mesnevi, recueil de quelque cinquante mille vers. Sa philosophie, sa morale, sa doctrine mystique y sont contenues.  
Rûmî est mort le 17 décembre 1273, à Konya, où son tombeau fait l'objet d'une grande vénération.
 
L'œuvre de Rûmî
Outre les Odes mystiques, elle comprend de nombreux quatrains (Rubâ'yât)et le Mâthnawi, immense poème de 45.000 vers, véritable odyssée de l'âme qui doit mourir à son moi afin de vivre éternellement en Dieu.
En Occident, le Mâthnawi suscita l'admiration de Goethe et de Hegel. Le Livre du Dedans (Fîhi-mâ-fîhi), en prose, rapporte les propos tenus par Rûmî et réunis par Sûltan Walad; il permet de mieux comprendre la pensée du maître et le soufisme en général, Rûmî assura sa mission d'éveilleur d'âme, en  Derviches tourneurs
 
Paroles de Rûmî :
 
«L'homme est comme un arc dans la main d'Allah...»
«Quel bonheur de se sentir l'arc bandé sous la main de Dieu!»>
«Ma vie tient en trois mots: j'étais cru, j'ai été cuit, je suis brûlé.»
«J'étais neige, tu me fondis. Le sol me but. Brume d'esprit, je remonte vers le soleil.»
«Ta beauté, ô mon aimée, m'empêche de contempler la Beauté.»
«Le pouvoir est un poison sauf pour celui dont le cœur possède son antidote: l'amour.»
«Plusieurs chemins mènent à Dieu, j'ai choisi celui de la danse et de la musique.»
«Dans les cadences de la musique est caché un secret; si je le révélais, il bouleverserait le monde.»
 
«Recherche sans relâche le royaume d'Amour
Car l'amour te permet d'évincer la mort.»
«Purifie-toi de ton moi pour revivre en ta pure essence.
Relis dans ton cœur la parole des prophètes,
sans livre ni professeur, ni suivre de maître.»
 
Avant de disparaître, Mevlana a dit :
«Ne va pas te recueillir sur ma tombe, mais recherche-moi dans le cœur du sage



Dernière édition par Wahrani le Lun 11 Juil - 20:56, édité 1 fois

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12 Omar Ibn Al-Khattab le Jeu 30 Juin - 13:09

Salâh Ed-Dîn

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Le deuxième calife bien guidé de l’islam, Umar ibn al-Khattâb, dit « al-Farûq » fut celui qui trancha entre le bien et le mal, la justice et l’injustice, la vertu et le vice, la légalité et l’illégalité. 
 
Sa vie commença dans une période d’ignorance et s’acheva en plein Âge d’or de l’islam.
Né 13 ans après le Prophète (SAWS), ‘Umar a longtemps résisté à l’appel de l’Unicité et faisait partie des ennemis les plus farouches des musulmans. Sa conversion est la réponse d’Allah le Très haut à l’appel du Prophète (SAWS) : « Seigneur, honore l’islam par la conversion de l’un de ces hommes : ‘Amr Ibn Hishâm ou ‘Umar Ibn Al-Khattâb ! ».
Et Allah est parfait dans l’exaucement des invocations : ‘Umar honora bel et bien l’islam, et il le fit à tous points de vue : religieux, matériel, historique, et culturel. De fervent polythéiste, il devint l’un des musulmans les plus illustres de notre histoire, entièrement dévoué à sa religion.
 
Ibn Mass’ûd l’éminent compagnon, sut résumer la joie des musulmans suite à la conversion de ‘Umar :
« La conversion de ‘Umar fut comme une conquête pour nous, son émigration une victoire, et son règne une bénédiction ! Si vous aviez vu notre situation avant qu’il ne se convertisse ! On ne pouvait même pas prier dans l’enceinte de la Ka’ba ! Une fois celui-ci devenu musulman, nous avons pu enfin faire front et repousser les exactions que nous subissions, et nous avons pu accomplir la prière dans l’enceinte de la Ka’ba ! »
Du vivant du Prophète (SAWS, ‘Umar mit toute son énergie et ses biens au service de cette nouvelle religion qu’il venait d’embrasser. Il défendit toujours avec ardeur les intérêts des Musulmans face à leurs ennemis.
Voilà ce que nous retenons en général d’al-Farûq : son intransigeance et son audace. Deux qualités souvent mises en avant dans ses biographies, et qui profiteront à sa communauté surtout lorsqu’il sera Calife. D’autres traits de son caractère sont malheureusement souvent occultés, voici quelques anecdotes qui vous feront découvrir (ou redécouvrir) l’autre visage de ‘Umar ibn al-Khattâb.
Omar Ibn Al-Khattab est une figure de pionnier dans le monde islamique. Il était un leader, un homme d'État, un Dieu musulman conscient pieux et qui a montré le respect de tous les individus, y compris les non-musulmans et il a ordonné aux musulmans de traiter les non-musulmans avec respect. Il nous a montré comment appliquer l'injonction coranique
"il n'y a pas de contrainte en religion."
 
Sous la direction de Omar Ibn Al-Khattab (ra) Islam largement répandu non pas par l'épée mais en vertu de sa beauté, la simplicité, la transparence, l'ouverture et la direction fournie par lui. Une autre raison de la croissance rapide de la communauté musulmane a été la conversion de certaines personnalités religieuses haut placés parmi les juifs et les communautés chrétiennes. Ces personnalités religieuses ont vu l'Islam comme une continuation et l'affirmation de la foi abrahamique. Ardkun, l'évêque de Damas, a accepté l'Islam après les armées islamiques est entré dans la ville sous Khalid bin Walid. Les adeptes de Ardkun se sont attirés vers la nouvelle foi et sont devenus musulmans. L'administrateur en chef de la ville de Shata en Egypte, célèbre pour sa fabrication de textiles, a quitté sa ville avec deux mille hommes et se rendit à la ville de Damiette où l'armée musulmane campait et a embrassé l'Islam avec ses disciples.
 
Durant le temps de Umar ibn Al-Khattab, les non-musulmans jouissent de la liberté de religion. Ils étaient libres d'accomplir leurs rites religieux, sonner les cloches pour commencer leurs cérémonies religieuses, prendre la Croix en procession et organiser des foires religieuses. Même les traités ont été signés à l'époque de Umar ibn Al-Khattab  avec des non-musulmans qui garantit la liberté de religion.
 
Hudhaifa bin al-Yaman à des gens de la région de Mahdinar dit: «Ils ne sont pas tenus de changer de religion, ni aucune interférence être faites dans leurs pratiques religieuses."
Umar ibn Al-Khattab  a suivi le principe de l'égalité de manière très stricte et ne tolérerait aucune sorte de distinction. Une fois, Umar ibn Al-Khattab avait une différence d'opinion avec Ubayy bin Ka'b. La question a été renvoyée et amené dans la cour de Qazi Zaid bin Thabit.
 
Quand Omar Ibn Al-Khattab  est arrivé à la cour du Qazi, Zaid bin Thabit, a quitté son siège sur le respect de la Khalifah. Umar ibn Al-Khattab, après avoir observé la situation, a déclaré que ce fut la première injustice Zaid a fait pour le costume. Puis il est assis à côté de Ubayy, son adversaire.
Umar ibn Al-Khattab a toujours favorisé la liberté individuelle et le respect de soi. Par le bouche à oreille et à travers ses écrits, il a dit très clairement que chaque être humain est né libre et personne ne devrait avoir à s'abaisser devant les autres. Une fois, le fils d'Amr bin Comme maltraité et battu un Copte chrétien; en entendant cette Umar ibn Al-Khattab avait fils d'Amr puni publiquement par la main de la victime Copt chrétienne.
 
Alors Umar ibn Al-Khattab adressée à la fois père et fils, et dit: «Depuis quand avez-vous tourné les hommes en esclaves, alors qu'ils sont nés libres de leurs mères?"
Les gens de nombreuses cultures qui ont accepté l'Islam face à de nouveaux défis. Des questions plus complexes concernant le mode de vie islamique surgi en même temps. Beaucoup de questions ne pouvaient pas être résolues parce que des décisions claires du Saint Prophète ou le Saint Coran ne sont pas disponibles. Le Qadis et muftis nommés dans les villes étaient Compagnons du Prophète, mais ils se sont référés questions compliquées au Khalifah.
 
Les Sahabis célèbres qui ont évoqué la question à Omar Ibn Al-Khattab (ra) sont Abdullah bin Ma'sud, Ammar bin Yasar, Abu Musa Ash'ari, Abu Ubaidah bin Jarrah, Mughira bin Chouba et d'autres. Umar ibn Al-Khattab (ra) a donné son jugement après avoir discuté de ces questions dans l'assemblée des compagnons.
Les discussions ont été menées avec la plus grande liberté et de la perspicacité. Shah Wali-Ullah écrit dans Hujjatullah al-Baligha, "Il avait l'habitude de Umar de consulter les compagnons et tenir des discussions avec eux, jusqu'à ce que les voiles ont été levées et la condamnation a été atteint. Pour cette raison, les dicta d'Umar ont été acceptées dans tout l'Orient et l'Occident».
Umar ibn Al-Khattab  utilisé pour mettre fin à ses discours avec la déclaration suivante: "O Dieu, ne me laisse pas tomber dans une erreur, ni laissez-moi être appelé à rendre compte de l'improviste, ni me laisser tomber dans l'oubli."
Les actions de Umar ibn Al-Khattab parlent plus fort sur son caractère, son intégrité et son amour pour les gens de l'Etat musulman. Il a fait tours de nuit pour mesurer et évaluer l'état des personnes. Ses réalisations sont le reflet de sa vie.
Paroles de Omar Ibn Al-Khattab:
Au cours de son pèlerinage Hajj à la Mecque, Omar Ibn Al-Khattab  a entendu l'un des pilotes de chameau chantant. Les gens ont demandé Umar ibn Al-Khattab (ra) pour expliquer pourquoi il n'a pas empêché le conducteur de chameau de chanter. Umar ibn Al-Khattab (ra) a répondu: «La musique était la disposition du conducteur de chameau pour un voyage."

13 Mansûr El-Hallaj (244/857 – 309/922) le Lun 11 Juil - 20:54

Wahrani

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Admin
Originaire de Tûr (Iran), il part avec son père, cardeur (hallâj) à Wâsit sur le Tigre, ville en majorité sunnite et de rite hanbalite où il apprend le Coran par cœur méritant à 12 ans le titre de hâfiz.
A 20 ans,  il s’installe à Basra où il fonde un foyer avec Oum El Husayn, fille d’Abû Ya’qûb Aqta’ Basri. Mû par son désir irrésistible de la «Face de Dieu», il reçoit l’investiture (khirqa) de Omar ben Osmân Mekki et mènera alors une vie ascétique fervente et fraternelle, telle vécue à Médine par les membres de la Famille à l’exemple du Prophète (SAWS).
Sur le conseil de Junayd, il accomplit le pèlerinage à la Mecque où il demeure un an en état de jeûne et de silence à l’exemple de Mariam, mère de jésus qui, selon le Coran, se prépara ainsi à la naissance de « Kun » [soit !] divin en elle. Cette retraite est le «vide» accumulateur de lumière : quand Dieu aime Son serviteur, Il le vide  de ce qui n’est pas Lui.
De retour à Basra, il commence ses prédications publiques ; usant de la terminologie de ses adversaires pour les réformer, elles seront très contestées même par ses paires. C’est alors qu’il s’en va les poursuivre en Khurâsân (l’Iran Oriental) séjournant dans les ribats et installant sa famille à Bagdad.
Il effectue deux autres pèlerinages à la Mecque, le premier l’emmènera à parcourir l’Indus (il rapportera avec lui le papier de Chine où seront copiées ses œuvres). Le deuxième, l’amènera à s’offrir en sacrifice. Conscient de ses débordements extatiques choquants pour la commune croyance, il dira :
« Dieu vous a rendu mon sang licite : tuez-moi… il n’est pas au monde pour les musulmans de devoir plus urgent que ma mise à mort… ».
Le grand cadi de Bagdad, Muhammad Ibn Dâwûd, le dénonce à la cour : ce sera le début d’un procès qui durera neuf ans, au terme duquel il sera mis au gibet. Ainsi s’accomplit le martyr sur la voie de la Vérité de l’extatique Mansour.
Il faut comprendre que certaines vérités énoncées publiquement peuvent ébranler la foi et même égarer des personnes nullement préparées à les recevoir. Ainsi, il peut arriver qu’un saint  se laisse aller à des propos, lesquels incompris, apparaîtront « scandaleux ».
C’est le cas de Hallaj qui a été supplicié pour «shirk» [association à Dieu], comme profanateur,  pour avoir clamé : «Je suis la Vérité».
Effectivement, légalement et selon toute apparence, une telle affirmation individuelle est un blasphème. Tout ce qui est extériorisé étant passible de jugement, toute déclaration pouvant égarer les faibles est sanctionnée par la Loi (bien que Dieu la laisse échapper pour ceux qui comprennent).
Les soufis eux-mêmes appuient une telle décision. Des initiés étaient parmi ses juges, lesquels ont vénérés sa mémoire. Le « coupable » accepte également le verdict et la sentence en toute conscience et se sacrifie par amour (il est rapporté qu’Hallaj avait accepté sa potence avec joie et qu’il souriait durant son exécution).
Depuis, nombreux théologiens ont reconnu la grande sainteté de Mansour El hallaj et expliquent que ses paroles n’étaient pas les siennes. De saintes éminences confirment :
« Lorsque l’amour de Mansûr pour Dieu fut sans limites…Il dit : «Ana’l Haqq» (Je suis la Vérité), c’est-à-dire : Je suis anéanti, Dieu seul reste. C’est là une extrême humilité parce que ce cri signifie : « Lui Seul Est »   C’est pourquoi Dieu a dit «Je suis La Vérité». Etant donné qu’un autre que Lui n’existait pas et que Mansûr était anéanti, ces paroles étaient les paroles de Dieu »
 
Alors qu’on traînait Mansour au supplice, Iblis lui demanda :
« D’où vient que toi, qui as fait acte de personnalité, Dieu t’a fait miséricorde, tandis que, moi, il m’a maudit  ?
-c’est parce que toi en faisant acte de personnalité, tu n’avais que toi-même en vue, tandis que moi, je n’avais en vue que le Seigneur très haut ! »
«Une nuit, en rêve, un soufi voit Pharaon en enfer et Mansour Al Hallaj très haut  au Paradis.
- Seigneur, demande le rêveur, éclaircis-moi ce paradoxe. Pharaon proclamait : «Je suis votre Dieu», et Hallaj :
 «Je suis la Vérité»
Ne disaient-ils pas la même chose ?  Tous deux ne prétendaient-ils pas être Dieu ? Pourquoi une telle différence de traitement leur est-elle faite ?
-Pharaon tomba sous l’emprise de son ego, dit la Voix. En tout ce qu’il a vu, il n’a vu que lui-même. Ainsi M’a-t-il perdu. Tandis que Mansour, en tout ce qu’il a vu, n’a vu que Moi, et a perdu son ego. Voilà toute la différence entre eux. »
Mansour réalisait l’Unité par un détachement arrivé à perfection, Dieu étant l’Unique, sans associé alors qu’Iblis et Pharaon à sa suite commettaient le shirk en associant à Dieu leur propre existence.
(C’est pourquoi le plus grand  jihad est le combat contre l’ego auquel on accorde une illusoire indépendance).
Cependant, même au regard de la sainteté, énoncer certaines paroles est une faute et une carence. Tant qu’on est dans ce monde ci, on est tenu à l’astreinte légale. Le voile du Saint des Saints ne doit pas être levé, le Secret ne doit pas être divulgué ouvertement ; c’est pourquoi la sobriété apparente selon l’exemple du Prophète (SAWS) est la plus haute perfection : le saint parfait reste sobre en tous ses états, sauf si Dieu le veut autrement.

Chibli raconte en parlant de Mansour :
«. .. Mon Dieu, ton serviteur qui repose ici était fidèle et éclairé ! Pourquoi l’as-tu soumis à de si rudes épreuves ? Aussitôt le sommeil s’empara de moi et je m’endormis.
Le Seigneur me dit en songe :
Nous avons précipité Mansour dans les épreuves parce qu’il révélait notre secret à ceux qui n’étaient pas initiés »

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14 Ibn Al Haytham le Ven 15 Juil - 19:19

Salâh Ed-Dîn

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Ibn Al Haytham, mathématicien et physicien arabe du XIe siècle

Ce savant, né dans l’actuel Irak à la fin du Xe siècle, a révolutionné, entre autres, la science de la lumière. Il invente la chambre noire et il est le premier à établir que la lumière de la Lune vient du Soleil et à contredire Ptolémée qui affirmait que l’œil émettait de la lumière.
Ibn Al Haytham (Alhazen en latin) est né en 965, dans la ville irakienne de Bassora. Après avoir acquis une formation solide en arabe, il s’est mis à étudier la philosophie et les sciences puis il s’est spécialisé en physique, en mathématiques et en astronomie. Dans ces trois domaines, il a eu à sa disposition les principaux ouvrages grecs, en particulier ceux d’Euclide (IIIe siècle avant J.-C.), de Héron d’Alexandrie (Ier siècle), d’Archimède (mort en 212 avant J.-C.) et de Ptolémée (mort vers 168). Il a également étudié les écrits les plus importants publiés en pays d’islam avant le XIe siècle.
Durant son séjour à Bassora, il aurait occupé un poste officiel important. Mais il semble qu’il se soit vite lassé de cette charge parce qu’elle le détournait de ses activités scientifiques. Quelque temps après cet épisode, il quitte sa ville natale pour aller s’installer au Caire sur invitation du calife fatimide de l’époque, Al Hâkim (996-1021). Ce dernier le charge d’étudier la faisabilité d’un projet ambitieux, celui de la régulation des crues du Nil. Ibn Al Haytham accepte de diriger une mission scientifique qui devait remonter la vallée du fleuve jusqu’aux cataractes. Au retour de cette mission, il informe le calife que les savoirs de l’époque n’étaient pas suffisants pour réaliser le projet. Et, pour échapper à d’éventuelles sanctions, il simule la folie. Assigné à résidence et privé de ses biens, il occupe son temps à recopier des ouvrages mathématiques grecs qui lui étaient achetés à prix d’or. Cette situation aurait duré jusqu’à la mort d’Al Hâkim, date à laquelle notre savant aurait retrouvé tous ses esprits. Quelque temps plus tard, il s’installe près de la grande mosquée Al-Azhar et il poursuit ses différentes activités scientifiques jusqu’à sa mort que l’on situe aux environs de 1040.
L’essentiel des travaux scientifiques d’Ibn Al Haytham concerne la physique, les mathématiques et l’astronomie. Mais un nombre non négligeable concerne d’autres disciplines, comme la philosophie, la théologie spéculative et la médecine. En physique, sur les vingt et un ouvrages qu’il a publiés, seize traitent des différents aspects de l’optique  : théories de la lumière et de la vision, phénomènes astronomiques et miroirs ardents (appareil illustrant la propagation de la chaleur sous forme de rayonnement lumineux, utilisé comme arme par Archimède à Syracuse – NDLR) dans l’infrarouge essentiellement.
Son plus important ouvrage dans ce domaine est le Livre d’optique qui est considéré par les spécialistes de l’histoire de la physique comme la plus importante contribution réalisée sur le sujet avant le XVIIe siècle.
En astronomie, Ibn Al Haytham a publié 28 traités ou articles. Certains sont théoriques, comme ceux qui exposent ses critiques contre les modèles planétaires de Ptolémée. D’autres ont un caractère pratique, comme ceux qui concernent l’observation astronomique, l’étude des gnomons (instrument astronomique pour prendre la hauteur du soleil déterminée par la longueur de son ombre projetée sur une table généralement plane), et la détermination des distances des corps célestes et de leurs diamètres.
En mathématiques, il est l’auteur de 64 écrits plus ou moins volumineux. Seuls 23 d’entre eux nous sont parvenus. Plus des deux tiers traitent de géométrie et le reste est consacré à la science du calcul, à l’algèbre et à la théorie des nombres.
En géométrie plane et solide, ses travaux prolongent les apports d’Euclide avec de nouvelles contributions. En géométrie de la mesure, ses contributions s’inscrivent dans la tradition d’Archimède, en l’enrichissant par de nouvelles méthodes pour le calcul des volumes de la sphère et des paraboloïdes de révolution. Il a également publié des résultats originaux en théorie des nombres et sur les systèmes d’équations.
En plus de la résolution de nombreux problèmes mathématiques et physiques, Ibn Al Haytham a réfléchi sur les méthodes et les outils théoriques qui lui ont permis de résoudre ces problèmes. En physique, il a mis en avant le rôle de l’observation et de l’expérimentation dans l’élaboration de résultats théoriques. En mathématiques, il a analysé les différentes formes de preuves qui interviennent dans l’établissement d’un résultat.
Certains des écrits scientifiques d’Ibn Al Haytham ont été étudiés en Andalus (Espagne) avant de circuler en Europe, grâce aux traductions qui en ont été faites, à partir du XIIe siècle, à Tolède et ailleurs. En astronomie, son Épître sur la structure de l’univers a d’abord été traduite en espagnol, au XIIIe siècle, avant de bénéficier de deux traductions en latin et de deux autres en hébreu. Mais ce sont surtout ses travaux en optique qui l’ont rendu célèbre en Europe. Deux de ses ouvrages ont été traduits en latin  : le Livre des miroirs ardents coniques et le Livre de l’optique. Ce dernier sera étudié et commenté jusqu’au XVIIe siècle. De nombreux savants, parmi lesquels Bacon (mort en 1294), Vitello (mort après 1280), Kepler (mort en 1630) et Fermat (mort en 1665) se sont inspirés de son contenu ou s’y sont référés.
Les Contributions D’Ibn Al Haytham en optique Il a remplacé les explications qualitatives anciennes par des démarches quantitatives mêlant observation, expérimentation et théorisation. Il est le premier à avoir étudié l’œil comme un système optique. Il a analysé la vision comme un phénomène distinct de la lumière. Il est le premier à avoir expérimenté les premiers modèles de chambre noire, à simple et double ouverture, pour confirmer le déplacement rectiligne des rayons lumineux. Il a expliqué le phénomène de la réfraction par la relation entre la vitesse de la lumière et la densité du milieu traversé. Il a établi des résultats nouveaux sur les miroirs ardents. Son étude originale du phénomène de l’arc-en-ciel a permis à Al Farisi (XIIIe siècle) d’en donner une explication scientifique.
 
Source :
Ahmed Djebbar Professeur émérite à l’université Lille-I

15 Re: Les Grandes Figures Musulmanes le Lun 25 Juil - 10:21

Wahrani

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Admin

Sheikh Zakariyya Al-Ansârî (environ 1420-1520), considéré comme étant le revivificateur des sciences religieuses (mujadîd) du IXe siècle de l’hégire, était grand juge en Egypte, juriste, théologien, exégète, poète, maître spirituel, ascète, muhaddith (spécialiste du hadîth), hafîz et mémorisateur du Noble Qur’ân, mathématicien, astronome, spécialiste de la langue arabe et de la littérature, spécialiste de la logique et de la rhétorique, etc.

Il avait environ 150 enseignants dans différentes disciplines (et issues de tout le monde musulman correspondant actuellement aux territoires suivants : Syrie, Liban, Irak, Arabie Saoudite, Iran, Egypte, etc.), dont le fameux Ibn Hajar Al ‘Asqalânî (qui était son aîné de presque 50 ans, il étudia chez Ibn Hajar alors qu’il était encore jeune ; Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansârî rapporte du Hâfiz Ibn Hajar par chaîne de transmission les livres de Ibn `Arabî par exemple), et avait pour disciples de nombreux étudiants, dont le célèbre juriste et maître du hadîth Ibn Hajar Al Haytami.

On le surnommait d’ailleurs parfois « La perle entre les deux Hajars » (al-Lu’Lu’ bayna l-Hajarayn), en référence à son maître Ibn Hajar al-‘Asqalâni l’Émir des Croyants dans le Hadith et son élève le Hafiz Ibn Hajar al-Haytami. Il avait d’autres surnoms comme Sheikh al-Islam (le Sheikh de l’islam), Qadi al-Quda (le juge des juges ; car maîtrisant les sciences liées à la jurisprudence et à l’application des dispositions juridiques selon la Loi Divine), Hafiz dans la science du Hadith, Revificateur de la Sunnah, etc
Au sujet du tasawwûf, il dit : «le Tasawwûf est la science par laquelle on connaît les états de la purification des âmes, et la pureté des caractères par laquelle s’enrichissent l’extérieur et l’intérieur pour parvenir à la béatitude (félicité) éternelle».

L’Imam an-Nabahanî rapporte dans son livre les prodiges des Saints « Karamat al-Awliya » plusieurs pages concernant les prodiges dont Allâh gratifia le Sheikh Zakariyya al-Ansârî, parmi lesquels le fait que des gens venaient chez lui pour qu’Il invoque Allâh afin de bénéficier de la guérison spirituelle (rendant la vue, guérissant certaines maladies, etc.), et cela se produisit peu de temps après les invocations (secondes, minutes, heures, jours ou semaines suivant les cas), rêves et songes prémonitoires, dons spirituels, etc.

Ill fut l’objet de nombreux éloges parmi les grands savants. Al Hafîz As-Suyûtî dit de lui : «Sheikh al-Islam Zakariyya al-Ansari. Le revificateur de la religion… Il chemina dans la voie du Tassawuf… investi dans l’effort et l’ijtihad dans l’écrit, la science et la pratique. Il acquit une légitimité des gens pour ces fatwa, ces cercles de science et ces ouvrages dont ils tirèrent profit… Il délaissait ce qui ne le regardait pas, était marqué d’humilité, clément avec son entourage…».

Sheikh Murad Yussuf Abû Hanafi dit : «Le Sheikh, l’Imam dont on tire grand profit… celui qui passa la grande partie de son existence à servir la science ainsi qu’à œuvrer… le Scrupuleux, l’Ascète, le Dévot, le Juriste, al-Hafidh, le Mouhadith, l’Exégète, le Saint, le Pieux, le Sûfi… à la tête des connaissant d’Allâh (al-‘arifines billâh)…».
Le Qâdi Baha ud-dîn Muhammad ibn Yusûf dit : «Le Shafi’ite de son temps, le Qadi al-Quda… il est le Sheikh al-Islam… Savant, oeuvrant avec beauté et majesté, craignant Allâh… ascète, dévot, parmi les grands Imams».
L’auteur du Badi’ az-Zuhur dit : «Le Sheikh al-Islam et des musulmans, le Mufti pour les êtres dans l’univers, l’héritier des Salafs, le pilier des khalafs…».
Sheikh al-Islam Ibn Hajar al-Haytamî dit : «… le savant accomplit, parmi les Imams héritiers (de l’héritage prophétique), parmi les juristes il est le pilier des savants dans le monde et la preuve d’Allâh sur les gens… la délivrance face aux difficultés, rejoignant ces ascendants (parmi les savants) dans l’Ijdâd, singulier par ses chaînes de transmissions élevées, quand est-il alors qu’en son temps tous ont tiré de lui…».

Sheikh Najm al-Ghazi dit : «Le Sheikh, l’Imam, le Sheikh des Sheikh al-Islam, le savant accomplit…, le porte-parole des Mutakalimîn (théologiens scolastiques), le maître des Juristes et des Muhadithîn (maîtres du hadîth), le Hafîz distingué de chaînes de transmission élevé… le Saint réalisé, celui qui réunit la Sharî‘ah et la Haqiqa, le cheminant vers Allâh l’Exalté… notre maître et notre souverain, le juge des juges, le sabre faisant triompher la vérité…»..

L’Imam al-‘Aydarûs dit : «Le Sheikh, l’Imam, le savant, le Sheikh al-Islam, le juges des Juges». Il dit aussi : «Il est pour moi le plus proche d’être le Revificateur (mujadid) à la tête du 9ème siècle (de l’hégire)».

Son élève Sheikh ‘Abdel-Wahhâb ash-Sha‘ranî : «Sheikh al-Islam, l’un des piliers dans le Fiqh et le Tasawwûf… Il était parmi les plus grands Mufti d’Egypte… Il eut beaucoup de Kashf [dévoilements spirituels]. Ses invocations étaient (souvent) réalisées (par la Grâce d’Allâh)».
L’Imam, al-Hafiz as-Sakhawî : «Le Qâdi des Shafi’ites, l’incontestable de ce temps».
L’Imam Ibn ‘Umâda dit : «Sheikh al-islam, le juge des juges, le joyaux de la Religion, le Hafiz».
L’Imam, le Mufti Nabahani dit : «Le Sheikh al-Islam, parmi les Imams de la Umma, le savant accomplit, le Saint, le connaisseur d’Allâh, un pilier dans le Fiqh et dans le Tasawwûf… ».
Lors de son décès, il fut enterré au côté de l’imâm As-Shafi’î (il était considéré comme le digne héritier de As-Shafi’î de son époque).
L’Imam ash-Sha’rawî dit qu’il ne vit un pareil cortège funèbre, il y eut une grande foule composée de savants, du dirigeant, de saints, d’émirs et des habitants qui suivirent le corps jusqu’à la petite Qarafa où on l’enterra à proximité de l’Imam ash-Shafi’î.
Qu’Allâh fasse Miséricorde à notre noble imâm, pourtant oublié de nos jours par un grand nombre de musulmans parmi la masse.

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16 Re: Les Grandes Figures Musulmanes le Mer 27 Juil - 16:59

Salâh Ed-Dîn

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Voici une citation célèbre de Mansur al-Hallaj :
Les états d'extase divine, c'est Dieu qui les provoque tout entiers, quoique la sagacité des maîtres défaille à le comprendre. L'extase c'est une incitation, puis un regard [de Dieu] qui croit et flambe dans les consciences. Lorsque Dieu vient l'habiter aussi, la conscience double d'acuité, et trois phases s'offrent alors aux voyants :
- Celle où la conscience est encore extérieure à l'essence de l'extase,
- Celle où elle devient spectatrice étonnée,
- Celle où la ligature du sommet de la conscience s'opère, elle se tourne alors vers une face dont le regard la ravit à tout autre spectacle.
Louis Massignon, un des plus grands orientaliste et islamologue du 20ème siècle a consacré une thèse considérable à Al Hallaj, celle-ci s’intitule : La passion de Hallâj (Gallimard, 1975). Elle met en lumière tout particulièrement le caractère de haute sainteté dont fut imprégné Al-Hallaj. C'est également grâce à cette thèse qu'Al-Hallaj pu être connu en occident.
Cette mise en avant d'Al Hallaj par Massignon a d'ailleurs été beaucoup critiquée par ses contemporains orientalistes tel Edward Saïd (3), qui reprocha à Massignon le fait de mettre trop en avant le caractère exceptionnel d'Al-Hallaj comme figure emblématique du Soufisme, et que sa thèse tenait plus du caractère passionnel que d'une réelle objectivité.

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