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Les Grandes Figures Musulmanes

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1 Les Grandes Figures Musulmanes le Ven 3 Juin - 14:53

Wahrani


Admin
Rappel du premier message :

Abu-l-Alla Al-Maari, Abul ʿAla Al-Maʿarri1 ou Aboulala el-Maʿarri  (973-1057) est un grand poète syrien de langue arabe, connu pour sa virtuosité, pour l'originalité et le pessimisme de sa vision du monde. En effet, ses poèmes philosophiques sont construits sur la base d’une tristesse existentielle profonde, faisant du pessimisme une ligne de conduite et le départ de toute réflexion philosophique
un grand poète arabe, aveugle et pessimiste, sceptique et croyant, qui apparaît aujourd’hui, à travers ses deux recueils de poésie,les Luzûmiyyât et Saqt al-Zand, comme un penseur qui a posé avec pertinence les problèmes de notre monde. Nourri de culture grecque, il a foi en la raison suprême, unique guide pour les humains dans leur éternelle recherche du bonheur, déjà végétarien en son temps par respect pour la nature, penseur pour qui le doute et le pessimisme étaient centraux dans sa réflexion,
par ailleurs inspirateur, dit-on, de La comédie divine de Dante; Al-Moutanabbi, Omar Khayyâm, Abu Nawas, Al Jahiz, Ibn Tofayl, Al Farabi, Al Khansaa, Abou-Tammam, Al-Buhturi, etc.,
 
Un très beau texte de notre grand philosophe et intitulé غير مجدٍ ,"Ghayrou moudjdine".
Ce texte est le reflet de la vision pessimiste de la vie du philosophe, vision qui caractérise la pensée de l'auteur de "Rissalat Al Ghofrane" ou "l'Epître du Pardon", œuvre philosophique majeure audacieuse et grandiose, qui sort des chemins battus, et qui a valu à son auteur bien des critiques sur son attitude de libre-penseur intelligent et irréductible.
 
Peu importent à mes convictions et à mes croyances,
Les pleurs d’un malheureux ou les mélodies d’un chanteur.
Est-il en train de pleurer ou de chanter,
Ce pigeon qui roucoule sur sa branche d’arbre ?
La tristesse de la mort vaut les milliers
De joies qui célèbrent les naissances.
Ami, vois ces tombes qui comblent ces immensités,
T’es-t-tu demandé où sont celles qui datent du temps de 3Ad ?
Assouplis ta marche, car tes pieds foulent
Des sols formés par les corps des disparus.
Alors déplaces-toi si tu peux doucement dans les airs,
Afin de ne pas piétiner les restes des humains.
Que de tombes se sont multipliées infiniment,
Se moquant des bousculades d’êtres de toutes sortes.
La vie n’est que lassitude permanente,
Etonnants ceux qui aspirent à vivre plus longtemps 

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15 Re: Les Grandes Figures Musulmanes le Lun 25 Juil - 10:21

Wahrani


Admin

Sheikh Zakariyya Al-Ansârî (environ 1420-1520), considéré comme étant le revivificateur des sciences religieuses (mujadîd) du IXe siècle de l’hégire, était grand juge en Egypte, juriste, théologien, exégète, poète, maître spirituel, ascète, muhaddith (spécialiste du hadîth), hafîz et mémorisateur du Noble Qur’ân, mathématicien, astronome, spécialiste de la langue arabe et de la littérature, spécialiste de la logique et de la rhétorique, etc.

Il avait environ 150 enseignants dans différentes disciplines (et issues de tout le monde musulman correspondant actuellement aux territoires suivants : Syrie, Liban, Irak, Arabie Saoudite, Iran, Egypte, etc.), dont le fameux Ibn Hajar Al ‘Asqalânî (qui était son aîné de presque 50 ans, il étudia chez Ibn Hajar alors qu’il était encore jeune ; Al-Islâm Zakariyyâ Al-Ansârî rapporte du Hâfiz Ibn Hajar par chaîne de transmission les livres de Ibn `Arabî par exemple), et avait pour disciples de nombreux étudiants, dont le célèbre juriste et maître du hadîth Ibn Hajar Al Haytami.

On le surnommait d’ailleurs parfois « La perle entre les deux Hajars » (al-Lu’Lu’ bayna l-Hajarayn), en référence à son maître Ibn Hajar al-‘Asqalâni l’Émir des Croyants dans le Hadith et son élève le Hafiz Ibn Hajar al-Haytami. Il avait d’autres surnoms comme Sheikh al-Islam (le Sheikh de l’islam), Qadi al-Quda (le juge des juges ; car maîtrisant les sciences liées à la jurisprudence et à l’application des dispositions juridiques selon la Loi Divine), Hafiz dans la science du Hadith, Revificateur de la Sunnah, etc
Au sujet du tasawwûf, il dit : «le Tasawwûf est la science par laquelle on connaît les états de la purification des âmes, et la pureté des caractères par laquelle s’enrichissent l’extérieur et l’intérieur pour parvenir à la béatitude (félicité) éternelle».

L’Imam an-Nabahanî rapporte dans son livre les prodiges des Saints « Karamat al-Awliya » plusieurs pages concernant les prodiges dont Allâh gratifia le Sheikh Zakariyya al-Ansârî, parmi lesquels le fait que des gens venaient chez lui pour qu’Il invoque Allâh afin de bénéficier de la guérison spirituelle (rendant la vue, guérissant certaines maladies, etc.), et cela se produisit peu de temps après les invocations (secondes, minutes, heures, jours ou semaines suivant les cas), rêves et songes prémonitoires, dons spirituels, etc.

Ill fut l’objet de nombreux éloges parmi les grands savants. Al Hafîz As-Suyûtî dit de lui : «Sheikh al-Islam Zakariyya al-Ansari. Le revificateur de la religion… Il chemina dans la voie du Tassawuf… investi dans l’effort et l’ijtihad dans l’écrit, la science et la pratique. Il acquit une légitimité des gens pour ces fatwa, ces cercles de science et ces ouvrages dont ils tirèrent profit… Il délaissait ce qui ne le regardait pas, était marqué d’humilité, clément avec son entourage…».

Sheikh Murad Yussuf Abû Hanafi dit : «Le Sheikh, l’Imam dont on tire grand profit… celui qui passa la grande partie de son existence à servir la science ainsi qu’à œuvrer… le Scrupuleux, l’Ascète, le Dévot, le Juriste, al-Hafidh, le Mouhadith, l’Exégète, le Saint, le Pieux, le Sûfi… à la tête des connaissant d’Allâh (al-‘arifines billâh)…».
Le Qâdi Baha ud-dîn Muhammad ibn Yusûf dit : «Le Shafi’ite de son temps, le Qadi al-Quda… il est le Sheikh al-Islam… Savant, oeuvrant avec beauté et majesté, craignant Allâh… ascète, dévot, parmi les grands Imams».
L’auteur du Badi’ az-Zuhur dit : «Le Sheikh al-Islam et des musulmans, le Mufti pour les êtres dans l’univers, l’héritier des Salafs, le pilier des khalafs…».
Sheikh al-Islam Ibn Hajar al-Haytamî dit : «… le savant accomplit, parmi les Imams héritiers (de l’héritage prophétique), parmi les juristes il est le pilier des savants dans le monde et la preuve d’Allâh sur les gens… la délivrance face aux difficultés, rejoignant ces ascendants (parmi les savants) dans l’Ijdâd, singulier par ses chaînes de transmissions élevées, quand est-il alors qu’en son temps tous ont tiré de lui…».

Sheikh Najm al-Ghazi dit : «Le Sheikh, l’Imam, le Sheikh des Sheikh al-Islam, le savant accomplit…, le porte-parole des Mutakalimîn (théologiens scolastiques), le maître des Juristes et des Muhadithîn (maîtres du hadîth), le Hafîz distingué de chaînes de transmission élevé… le Saint réalisé, celui qui réunit la Sharî‘ah et la Haqiqa, le cheminant vers Allâh l’Exalté… notre maître et notre souverain, le juge des juges, le sabre faisant triompher la vérité…»..

L’Imam al-‘Aydarûs dit : «Le Sheikh, l’Imam, le savant, le Sheikh al-Islam, le juges des Juges». Il dit aussi : «Il est pour moi le plus proche d’être le Revificateur (mujadid) à la tête du 9ème siècle (de l’hégire)».

Son élève Sheikh ‘Abdel-Wahhâb ash-Sha‘ranî : «Sheikh al-Islam, l’un des piliers dans le Fiqh et le Tasawwûf… Il était parmi les plus grands Mufti d’Egypte… Il eut beaucoup de Kashf [dévoilements spirituels]. Ses invocations étaient (souvent) réalisées (par la Grâce d’Allâh)».
L’Imam, al-Hafiz as-Sakhawî : «Le Qâdi des Shafi’ites, l’incontestable de ce temps».
L’Imam Ibn ‘Umâda dit : «Sheikh al-islam, le juge des juges, le joyaux de la Religion, le Hafiz».
L’Imam, le Mufti Nabahani dit : «Le Sheikh al-Islam, parmi les Imams de la Umma, le savant accomplit, le Saint, le connaisseur d’Allâh, un pilier dans le Fiqh et dans le Tasawwûf… ».
Lors de son décès, il fut enterré au côté de l’imâm As-Shafi’î (il était considéré comme le digne héritier de As-Shafi’î de son époque).
L’Imam ash-Sha’rawî dit qu’il ne vit un pareil cortège funèbre, il y eut une grande foule composée de savants, du dirigeant, de saints, d’émirs et des habitants qui suivirent le corps jusqu’à la petite Qarafa où on l’enterra à proximité de l’Imam ash-Shafi’î.
Qu’Allâh fasse Miséricorde à notre noble imâm, pourtant oublié de nos jours par un grand nombre de musulmans parmi la masse.

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16 Re: Les Grandes Figures Musulmanes le Mer 27 Juil - 16:59

Salâh Ed-Dîn


Voici une citation célèbre de Mansur al-Hallaj :
Les états d'extase divine, c'est Dieu qui les provoque tout entiers, quoique la sagacité des maîtres défaille à le comprendre. L'extase c'est une incitation, puis un regard [de Dieu] qui croit et flambe dans les consciences. Lorsque Dieu vient l'habiter aussi, la conscience double d'acuité, et trois phases s'offrent alors aux voyants :
- Celle où la conscience est encore extérieure à l'essence de l'extase,
- Celle où elle devient spectatrice étonnée,
- Celle où la ligature du sommet de la conscience s'opère, elle se tourne alors vers une face dont le regard la ravit à tout autre spectacle.
Louis Massignon, un des plus grands orientaliste et islamologue du 20ème siècle a consacré une thèse considérable à Al Hallaj, celle-ci s’intitule : La passion de Hallâj (Gallimard, 1975). Elle met en lumière tout particulièrement le caractère de haute sainteté dont fut imprégné Al-Hallaj. C'est également grâce à cette thèse qu'Al-Hallaj pu être connu en occident.
Cette mise en avant d'Al Hallaj par Massignon a d'ailleurs été beaucoup critiquée par ses contemporains orientalistes tel Edward Saïd (3), qui reprocha à Massignon le fait de mettre trop en avant le caractère exceptionnel d'Al-Hallaj comme figure emblématique du Soufisme, et que sa thèse tenait plus du caractère passionnel que d'une réelle objectivité.

17 Sa'd Ibn Abî Waqqâs le Lun 29 Aoû - 14:13

Stitten


Sa`d ibn Abi Waqqas (arabe : سعد بن أبي وقاص) (v. 595 - v. 674) est l'un des plus illustres compagnons du prophète de l'islam Mahomet. Il est né parmi les Banu Zuhrah1, un clan Quraych et fut l'un des cousins de Amina bint Wahb, la mère de du Prophète Muhammad (SAWS)
Son père était Ohayb ibn Manaf, l'oncle paternel d'Amina.
 
Il fut parmi les premiers en 610 à se convertir à l'islam alors qu'il n'était âgé que de 17 ans2 et c'est Abu Bakr qui en fut la cause. Il fait partie des dix musulmans à qui le Prophète Muhammad (SAWS)  promit le Paradis (Jannah).
 
Parmi les titres honorifiques que l'on lui attribuait, il n'en aimait que deux :
le fait qu'il fut le premier à tirer une flèche pour la cause de Dieu et aussi parce que le Prophète Muhammad (SAWS) lui a dit : « Tire Sa`d ! Que soient sacrifiés pour toi mon père et ma mère».
 
On dit que ses deux armes les plus efficaces étaient ses tirs et ses invocations. Ses tirs manquaient rarement ses cibles et ses compagnons l'expliquent par une prière que le Prophète Muhammad (SAWS) a fait en sa faveur :
 
«Ô Dieu ! Oriente son tir et exauce son invocation »
 
Il mena la bataille d'al-Qadisiyya contre l'empire sassanide en Irak sous le califat de `Omar ibn al-Khattab et mourut vers 674 à Al-Aqiq durant le califat de Mu`awiya lorsqu'il était âgé d'un peu plus de 80 ans. Il était encore riche à ce moment-là.
Les livres d'histoire et de biographie nous disent qu'il a embrassé l'Islam par l'intermédiaire d'Abou Bakr. Peut-être qu'il a déclaré sa conversion le jour où Othman ben Affan, az-Zoubayr ben al-Awam, Abdarrahman ben Aouf et Talha ben Obaydallah ont fait la même déclaration. Cependant, cela n'empêche pas qu'il s'est converti clandestinement avant cette date. Saâd ben Abou Waqas a certes de nombreux titres de gloire, mais il n'aime en citer que deux. Il est le premier tireur de flèches pour la cause de Dieu et le seul musulman à qui le Prophète  a dit
 
 «Tire, Saâd. Que soient sacrifiés pour toi mon père et ma mère!»
 
Ali ben Abou Talib témoigne : « Je n'ai jamais entendu le Messager  dire cela à quelqu'un, sauf à Saâd. Je l'ai entendu dire, lors de la bataille d'Ouhoud :
 
« Tire, Saâd. Que soient sacrifiés pour toi mon père et ma mère! »
 
En outre, Saâd possède deux armes efficaces : Son tir précis et son invocation. Sa flèche ne rate jamais un ennemi dans les batailles et son invocation est toujours exaucée par Dieu. Ses compagnons expliquent cela par l'invocation du Messager en sa faveur :
 
« Ô Dieu! oriente bien son tir et exauce son invocation. »
 
A propos de l'invocation exaucée, voici le témoignange de Amir ben Saâd : Saâd a vu un homme en train d'insulter Ali, Talha et az-Zoubayr. Il lui a dit d'arrêter mais l'homme a continué dans ses insultes. Saâd lui a alors dit
 « Dans ce cas, je vais invoquer (Dieu) contre toi! » L'autre dit : « Je vois que tu me menaces, comme si tu étais un prophète! »
Saâd se retire, fait des ablutions, puis fait une prière de deux rakâa. Après quoi, il lève les deux mains au ciel et dit :
« Ô Dieu! si tu sais que cet homme a insulté des gens qui ont eu de toi la splendeur et que ses insultes contre eux te mécontentent, alors fais de lui une leçon. »
 
Quelques temps après, une chamelle réussit à s'enfuir de son enclos, dans une course folle, sans que personne ne puisse la rattraper. Elle pénètre dans la foule, comme si elle cherche quelque chose. Puis elle trouve l'homme. Elle le met entre ses pattes et se met à l'étouffer de son poids jusqu'à le tuer.
Par ailleurs, Saâd réussit à devenir riche, sans être avare. De sa fortune licite, il sait très bien donner en vue de Dieu, dépenser pour la cause de Dieu. Lors du Pèlerinage d'adieu, il tombe malade. Recevant la visite du Prophète  , il lui dit : « Ô Messager de Dieu, j'ai une fortune et je n'ai pour héritier qu'une fille. Est-ce que je donne en aumônes les deux tiers de ma fortune ? 
- Non, dit le Prophète. 
- Alors, la moitié ?
- Non. - Donc, le tiers ? 
- Oui, dit le Prophète, et le tiers c'est beaucoup. Si tu laisses tes héritiers riches, cela vaut mieux que de les laisser dépendants des gens... » 
Après cela, Saâd aura des fils.
 
Saâd est aussi un croyant qui se distingue par la crainte de Dieu. Quand il écoute le Prophète prêcher, il ne peut maîtriser ses larmes. Il est également un homme aux actions pieuses. Un jour, le Prophète  dit à ses compagnons, tous assis : « Maintenant va venir un homme faisant partie des habitants du Jardin. » Les compagnons détournent la tête dans toutes les directions, à la recherche de l'heureux élu, et voilà Saâd ben Abou Waqas qui arrive. Après cela, Abdallah ben Amr ben al-As lui demande avec insistance de lui dire ce qu'il faut faire pour se rapprocher de Dieu, pour triompher de cette inestimable récompense. Saâd lui dit : « Pas plus des actions (pieuses) que nous accomplissons tous. Sauf que je ne porte pas de rancune ou de mal contre aucun des musulmans. »
Voilà donc le compagnon que l'Emir des croyants a choisi pour diriger les troupes musulmanes dans la bataille d'al-Qadisiya.
De plus, Saâd est connu pour avoir une foi inébranlable. Quand il embrasse la nouvelle religion, sa mère polythéiste essaie plusieurs fois de l'en détourner. Comme Saâd ne se plie pas à son exigence, elle entame une grève totale de la faim. Elle se prive de manger et de boire durant plusieurs jours mais Saâd reste inébranlable. Le temps passant, la mère s'affaiblit dangereusement. Alors, Saâd va lui rendre visite, sur demande d'un proche et lui dit d'une voix résolue :
« Ô mère, par Dieu! Même si tu as cent âmes et qu'elles sortent l'une après l'autre, je n'abandonnerai jamais ma religion. Alors, mange si tu veux, ou ne mange pas. »
 
Après ces mots, sa mère suspend sa grève de la faim.
Dieu fit descendre ensuite ce verset :
Mais s'ils faisaient sur toi pression pour que tu M'associes ce sur quoi tu n'as pas de science, ne leur obéis pas. (Coran 29.Cool
 
A al-Qadisiya, Saâd Ibn Abou Waqas dirige son armée de 30.000 combattants contre les 100.000 soldats de l'armée perse. Mais, avant la bataille décisive, il envoie quelques-uns de ses compagnons à Rostom le commandant des Perses, avec la mission précise de l'appeler à embrasser l'Islam. Les émissaires reviennent plus tard, pour lui donner le compte-rendu de leur mission : C'est la guerre.
 
Il aurait aimé que la bataille ait été fixée pour un autre jour, parce que ce jour-là il était malade. Mais, que peut-il faire contre le cours irrésistible des évènements ? Il se lève résolument, malgré les furoncles qui lui font très mal, adresse aux combattants un discours avec pour début ... 
le verset "Oui, Nous avons écrit dans les Psaumes, après le Rappel, que la terre serait l'héritage de Mes adorateurs justes". (Coran 21.105)
Après quoi, il dirige la prière du duhr avant de lancer par 4 fois le takbir devant toute l'armée. Puis, il dit à voix haute, en montrant l'objectif : « Allez-y avec la bénédiction de Dieu! » Puis, il se dirige en dépit des douleurs à la tente qui lui servira de poste de commandement, sur une hauteur. 
Là, il s'allonge la poitrine sur un oreiller. Désormais, il n'accorde aucune attention à son mal, il est absorbé par le déroulement des opérations. Il est occupé à donner les ordres aux détachements de combattants. « Vous! avancez sur le flanc droit!... et vous! colmatez les brèches du flanc gauche!... Devant toi, Moughira!... poursuis-les, Jarir! engage l'attaque, Achâth!. .. et toi, Qaâqaâ , avance avec tes compagnons!. » La suite est connue. Les Perses battent en retraite. Les combattants les poursuivent jusqu'à Nahaouand puis à al-Madayin, où ils s'emparent du trône de Cosroès.
 
Dès que Saâd est nommé gouverneur de l'émirat d'Irak, il s'attelle à bâtir le pays et à diffuser l'Islam. Par la suite, les habitants d'Al-Koufa se plaignent de lui auprès du khalife Omar. Ils ont dit que Saâd ne savait pas bien diriger la prière. Saâd dira : « Par Dieu! je ne leur fais que la prière du Messager de Dieu. Je fais durer les deux premières rakâs et j'écourte les deux dernières. » Omar le convoque à Médine. Il répond à la convocation. Mais quand Omar décide de le renvoyer à al-Koufa, il dit : « M'ordonnes-tu de retourner à un peuple qui prétendent que je ne sais pas bien diriger la prière ? » Puis il préfère rester à Médine.
Lorsque Omar est blessé à mort, il choisit six compagnons du Prophète, dont Saâd, pour élire d'entre eux le khalife des musulmans. Il les a choisis en arguant que le Prophète  était satisfait d'eux. Plus tard, quand l'époque des grands troubles éclate, Saâd se retira de la vie publique. Il va jusqu'à ordonner à sa femme et ses enfants de ne rien lui rapporter sur les évènements qui secouent la communauté. Un jour, les musulmans font appel à lui. Son neveu Hachim ben Outba ben Abou Waqas va le trouver et lui dit : « Ô oncle, il y a là 100.000 musulmans armés qui pensent que, par rapport aux autres, tu as plus de droit au khalifat. » Saâd refuse et lui signifie qu'il préfère voir ces hommes unis contre les mécréants.
 
Quand Mouâwiya s'empare des rènes du pouvoir, il dit à Saâd : « Pourquoi ne combats-tu pas avec nous ? » Saâd dit : « Je suis passé par un vent très ténébreux. Alors, j'ai dit : « Akh! akh!"? »
et j'ai arrêté ma monture jusqu'à la dissipation de ce vent. » Mouâwiya dit :
« Dans le Livre de Dieu, il n'y a pas de Akh! akh! Au contraire, Dieu dit:
Si deux partis d'entre les croyants se combattent, eh bien! Réconciliez-les, Si l'un d'entre eux avait commis un passe-droit au détriment de l'autre, combattez le coupable jusqu'à ce qu'il fasse retour au commandement de Dieu (Coran 49.9).
Toi, tu n'étais pas avec le parti injuste contre le parti juste, ni avec le parti juste contre le parti injuste.»
Saâd réplique : « Je ne suis pas celui qui combattrait un homme auquel le Messager de Dieu a dit : « Tu occupes vis-à-vis de moi le rang que Haroun occupait vis-à-vis de Mousa, sauf quil n'y a pas de prophète après mois. »
 
Et en un certain jour de l'an 54, Saâd s'éteint à al-Aqiq après avoir vécu plus de 80 ans.
Son fils raconte :
«Mon père avait la tête dans mon giron, au moment de rendre l'âme. Me voyant pleurer, il m'a dit :
«Fils, qu'est-ce qui te fait pleurer ?
Dieu ne châtiera jamais... Je suis d'entre les habitants du Jardin. »

Sa foi a été inébranlable devant le secouement de la mort. Le Prophète  lui avait annoncé la bonne nouvelle du Jardin. Puis, il a demandé de lui apporter de son armoire un vieux vêtement. Ayant eu ce vêtement entre les mains, il a dit à sa famille de l'y ensevelir, avant de donner la raison : « Je le portais lors de la bataille de Badr contre les polythéistes, et je l'ai gardé pour ce jour. » 
Ainsi a vécu Saâd et ainsi il est mort.

Wahrani


Admin
Fille d'aristocrates russes exilés, née à Genève en 1877, Isabelle Eberhardt, grandit dans une famille recomposée, cosmopolite, peu conformiste, libertaire, avec trois demi-frères, dans un environnement multiculturel et intellectuel qui développe chez elle une intarissable soif de découverte, une passion pour le monde arabe et l'Islam, encouragée par son «père » Alexandre Trophimowsky, arménien, philosophe, polyglotte. Elle apprend le Français, l'Allemand, le Russe, le Latin, l'Italien, un peu d'Anglais et l'Arabe. 
Elle entend parler pour la première fois de l'Algérie par ses demi-frères engagés dans la légion militaire. Quand, à 20 ans, elle accompagne sa mère souhaitant se rapprocher de l’un de ses fils, elle découvre un pays, une culture, une religion qui vont l'imprégner totalement.

Elle est fascinée par l'Islam et va recevoir la révélation comme une explosion en elle. « Je sentis une exaltation sans nom emporter mon âme vers les régions ignorées de l'extase ».
Elle trouve son inspiration dans les médersas et les mosquées. Elle revendique seulement la liberté de se convertir à l’islam, d’aimer un peuple et un pays – l
’Algérie - d’y vivre fièrement : «Nomade j’étais, quand toute petite je rêvais en regardant les routes, nomade je resterais toute ma vie, amoureuse des horizons changeants, des lointains encore inexplorés.»
Isabelle Eberhardt. Convertie à l’Islam, s'est déguisé en homme, drapée dans les plis de son burnous, bottée en cavalier filali, qu'Isabelle Eberhardt va parcourir les immenses étendues sahariennes, à la manière des soldats bédouins , en route pour le sud constantinois.
«A la place parlait et vivait un jeune musulman, un étudiant allant à la découverte de l’Islam. Isabelle était devenue Mahmoud Saadi. Dans sa vie et dans ses récits ce sera dorénavant ce nom qu’elle utilisera, le nom d’un jeune taleb voyageant pour s’instruire et qui parfois, d’un geste brusque, repoussait son guennour en arrière, découvrant un crâne carré tout bosselé et qu’elle faisait raser à la mode orientale »écrit Edmonde Charles-Roux dans «Nomade j’étais, les années africaines d’Isabelle Eberhardt ». 

Isabelle Eberhardt va faire une expérience intérieure dans la "zaouïa" de Kenadsa, confrérie où elle est reçue en tant que "taleb", c'est-à-dire étudiant, plus précisément "demandeur de savoir " ou "voyageur en quête de sens".

Elle va y trouver ce vieil islam qui la fascine et qui va la conduire vers une forme de dépouillement et de contemplation. « Etre sain de corps, pur de toute souillure, après de grands bains d'eau fraîche, être simple et croire, n'avoir jamais douté, n'avoir jamais à lutter contre soi-même, attendre sans crainte et sans impatience l'heure inévitable de l'éternité… » 
Elle va découvrir ces peuples du Sud qui seront les héros de ses écrits. Au contact de la population, elle observe les gens, pose sur eux un regard d'une intense acuité, sans exotisme. Elle trouvera la réponse à sa problématique socio psychique dans la culture et la religion musulmane.

Ces musulmans, Isabelle Eberhardt va non seulement prendre fait et cause pour eux contre les colonisateurs, mais elle va également les rejoindre dans son engagement spirituel. Ces êtres rejetés par la société colonisatrice, elle les suit dans leur vie, dans leur destin vers la mort, dans leur chemin vers Dieu. 

Elle sillonne l’Algérie du Nord au Sud, d’Est en Ouest mais c’est à El Oued –dans le Sud- qu’Isabelle revient, rencontre Slimane Ehnni, l’homme de sa vie, un jeune «soldat indigène» de l'armée française en Afrique du Nord, s’y installe, se marie avec la Fatiha seulement, selon le rite musulman.

L'union de l'Européenne et du spahi indigène fait scandale. L'armée française lui refuse le mariage civil, l’enjoignant de quitter l’Algérie, estimant que son mode de vie est un facteur de troubles, ses fréquentations de zaouïas suscitaient la méfiance des colonisateurs français ! Exilée à Marseille pendant un an, elle obtient enfin l’autorisation d’épouser civilement en octobre 1901, Slimane, grand, visage fin, teint sombre, une famille de spahis engagés depuis trois générations, le Français étant sa langue autant que l’Arabe. Isabelle d’origine russe, obtient la nationalité française et le couple rejoint l’Algérie en 1902. 

Calomniée, espionnée, raillée par les colons « l'étrangère, la scandaleuse», des jours, des nuits, guettant le retour de Slimane retenu à la caserne- des permissions rares- une promotion qui s’envole- un solde dérisoire, un semblant de toit- un gourbi à Ain-Sefra, une volonté farouche !
Pour son spahi, la nomade met le pied à terre, s’assagit. Finies les grandes chevauchées  Mahmoud Saadi redeviendra Isabelle, habillée, vivant comme les femmes du Sud. 
«… Peu importeraient la misère, réelle maintenant, et la vie cloîtrée parmi les femmes arabes… Bénie serait même la dépendance absolue où je me trouve désormais vis-à-vis de Slimane - qu'elle appelle Rouh' - mon âme… Mais ce qui me torture et me rend la vie à peine supportable, c'est la séparation d'avec lui et l'amère tristesse de ne pouvoir le voir que rarement, quelques instants furtifs.. »
Slimane en permission, après une longue absence, le dernier jour passé ensemble. Aïn Sefra fut en octobre 1904 le théâtre d'une grave inondation, la ville emportée. Isabelle, affaiblie par la maladie est retrouvée morte dans les ruines de sa maison..

Trois années d’un amour incommensurable !

Enterrée selon le rituel musulman, au cimetière de Aïn Sefra, sa tombe est jusqu’à nos jours visitée.
Isabelle n’avait que 27 ans.
De la mort, elle a écrit: "Tout le grand charme poignant de la vie vient peut-être de la certitude absolue de la mort. Si les choses devaient durer, elles nous sembleraient indignes d'attachement. " (A l'ombre chaude de l'Islam) 
De sa courte vie, elle en fit un long voyage 
« .. la fièvre d'errer me reprendra, que je m'en irai; oui, je sais que je suis encore bien loin de la sagesse des fakirs et des anachorètes musulmans… Au fond, cela serait la fin souhaitable quand la lassitude et le désenchantement viendront après des années- Finir dans la paix et le silence de quelque zaouïa du Sud, finir en récitant des oraisons extatiques, sans désirs ni regrets, en face des horizons splendides… !» 
Slimane, très affecté par la disparition, d’isabelle, ne lui survivra que trois ans. 

Plus de cent ans après sa mort, Isabelle Eberhardt reste un personnage fascinant. Une femme d’exception transcendée par une religion « l’Islam
« Ainsi, nomade et sans autre patrie que l’Islam…C'est bien la paix, le bonheur musulman- et qui sait ?
Peut-être bien la sagesse... » 

http://dialogue-religion.forumalgerie.net

19 Jalalu’d-din as-Suyuti . le Mar 11 Oct - 21:22

Stitten


De tous les héros et érudits de l’islam qui sont apparus en Egypte sous le règne des Mamelouks, l’historien Jalalu’d-din as-Suyuti est le plus célèbre. Il est en effet sans aucun doute l’un des plus grands savants et penseurs du quinzième siècle.
Il est né en Haute Egypte en 1445 dans un endroit appelé Asyut d’où est tiré son surnom de as-Suyuti. Il perdit son père très jeune mais son héritage lui assura une indépendance financière qui lui permit de poursuivre ses études sans difficultés.
Il était doté d’une excellente mémoire. A huit ans, il acheva la mémorisation du Qur’an. Sa mère qui était une femme très intelligente veilla à son instruction en lui donnant pour professeurs les plus grands savants contemporains. Il apprit ainsi la science du tafsir, duhadith, du fiqh, le kalam, l’histoire, la philosophie, la philologie et la rhétorique.
Apres avoir achevé ses études il se rendit à l’université du Caire et acquit le titre de professeur dans diverses disciplines les unes après les autres. Comme il maîtrisait presque tous les sujets, il fut bientôt place à la tête du corps professoral. En 1501, ses adversaires conspirèrent contre lui et l’accusèrent de participer au détournement des fonds de l’université : il décida alors de se consacrer à la recherche, à la rédaction d’ouvrages et à l’adoration d’Allah. Il se retira à l’écart du monde sur l‘île de Rawda, sur le Nil et se consacra à la rédaction de ses fameux ouvrages. C’est là qu’il mourut 4 ans plus tard, en 1505.
Jalalu’d-din était un grand génie et un érudit. Il écrivit abondamment toute sa vie durant, sur le Qur’an, les hadiths, la shar’ia, l’histoire, la philosophie, la rhétorique et apporta une précieuse contribution au monde su savoir. On dit que le nombre de ses ouvrages dépasse les 500.

As-Suyuti était attentif aux demandes de ses lecteurs.
Il est connu à travers le monde musulman pour sa capacité à écrire des livres passionnants sur des sujets susceptibles d’attirer le lecteur. Ses ouvrages sont encore très lus de nos jours en Egypte, au Maroc et en Syrie et également dans le sous-continent indien. En effet, il a le grand mérite d’avoir su présenter l’histoire et la culture islamique de façon scientifique tout en donnant un style agréable et accessible à ses ouvrages.
Parmi les plus connus, citons :
Al-Itiqan fi ‘ulum al-Qur’an, un livre consacré au Qur’an.
Tafsir al-Jalalayn coécrit avec Jalalu’d-din al-Mahalli, Muzhir al-Lugha, Husn al-Muhadara Misr wa’l-Qahira, et Tarikh al-Khulafa’.
Tafsir al-Jalalayn est un célèbre tafsir, très populaire dans le monde musulman, à cause de sa simplicité et de sa fiabilité.
Misr wa’l-Qahira est une somme imposante consacrée à l’histoire de l’Egypte, très prisée des Egyptiens. Le Tarikh al-Khulafa’ est lui aussi un ouvrage très intéressant apprécié des savants comme du grand public.

Tous ces livres reflètent ses talents d’écrivain de réformateur, et d’observateur. Ses qualités littéraires, son vocabulaire limpide et son art de la narration en ont fait incontestablement l’un des fleurons du patrimoine islamique.
 
Source : http://www.aslim-taslam.net

Al-Khansa


Cheikh Bouamama, a été affublé de ce surnom toute sa vie durant parce qu'il portait un turban (âmama) sur la tête, semblable en cela à tous les Arabes. Issu de la famille des Ouled Sidi Taj, treizième fils que le premier aïeul de la famille a eu de sa seconde épouse de Figuig, il est connu comme descendant de la branche des Ouled Sidi Cheikh de la région Ouest. Connaisseur des voies de dieu, seul serviteur de dieu et croyant, le combattant héros des savants, plein de générosité, de piété et de plusieurs documents découvertes.
Né en 1840 à Figuig au Maroc, apprit le Coran tout jeune ainsi que les sciences islamiques dans la Zaouïa sous l’autorité de plusieurs chouyoukhs et surtout de son père le saint savant Sidi  Larbi ben Cheikh, vécu dans un milieu saint, religieux et généreux, élevé dans une tradition arabo islamique.
La révolution des ouled sidi cheikh lui laissa séquelles c’est pour cela qu’il s’initia pour le combat au nom de dieu il contacta tous les Ouled sidi cheikh pour participer au combat au noms de dieu, il suivit « la Tariqa Cheiikhiyya » du cheikh Sidi Mohamed ben Abderrahmane.
Sidi Bou'mama était à la fois une figure historique et un personnage mystique. Armé d'une large culture que les savants et érudits de Kairaouane lui avaient inculquée, il fonda sa Zaouia dans le but unifier les différents courants de confrérie et de rassembler les BOUCHIKHI. Il avait réussi à mettre fin aux divergences tribales de son époque. Il constitua sa base militaire dans son fief Moghrar Tahtania à Abiodh Sidi Cheikh au environ de l’ex-Geryville .
En bon meneur d'hommes, il dirigeait la résistance contre le colonialisme en Algérie ; de 1881 à 1908, il avait commandé de nombreuses batailles, causant d'importantes pertes aux ennemis. Il avait jusqu à sa mort résisté à toutes les pressions aussi bien militaires que politiques
Il était un très grand intellectuel de très grande moralité,   toujours souriant souvent comme le prophète Mohamed (‘SAWS).
Ils respectait toujours les horaires de prières et ne montrait que le droit chemin qui ouvrait les portes du paradis, il racontait souvent aussi sur ces ancêtres les Ouled Sidi Cheikh, il est décédée en 1908 et fut enterré à la ville de Laiyoun au Maroc .
Il fut remplacé par son fils Sidi Cheikh Haj Tayeb, il était parmi les gens pieux et généreux, et serviteur de dieu il meurt en 1936, il fut enterré dans la Zaouia Bouamamia et fut aussi remplacé par son fils le saint Sidi Abdelhakem qui rendra visite à chaque fois à tous les tombeaux de ces ancêtres soit en Algérie ou au Maroc, il est décédé en 1966 et fut remplacé par son fils Sidi El haj Hamza patron actuel de la «la tariqa Cheiikhiyya», très généreux, pieux, modeste, jeun beaucoup très croyant du coran et de la sonna .

21 Abdullah ibn Salam ibn al-Harith le Jeu 8 Déc - 14:22

Wahrani


Admin
Abdullah ibn Salam était un compagnon du prophète de l'islam Mahomet et était un rabbin très connu avant sa conversion à l'islam1. Son nom exact est Abdullah ibn Salam ibn al-Harith mais son vrai nom avant sa conversion à l'islam était Al-Husayn ibn Salam et il appartenait à la tribu des Banu Qaynuqa2.
 
C'était un des savants les plus considérés parmi les juifs de Yathrib. De son vrai nom, Al-Husayn Ibn Salam, il était un homme pieux, sage et versé dans les écritures saintes.
 
Sa vie tranquille et paisible, se résumait à ceci :
le matin, il le consacrait à prêcher dans la synagogue, l'après-midi, au travail dans sa palmeraie et la nuit à l'étude de la Torah. 
 
Sa connaissance des Écritures bibliques l'a convaincu de l'imminence de la venue d'un Messager qui sera envoyé pour parachever le message divin transmis par les prophètes précédents. Il ne vivra, dès lors, que dans l'attente de l'apparition de cet homme providentiel en priant Dieu pour qu'il soit vivant le jour où celui-ci viendra. Dieu exaucera sa prière.
 
La tradition rapporte à son propos, qu'il aurait vu dans certains versets de la Torah l'annonce de la venue d'un prophète qui complèterait le message des prophètes venus avant lui. Il est crédité d'un vaste corpus de traditions judaïques (Isra'iliyat), dont beaucoup se trouvent dans les commentaires du Coran de Tabari (839-923).
 
Le Saint Coran a imprimé son souvenir et sa conversion pour l'éternité. Sa`d ibn Abi Waqqas ajoute à cette histoire que le verset 10 de la sourate Al-Ahqaf fait référence à cette réaction :
 
« Dis : “Que direz-vous si [cette révélation s’avère] venir d’Allah et vous n’y croyez pas, qu’un témoin parmi les fils d’Israël en atteste la conformité [au Pentateuque] et y croit pendant que vous, vous le repoussez avec orgueil... En vérité Allah ne guide pas les gens injustes ! »
 
On rapporte que dans son étude, il était particulièrement
frappé par quelques versets qui traitaient de la venue d’un Prophète qui viendrait compléter le message des Prophètes précédents.
 
C’est pourquoi Al-Husayn fut vivement intéressé d’entendre les nouvelles de l’apparition d’un Prophète à La Mecque.
 
Il raconte ce récit :
 
"Quand j’appris l’existence du Messager de Dieu (SAWS) je me mis à enquêter sur son nom, sa généalogie, ses signes particuliers, l’époque à laquelle il est apparu et l’endroit où il se trouvait puis je comparai toutes ces informations avec ce qui se trouve dans nos livres. Ce faisant, je fus convaincu de l’authenticité de sa mission et j’affirmai la vérité de son message. Cependant, je dissimulai mes conclusions aux juifs. Je tins ma langue...
 
Puis vint le jour où le Prophète (SAWS) quitta La Mecque pour Yathrib. Au moment où il arriva aux abords de la ville et qu’il s’arrêta à Qubâ’, un homme accourut dans la ville, appelant les gens à sortir et annonçant l’arrivée du Prophète - paix et bénédictions sur lui. A ce moment, je me trouvais au sommet d’un dattier à travailler. Ma tante, Khâlidah Bint Al-Hârith, était assise sous l’arbre. En apprenant la nouvelle, je m’écriai :"Allâhu akbar ! Allâhu akbar !,  
 
Lorsque ma tante entendit ma proclamation de la Grandeur de Dieu, elle me le reprocha :
 
"Malheur à toi ! Par Dieu, si tu avais entendu que Moïse   était venu, tu n’aurais pas été aussi enthousiaste.
 
- Ma tante !, Par Dieu il est vraiment le frère de Moïse et il
suit sa religion. Il a été envoyé avec la même mission que Moïse."
 
Elle demeura silencieuse pendant quelques instants puis elle dit :
 
" S’agit-il du Prophète dont tu nous as parlé, celui qui serait envoyé pour confirmer la vérité prêchée par les précédents Prophètes et pour compléter le message de Son Seigneur ?
 
-Oui, répondis-je."
 
Sans plus attendre, je sortis à la rencontre du Prophète (SAWS). Je vis une foule de gens à sa porte. Je me frayai un chemin pour m’approcher de lui. Les premiers mots que je l’entendis prononcer furent :
 
"Ô gens ! Répandez la paix... Partagez la nourriture...
Priez durant la nuit pendant que les gens dorment... et vous entrerez au Paradis en paix..."
 
Je l’examinai attentivement. Je fus convaincu que son visage n’était pas celui d’un imposteur. Je m’approchai davantage de lui et fis la profession de foi :
"Il n’y a de Dieu que Dieu et Muhammad est le Messager de Dieu."
 
Le Prophète (SAWS) se tourna vers moi et demanda : "Quel est ton nom ?
- Al-Husayn Ibn Salâm, répondis-je.
- Ton nom sera désormais `Abd Allâh Ibn Salâm, dit-il me donnant un nouveau nom.
- Oui, acceptai-je. Qu’il en soit ainsi. Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne souhaite avoir d’autre nom à partir d’aujourd’hui."
 
Je retournai chez moi et je parlai de l’islam à ma femme, à mes enfants et au reste de mon foyer. Ils se convertirent tous, y compris ma tante Khâlidah qui était alors une vieille femme. Cependant, je leur conseillai
de cacher notre conversion aux juifs jusqu’à ce que je leur en donne la permission. Ils acceptèrent.
 
Plus tard, je retournai auprès du Prophète (SAWS) et lui dit :
 "Ô Messager de Dieu ! Ces juifs sont des gens enclins à la calomnie et au mensonge. J’aimerais que tu invites les personnalités éminentes de leur communauté à te rencontrer. Pendant la rencontre, il faudra que je me dissimule à leurs regards dans une de tes pièces. Demande-leur qui je suis et quel est mon statut parmi eux avant qu’ils n’apprennent ma conversion à l’islam. Puis invite-les à l’islam. S’ils apprenaient que j’étais devenu musulman, ils me blâmeraient, ils me porteraient de fausses accusations et ils me calomnieraient."
 
Le Prophète (SAWS) me garda dans une de ses pièces et invita les personnalités éminentes juives à lui rendre visite. Il leur présenta l’islam et leur recommanda d’avoir foi en Dieu mais ils commencèrent à lui chercher querelle et à le contester sur la vérité. Le Prophète (SAWS)   réalisa qu’ils n’étaient pas enclins à accepter l’islam. Il leur demanda alors :
 
"Quel est le statut d’Al-Husayn Ibn Salâm parmi vous ?
 
- Il est notre chef et le fils de notre chef. C’est notre rabbin et notre savant, le fils de notre rabbin et de notre savant.
- Si vous veniez à apprendre qu’il s’est converti à l’islam, accepteriez-vous l’islam également ?
- Que Dieu nous pardonne. Il n’accepterait pas l’islam. Que Dieu le préserve d’accepter l’islam, dirent-ils horrifiés. "
A cet instant, je parus devant eux et leur annonçai :
 
"Ô assemblée de juifs ! Craignez Dieu et acceptez ce que
Muhammad a apporté ! Par Dieu, vous savez certainement qu’il est le Messager de Dieu et vous pouvez trouver des prophéties sur lui et la mention de son nom et de ses caractéristiques dans votre Thora. Pour ma part, je déclare qu’il est le Messager de Dieu. J’ai foi en lui et je crois en sa sincérité. Je le reconnais."
 
"Tu es un menteur ! s’écrièrent-ils. Par Dieu, tu es une
personne malfaisante et ignorante."Puis ils continuèrent à m’insulter de toutes les façons concevables..."
 
`Abd Allâh Ibn Salâm est venu à l’islam avec une âme assoiffée de savoir. Il était très attaché au Coran.
Une grande partie de son temps était consacrée à la lecture de ses sublimes versets. Il était profondément dévoué au noble Prophète - paix et bénédictions sur lui - et était constamment en sa compagnie.
 
La plupart du temps, il se trouvait à la mosquée afin de prier, d’apprendre et d’enseigner. Il était connu pour
sa façon douce, émouvante et efficace d’enseigner dans les cercles d’études des Compagnons qui avaient lieu régulièrement
dans la mosquée du Prophète - paix et bénédictions sur lui.
 
Connaissant la Torah, Abdullah ibn Salam renseigna Abdullah ibn Abbas lorsque celui-ci l'interrogea sur le prophète Uzayr dont parle le Coran au verset 30 de la sourate 9 (At-Tawbah) et lui dit qu'il s'agissait d'Esdras.
 
Celui-ci était considéré comme fils de Dieu par certains mouvements juifs, principalement ceux qui résidaient à Médine au temps de Mahomet. Selon Ibn Salam, Allah l'aurait fait mourir 100 ans, puis l'aurait ressuscité8. Il lui raconta aussi comment il récrivit pour eux la Torah qu'il connaissait par cœur.
 
Les Israélites dirent : « Moussa (Moïse) ne put nous apporter la Tawrat que dans un livre, mais Uzayr nous l’apporta sans livre», et ainsi quelques Israélites prétendirent qu’il était le fils d’Allah.
 

Abdullah participa aux conquêtes de Syrie et de Palestine  et mourut à Médine en 663. Il eut deux fils Mohammed et Yûsûf .

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