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Les Grandes Figures Musulmanes

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1 Les Grandes Figures Musulmanes le Ven 3 Juin - 14:53

Wahrani


Admin
Abu-l-Alla Al-Maari, Abul ʿAla Al-Maʿarri1 ou Aboulala el-Maʿarri  (973-1057) est un grand poète syrien de langue arabe, connu pour sa virtuosité, pour l'originalité et le pessimisme de sa vision du monde. En effet, ses poèmes philosophiques sont construits sur la base d’une tristesse existentielle profonde, faisant du pessimisme une ligne de conduite et le départ de toute réflexion philosophique
un grand poète arabe, aveugle et pessimiste, sceptique et croyant, qui apparaît aujourd’hui, à travers ses deux recueils de poésie,les Luzûmiyyât et Saqt al-Zand, comme un penseur qui a posé avec pertinence les problèmes de notre monde. Nourri de culture grecque, il a foi en la raison suprême, unique guide pour les humains dans leur éternelle recherche du bonheur, déjà végétarien en son temps par respect pour la nature, penseur pour qui le doute et le pessimisme étaient centraux dans sa réflexion,
par ailleurs inspirateur, dit-on, de La comédie divine de Dante; Al-Moutanabbi, Omar Khayyâm, Abu Nawas, Al Jahiz, Ibn Tofayl, Al Farabi, Al Khansaa, Abou-Tammam, Al-Buhturi, etc.,
 
Un très beau texte de notre grand philosophe et intitulé غير مجدٍ ,"Ghayrou moudjdine".
Ce texte est le reflet de la vision pessimiste de la vie du philosophe, vision qui caractérise la pensée de l'auteur de "Rissalat Al Ghofrane" ou "l'Epître du Pardon", œuvre philosophique majeure audacieuse et grandiose, qui sort des chemins battus, et qui a valu à son auteur bien des critiques sur son attitude de libre-penseur intelligent et irréductible.
 
Peu importent à mes convictions et à mes croyances,
Les pleurs d’un malheureux ou les mélodies d’un chanteur.
Est-il en train de pleurer ou de chanter,
Ce pigeon qui roucoule sur sa branche d’arbre ?
La tristesse de la mort vaut les milliers
De joies qui célèbrent les naissances.
Ami, vois ces tombes qui comblent ces immensités,
T’es-t-tu demandé où sont celles qui datent du temps de 3Ad ?
Assouplis ta marche, car tes pieds foulent
Des sols formés par les corps des disparus.
Alors déplaces-toi si tu peux doucement dans les airs,
Afin de ne pas piétiner les restes des humains.
Que de tombes se sont multipliées infiniment,
Se moquant des bousculades d’êtres de toutes sortes.
La vie n’est que lassitude permanente,
Etonnants ceux qui aspirent à vivre plus longtemps 

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2 Ibnou rochd le Jeu 16 Juin - 13:17

Salâh Ed-Dîn


Ibnou rochd  Il est dit Ibn Rochd mais il est plus connu en Occident sous son nom latinisé d'Averroès, de son nom complet Abu al-Walid Muḥammad ibn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn Aḥmad ibn Rošd, est un médecin, juriste et philosophe arabe, né à Cordoue en Espagne en 1126.
 
La ville est alors un lieu d’intense activité intellectuelle. Sa famille était connue et respectée; son grand-père et son père avaient été grands qaadi (magistrat) à Cordoue. Ibn Rochd acquit une formation solide, par des maîtres particuliers.
Il commence par l’étude du Coran, de la grammaire, de la poésie, de l’écriture et des rudiments de calcul.
Il est initié par son père qui était lui-même juge à Cordoue, à la jurisprudence musulmane, selon laquelle le religieux et le juridique ne se dissocient pas. Après une bonne formation religieuse il étudia d’autres branches du savoir, la physique, l’astronomie, la médecine, les mathématiques.
 
Il apprit la philosophie et le droit sous la direction d’Abu J’afar Haroon et d’In Bajja, et la médecine sous celle d’Avenzoar.
Il devient par la suite, grand Cadi à Séville, écrit des livres de droit et devient Médecin de l’émir Almohade à Marrakech en 1182.
Mais ce sont ses commentaires sur Aristote qui le rendront célèbre.
Il consacre toute sa vie à l’oeuvre du philosophe grec. Il cherche à en retrouver le sens originel en la débarrassant de toutes les interprétations faites jusque-là.
 
Ibn Rochd tenta d’assurer, une fois pour toutes, l’indépendance de la philosophie vis-à-vis de la théologie islamique, notamment en réfutant les thèses d’Al-Ghazämi.
 
Sa doctrine, si elle s’efforçait de ne pas entrer en conflit direct avec la théologie orthodoxe, tentait de situer le dogme religieux et la philosophie sur deux plans différents. Selon lui, la « révélation » coranique pouvait s’expliquer de deux façons différentes, l’une purement religieuse, l’autre de nature philosophique et presque psychanalytique. Il en arrivait, de la sorte, à créer l’équivoque de la «double vérité».
 
Ses doctrines philosophiques soulèveront des débats passionnés dans le monde chrétien et trouveront presque autant de disciples que d’opposants. La tendance à séparer la raison et la foi comme relevant de deux ordres de vérité distincts risquait de ruiner les efforts de ceux qui voulaient au contraire concilier, à travers Aristote, le savoir profane et la foi révélée.
Les principes d’Averroès considérés comme dangereux seront finalement condamnés par l’Église en 1240, puis en 1513. C’est dire l’influence considérable du philosophe arabe en Occident, notamment dans les écoles médiévales.
Condamné en son temps par la religion musulmane qui lui reproche de déformer les préceptes de la foi, Averroès doit fuir, se cacher, vivre dans la clandestinité, jusqu’à ce qu’il soit rappelé à Marrakech, où il meurt, réhabilité, en 1198.
Un examen attentif de ses travaux médicaux et philosophiques montre qu’Averroes était un homme profondément religieux ayant une bonne connaissance du Coran et des traditions enseignées par le Prophète auxquelles il fait souvent référence. Ainsi on trouve dans ses écrits cette phrase: « Quiconque étudie l’anatomie augmente sa foi dans l’omnipotence et l’unité de Dieu Tout Puissant ».
Bien qu’il eut été condamné par les musulmans et les chrétiens, ses « Commentaires » furent traduits en hébreu puis en latin (aux XIIIe et XIVe siècle). Ils auront un grand retentissement jusqu’à la Renaissance.
Ibn Rochd tenta surtout de démontrer l’accord de la foi et du savoir en élaborant une hiérarchie fonctionnelle des différents arguments. Loin d’être antinomiques, les discours exhortatifs pour la population, pour les interprètes du Livre et les savants, pourront se concilier dans un but commun : la connaissance.
Il est mort le 10 décembre 1198 à Marrakech, au Maroc.
 
Sources : R.Arnaldez, Averroes, un rationaliste en Islam, Balland, coll « Le Nadir », Paris, 1998 (2e édition),

Stitten


Il est né en l’an 61 de l’hégire à Médine, dans une famille aisée et proche du pouvoir. Son père, ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Marwan, apparenté au Calife, occupa le poste de gouverneur d’Égypte.
Sa mère quant à elle n’était autre que la petite-fille de ‘Omar Ibn Al Khattab, et la fille de cette femme exemplaire, qui, alors que sa mère l’encourageait à mélanger de l’eau à leur lait pour en augmenter les bénéfices refusa en lui répliquant :
 ‘Si le Commandeur des croyants ne nous voit pas, Dieu, le Seigneur de ‘Omar, Lui nous voit certainement’. (*)
‘Omar Ibn ‘Abd Al ‘Aziz eut une enfance privilégiée, évoluant dans le raffinement et l’abondance. Il savait apprécier les bonnes choses, sans jamais verser dans l’excès. Cela ne l’empêcha nullement, dès son plus jeune âge, de consacrer une grande partie de son temps à la spiritualité et à l’acquisition du savoir utile. C’est ainsi, que de lui-même, il choisit de quitter l’Égypte pour retourner à Médine afin de parfaire son éducation religieuse auprès des plus grands savants de son temps, qu’il ne cessera dès lors de fréquenter.
Grâce à cette éducation équilibrée, ‘Omar développa une sincérité et une objectivité qui lui permirent de se préserver de l’esprit tribal qui caractérisait certains princes omeyyades de l’époque. Il abhorrait les abus de pouvoir et les injustices commises envers le peuple, autant que la propagande visant à consolider le pouvoir en calomniant l’Imam ‘Ali.
 
Il vécut toute son enfance à Médine dans la famille pieuse de sa mère. Il puisa le savoir auprès des grands oulémas de la ville, ce qui sculpta sa personnalité et forgera ses qualités humaines formidables. A la mort de son père, le calife Abd Al-Malik le convoqua à Damas centre du califat et le mariera avec sa fille Fatima.
 
Règne d’Omar Ibn Abdelaziz
A la fin de son règne vers l’an 99 de l’Hégire le Calife   tomba malade. Sous le conseil du savant Rajè El kindi il désigna dans son testament Omar comme successeur. Dès que ce dernier a apprit qu’il est devenu le calife, il alla à la mosquée des omeyades de Damas et tout ému il prononça son premier discours.
«Que celui qui veut devenir calife et me libérer de ce fardeaux le devient » cria t-il. Mais tout les gens présent à la mosquée le clamaient. Ils l’aimaient comme jamais des sujets n’aimaient leur roi. C’était la lueur d’une nouvelle ère qui s’annonçait un rayon de soleil qui éclairerait leurs chemins et qui renouerait avec la justice qu’auraient reconnu les gens pendant le règne des califes «bien dirigé ».
Ce jour là Omar, le prince omeyyade très riche, qui a passé toute sa jeunesses dans le luxe va se métamorphoser. Ce jour là on a offert la vie à Omar, on lui a offert le pouvoir et la richesse : il devient le maître d’un empire qui s’étendait sur les quatre coins du du Sud de la France au Pakistan passant par L’Afrique du nord, la Syrie la Palestine la péninsule Arabique et l’Iran.
Mais ce jour là Omar décida de refuser le luxe, décida de vivre comme un mystique, un moine, tout en restant un homme d’action qui agit pour le bien de ses sujets et qui passe tout son temps à résoudre leurs tracas. Il commença alors par rendre à la caisse de l’empire tout l’argent qu’il possédait, tout ses vêtements de luxe, tout les bijoux de sa femme. Il quitta le palais royal pour habiter dans une petite chambre comme celle ou vivaient les pauvres et les veuves de son empire.
Dès le premier jour de son règne il commença par changer les gouverneurs injustes et déposséder toute la famille royale des biens qu’elle a acquit injustement .Il rendit ainsi tous ces biens à leurs propriétaires.
 
Un jour l’un de ces anciens gouverneurs (Ibn Al-Mouhaleb) rendit visite à Omar et lui apporta des cadeaux de valeurs inestimable, croyant qu’il gagnerait ainsi le coeur du roi, mais ce dernier prend tout ces cadeaux les mets dans la caisse de l’empire et le questionna sur l’origine de cet argent:
Ibn Abdelaziz a toujours voulu combattre la corruption au sein de son empire et dès son arrivé au pouvoir, il a éradiqué les privilèges en commençant par sa famille.
Chaque citoyen de l’empire, qu’il soit prince ou paysan, pauvre ou riche, a les mêmes droits et les mêmes devoirs.
Le problème c’est qu’on ne connaît pas notre histoire et nos valeurs. On croit à tort que les autres civilisations ont inventé les droits de l’homme, l’égalité entre les individus alors qu’ Omar Ibn ‘Abd Al ‘Aziz montre bien qu’au Septième siècle la civilisation  Musulmane a connu toutes ces valeurs et les a défendues avec ferveur.    
 
Les actions sociales, du calife omeyyade étaient multiples. Il ordonna la construction d’autoberges gratuites tout le long des routes. Il ordonna ses gouverneurs de subvenir aux besoins des pauvres et ceci en donnant à chaque personne un salaire qui lui permettrait de vivre dignement. Il construit des centres de soin assurant la gratuité des soins aux malades et personnes non voyantes.
 
Pendant ces deux années de règne les riches de l’empire ne pouvaient plus trouver de pauvres pour leurs donner Zakat une telle justice sociale était possible dans cet empire très riche qui s’étendait sur les quatre continents. Il fallait juste un Omar, un homme qui pense aux plus démunit à ces gens qui peuvent tant donner s’ils ont la chance d’êtres aidé. Et c’est à nous aujourd’hui d’agir pour le bien de nos sociétés en prenant son exemple.
 
Un jour raconte sa femme Fatima je suis rentré dans la chambre du calife alors je l’ai vu en train de pleurer je lui ai demandé qu’est ce qui n’allait pas il répondit alors :
« Fatima j’ai eu la responsabilité de gouverner le peuple du prophète Mohamed (SAWS)  j’ai songé alors au pauvre affamé, au malade perdu, à celui qui ne possède rien, à celui qui est injustement traité , à l’étranger, au prisonnier , au pauvre qui possède une grande famille, je me suis rappelé que Dieu me questionnera sur tout ces individus et que celui qui défendrait leurs intérêts était le prophète que la bénédiction et la paix soient sur lui. J’ai eu peur que je n’aurai aucun argument devant lui, je suis devenu triste et j’ai pleuré.
 
Omar Ibn Abdelaziz était Généreux, humble, pieux, comme l’affirmait tout ceux qui l’ont côtoyé. Il a agit aussi pour créer une société de savoir. Il ordonna que tous les savants soient gracieusement payés pour qu’ils se consacrent entièrement à leurs messages. Il donna des aides à tout ceux qui partaient en quête du savoir. Il proposa sous le conseil des oulémas de rassembler les Hadiths   de peur qu’ils ne disparaissent ou qu’ils subissent des modifications. Il a voulu une société de savoir, pieuse où les riches et pauvres vivaient en harmonie. Il donnait toujours l’exemple:   de vivre simplement, il mangeait du pain, des légumes, il avait deux vêtements simples et vivait dans une chambre. Il a voulu ainsi renouer avec le temps du prophète et des califes « bien dirigés »
Il montra aussi à ses sujets que de peu on pouvait vivre mais aussi que de peu on pouvait agir pour le bien de l’humanité.
 
Nos pays ont un grand potentiel humain. Il faut alors former des individus fiers de leur civilisation et qui se contentent de peu pour pouvoir changer la situation de nos pays. Omar Ibn Abdelaziz l’a fait, de sa petite chambre il a bouleversé la face de son empire.
 
Omar Ibn Abdelaziz  et sans qu’il se rende compte était un vrai démocrate. Les premiers jours de son règne il envoya des lettres aux oulémas les plus pieux de l’empire demandant leurs conseils. Il constitua ainsi une assemblée de dix savants qu’il consulta avant chaque action. Rares sont les rois aussi puissants qui prenaient compte des avis des savants et de leurs sujets. En effet et dans plusieurs de ses discours  
 
Omar Ibn Abdelaziz affirmait qu’il n’était qu’une simple personne – lui le grand calife- qu’il pouvait se tromper et perdre le droit chemin. Il rajoutait que c’était du devoir de ces sujets de le conseiller et de le guider.
 
C’était le principe fondateur de l’islam qui est Echoura   qui l’animait. Encore une fois la justice de ce calife voulait que tous les « citoyens » soient impliqués dans le progrès et la réussite de la société.
Tout d’abord en l’enseignant à travers des exemples de notre civilisation Musulmane. Les Sociétés Musulmanes veulent une démocratie comme celle qu’a instaurée Omar Ibn Abdelaziz, qui émane de nos principes et nos valeurs et c’est la seule voie possible pour qu’elle s’instaure dans nos pays.     
 
Maintenant nul ne peut s’étonner si j’affirme avec force que le peuple a aimé et a admiré  Omar Ibn Abdelaziz  Il est devenu le symbole de la justice, de la bonté et de l’humilité.
 
Tout l’empire musulman a respiré le bonheur, la joie et l’harmonie pendant son règne de deux ans et demi. Il renoua avec l’époque du prophète (SAWS) et des califes «bien dirigés», et il a donné l’espoir d’un monde meilleur.
 
Conclusion
Tel était la grandeur d’Omar ibn Abdelaziz. L’homme pieux vertueux qui refusa les délices de la vie et qui s’est consacré à agir pour le bien de l’humanité.
Je pense qu’il faudrait sortir de la profondeur de notre âme les qualités qu’ incarnait Ibn Abdelaziz: l’humilité, le sens de la justice, l’amour des pauvres, mais aussi la volonté de changement.
Un homme seul a pu bouleverser sa société et ré instaurer les valeurs de la justice. Cet homme a construit pendant son règne un état où l’individu est une valeur sûre, qui a tout ses droits : le droit de vivre dignement et d’exprimer ses opinions sans peur. Un état sans corruption, où le savoir est clé de la réussite. Si chacun de nous apprend à être Omar Ibn Abdelaziz  on pourra changer la face de nos sociétés pour le bien de l’humanité entière.
Pourquoi pas nous? On doit contribuer aux progrès de l’humanité et celui de notre civilisation. C’est un message de paix et de réussite qu’on doit chercher.  
 
 
 
 NB/
(*) Il est confirmé qu »Omar Ibn Al Khattab a, durant son règne, édicté une circulaire informant les commerçants de l’interdiction d’ajouter de l’eau au lait pour en augmenter le volume en en diminuant la qualité. Alors qu’il se promenait, comme à son habitude, dans les rues de Médine pour chercher à aider les gens et pour voir comment vivaient les gens, ‘Omar fut pris de fatigue et voulut s’adosser un instant contre un mur afin de se reposer. Alors qu’il était ainsi il entendit malgré lui une conversation à l’intérieur de la maison entre une mère et sa fille. La mère demandait à sa fille de mélanger de l’eau au lait, et sa fille de lui rappeler que cela avait été interdite par le Commandeur des croyants.
Avec une grande politesse, la jeune fille rappela à sa mère que
«Si le commandeur des croyants, ‘Omar, ne les voyait pas, le Seigneur de ‘Omar lui les voyait ».
 
‘Omar fut impressionné par cette jeune fille pieuse et sage qui donnait des conseils à sa mère. Aussi ‘Omar revint très vite avec son fils ‘Asim qui n’était pas marié pour demander à rencontrer la jeune fille et lui proposer de l’épouser, chose qu’elle s’empressa d’accepter.
 
Omar Ibn Al Khattab  avait dit :
« J’espère que ce cette union naîtra une descendance pieuse » et dans une autre version « un leader pour le peuple Arabe ».
 
 De cette union naquit finalement Layla qui allait devenir la mère d’Omar Ibn ‘Abd Al ‘Aziz !

Wahrani


Admin
Ahmad Ibn Taymiyya est né à Harran au sud-est de la Turquie en l’an 661 de l’hégire. Son père, le chaykh ‘Abdou l-Halim, l’a emmené ainsi que toute sa famille par crainte des Mongols afin de s’installer à Damas, la capitale de la Syrie, là où il est mort en 728 de l’hégire.
Le Sheïkh nous offre ses impressions sur ses ennemis, à travers une jolie parabole, lorsqu’on lui lança : 
« Maître ! Les gens te font beaucoup de mal ?
-  Ils sont à mes yeux, comme des mouches
 »
Répondit-il en soufflant sur sa main qu’il avait portée à sa bouche.  le recours aux mensonges et à la calomnie était l’une des armes favorites de ses ennemis, comme en témoignent de nombreux passages d’el ‘uqûd e-duriya.
Au sujet de la première machination que ses adversaires tramèrent contre lui, son ami historien el Barzâlî explique
«Ils changèrent ses paroles, et mentirent grossièrement sur lui. »

Concernant la deuxième histoire, il commente : 
« Les paroles de ses détracteurs présents lors de cette séance divergèrent. Ils changèrent ses paroles. Ibn el Wakîl et ses complices ont convenu en vue de le dénigrer, d’annoncer qu’il avait renié sa croyance, fa Allah el musta’ân ! »

Concernant le troisième passage, le Sheïkh lui-même remarque : 
« On me prévint qu’à cette époque, on falsifia en mon nom une lettre qui fut remise à l’émir Rukn e-Dîn el Jâshinkân. Elle contenait une mauvaise croyance, mais je ne sais pas si c’est vrai. Une chose est sûre, c’est que son contenu est du mensonge. »

Il explique à l’occasion du quatrième passage : 
« Je sais très bien que des gens mentent sur moi, comme cela fut le cas plus d’une fois dans le passé. »
Ibn ‘Abd el Hâdî explique à l’occasion du dernier passage :
« D’énormes calomnies furent forgées contre le Sheïkh (il fait allusion au pèlerinage des saints). On changea ses paroles et on lui imputa ce qu’il n’avait pas dit. »
Par ailleurs, il est établi que ses détracteurs forgèrent des mensonges contre lui dans de nombreuses autres affaires. Il n’est donc pas étonnant qu’ils en aient fait autant cette fois-ci.
Un élément éloquent démontre que cette affaire relève de la légende. Il aurait, en effet, mis par écrit son mea culpa en 707, alors comment se fait-il qu’un an après, soit en 708, ses juges lui réclamèrent d’assumer sa croyance par écrit sur la même question pour laquelle trois ans plus tôt, ils le condamnèrent à la prison.

En 708, les doyens de Tadmûr (la Palmyre) vinrent le visiter pour lui implorer :

« Maitre ! Nous sommes chargés de te transmettre un message et on nous a fait jurer que cet entretien ne devait pas sortir d’ici. Ils veulent que tu fasses des concessions sur la question du ‘Arsh et du Coran. Ils nous demandent ensuite de te le faire consigner par écrit, afin que nous le présentions au Sultan et que nous lui disions : 
Voici sur quel accord nous nous sommes arrêtés avec ibn Taïmiya. Il déclare qu’il revient dessus et nous nous engageons à déchirer nous même le papier. »

Ils ne s’attendaient certainement pas à la réponse qu’ils allaient entendre : 

« Vous m’invitez à écrire de ma main qu’il n’y a aucune divinité au-dessus du Trône ni aucune parole d’Allah sur terre et dans les exemplaires du Coran
Il jeta brutalement son turban au sol, se leva, et tourna la tête en direction du ciel, avant d’implorer : 


« Ô Allah ! Je te prends en témoin qu’ils veulent que je Te renie, et que je renie Ton Livre et Tes messagers ; mais cela, je ne le ferais jamais… » Puis, il invoqua contre eux.
Ces conciliateurs lui firent notamment savoir : « S’ils font tout cela, c’est pour que tu t’alignes à leur tendance. Ils projettent soit de te tuer, soit de t’expulser soit de d’enfermer en prison. » 
Il répondit sur le ton le plus décontracté du monde :
«Que peuvent faire mes ennemis contre moi ?
Mon paradis se trouve dans mon coeur.
Si je suis assassiné, ma mort sera un martyr..
Si je suis enfermé, mon emprisonnement sera une retraite.
Et si on me libère, ma sortie sera une promenade » 
 
C’est alors qu’en désespoir de cause, ils s’en allèrent bredouilles. 

Si la fameuse repentir  avait effectivement été mise par écrit, ils ne se seraient pas pris la peine de lui en réclamer une autre. Nous pouvons en conclure que la le repentir du  Sheïkh n’était qu’un tissu de mensonges…

La majorité des accusations sont des calomnies, et d'autres rentrent dans le cadre de divergences d'avis.
Il faut connaitre les fondements de réflexion d'ibn taymiya , et toutes ses positions seront comprises. Puis certaines de ses positions sont dictées par le contexte dans lequel où vivait : décadence de la khalifat, agression des mongol, et des khourafayt de tassawouf très répondu,  
 
Sources  l’introduction à el jâmi’ li sîrat Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya Khilâl sab’a qurûn 
Des deux chercheurs Mohammed ‘Azîz Shams et ‘Alî ibn Mohammed ibn ‘Imr  (traduit par Karim Zentici)
Source  Le livre de Abou Zohra Imam sadek,  

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5 Les Compagnons du Prophète (SAWS) le Sam 18 Juin - 16:14

Wahrani


Admin
Ces croyants de la première heure sont ceux aussi qui ont eu le mérite de garder et de préserver les enseignements transmis par les prophètes d’Allah aux générations futures.
L’Islam a eu ses «compagnons» As-Sahâba, les proches disciples du Prophète (SAWS) qui l'ont soutenu dans son apostolat et qui ont propagé, après sa mort, son message.
 
C'est grâce à eux que les enseignements de l'islam nous sont parvenus intacts. Par leur dévouement et leur fidélité à la voie du Prophète (SAWS)  ils ont pu nous transmettre les dires et les actes de ce qui constitue aujourd'hui, la Sunna de l'Envoyé de Dieu, deuxième fondement de l'islam après le Coran.
N'est-ce pas grâce à eux que le Saint Coran fut conservé et protégé des altérations que connurent les précédentes Écritures saintes ? 
N'est-ce pas grâce à eux que le Message du Prophète (SAWS) se propagea aux quatre coins du monde et supplanta les autres croyances tombées en désuétude ? 
Le Saint Coran les a décrits ainsi :
Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certain d'entre eux ont atteint leur fin, et d'autres attendent encore; et ils n'ont varié aucunement dans leur engagement [ Sourate 33 - verset 23 ]
Riches ou pauvres, libres ou esclaves, le seul dénominateur commun qui les liait était la foi en Allah et la fidélité au Message du Prophète  c'était leur raison de vivre et leur idéal pour lequel ils ont tout donné, y compris leur vie.
Qui a incité les nobles du peuple du Prophète à accourir pour embrasser ses paroles et sa religion : Abû Bakr, Talha, Az-Zubayr, 'Uthmân ibn 'Affân, 'Abd Ar-Rahmân ibn 'Awf et Sa'd ibn Abî Waqqâs  .
Ils quittèrent tout ce qu'ils avaient comme gloire et faste pour la voie de l'épreuve ? »
 
En effet, qu'est-ce qui a poussé les faibles de son peuple à accourir pour être sous son étendard et le suivre, lui qui était sans armes et sans argent.  Il n'était pas à l'abri de la méchanceté et de la haine de ses proches, de son clan, de son peuple. 
 
Ces premiers temps de l'islam où l'épreuve était grande pouvaient repousser les premiers convertis, mais la force du message les a attirés.  Seul Allah  savait à ce moment-là, les répercussions de la Révélation. 
 
Par conséquent, il est du devoir de chaque croyant et de chaque croyante de connaître la vie et l'œuvre prodigieuse des compagnons pour imprégner sa vie de leur exemple.
Ces femmes et hommes qui méritent notre respect et notre admiration expriment bien la force de ce message et la grandeur de notre Prophète (SAWS) qui leur a enseigné l'islam et les a aimés. 
 
Cette fraternisation, cet amour qui les unissait ne pouvait être que le fruit d'un message divin. Leurs épreuves et leur dévouement sont à la mesure du sentiment du Prophète  (SAWS):
 
«Ne dites pas du mal de mes compagnons, car je jure, par Allah, que même si l'un d'entre vous donne en aumône l'équivalent de la montagne de Uhud, il n'égalerait pas les mérites d'un seul de mes compagnons. » Rapporté par Boukhari et Mouslim
 
Voici les noms de Compagnons illustres
 
Abû Bakr As-Siddîq
 
Umar Ibn AI-Khattâb
 
'Uthmân Ibn 'Affân
 
'Alî Ibn Abî Tâlib
 
Abû 'Ubayda AI-Jarrâh
 
Sa'd Ibn Abî Waqqâs
 
Salmân AI-Fârisî
 
Abd Ar-Rahmân Ibn 'Awf
 
Mus'ab Ibn 'Umayr
 
 
 
Talha Ibn 'Ubaydullah
 
Az-Zubayr Ibn AI-'Awwâ
 
Sa'îd Ibn Zayd  Nouveau
 
 
 
Bilâl Ibn Rabbâh
 
Ammâr Ibn Yâsir
 
'Abdallah Ibn Mas'ûd
 
 
 
Suhayb Ar-Rûmî
 
Hamza Ibn 'Abd AI-Muttalib
 
Abû Dharr AI-Ghifâei
 
Hudayfa Ibn AI-Yamân
 
'Uthmân Ibn Mad'ûn  Salâm, l'affranchi d'Abû Hudayfa
 
 
 
AI-Khabbâb Ibn AI-Arath
 
Abû Hurayra
 
Ja'far Ibn Abî Tâlib
 
Zayd Ibn Hâritha
 
AI-Miqdâd Ibn 'Amr
 
Abû Ad-Dardâ
 
 
 Abû Ayyûb Al-Ansârî
 
Zayd Ibn AI-Khattâb
 
AI-Khabbâb Ibn 'Adiy
 
 
 Muâdh Ibn Jabal
 
'Ubâda Ibn As-Sâmit
 
'Abdallah Ibn 'Umar
 
Abû Mûsâ AI-Ash'ari
 
'Abdallah Ibn Rawâha
 
Zayd Ibn Thâbit  Nouveau
 
  
Sa'd Ibn Mu'âdh
 
Sa'd Ibn 'Ubâda
 
Ibn Um Maktûm
 
  
Abdallah Ibn Salâm
 
AI-Barrâ' Ibn Mâlik  Nouveau
 
Sa'îd Ibn 'Amâr
 
Ubay Ibn Ka'b
 
'Abdallah Ibn Jahsh  Nouveau
 
Khâlid Ibn Sa'îd
 
Usayd Ibn Hudayr
 
Suhayl Ibn 'Amr  Nouveau
 
'Imrân Ibn Husayn
 
Amr Ibn AI-Jumûh
 
Habîb Ibn Zayd
 
Abû Sufyân Ibn AI-Hârith
 
 
 
Tawfal Ibn 'Amr Ad-Dûsi
 
'Umayr Abû Wahb
 
Nu'mân Ibn Muqam'n
 
Thâbit Ibn Qays
 
Fîruz Ad-Dilmî
 
'Umayr Ibn Sa'd
 
'Utba Ibn Ghazwân
 
Salâma Ibn AI-qawâ' Khâlid Ibn AI-Walîd
 
 
'Abdallah Ibn 'Amr Ibn Harâm
 
AI-'Abbâs Ibn 'Abd AI-Muttalib
 
Usâma Ibn Zayd
 
  
'Abdallah Ibn 'Amr Ibn AI-'Âs Nouveau
 
'Abbâd Ibn Bishr  Nouveau
 
Thumâma Ibn Athâl
 
  
Hakîm Ibn Hâzam
 
Zayd Ibn Sahl 'Adi Ibn Hâtim
 
'Âsim Ibn Thâbit
 
Amr Ibn AI-'Âs
 
'Abdallah Ibn 'Abbâs

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6 Al Moutanabbi le Lun 20 Juin - 23:26

Wahrani


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Abu Al-Tayyib Ahmed ibn Al-Hussein (915–965 apr. J.-C., 303–354 après l'Hégire), plus connu sous le nom d'Al-Mutanabbi (Prophète autoproclamé), est probablement le plus grand poète arabe de tous les temps. Il vécut une vie courte et troublée d'environ 50 ans. Il naquit en Irak mais voyagea beaucoup, sillonnant la Syrie et l'Égypte puis retournant en Irak et en Perse en quête de récompenses politiques et économiques. Fier au point d'être arrogant et critique de ses ennemis, il fut assassiné après avoir été attaqué par des brigands dans le désert irakien...
Il est considéré comme l’un des poètes les plus talentueux de la littérature arabe.Il manie le verbe avec habileté et art. C’était un rival de Abu Firas Al hammadani.
Tous les deux courtisaient Sayf Al Daoula.
Son aisance dans la maîtrise des subtilités de la poésie et son éloquence exceptionnelle 
Al Moutanabbi est allé puiser au fond de lui-même et au plus profond de ses ressources poétiques le sens de l'observation pour explorer la vie, et il a réussi à énoncer spontanément la loi de la réalité immédiate et concrète de l'existence. Sa philosophie est guidée par des dispositions naturelles, puisant leur essence, non pas de ses expériences ou de sa culture, mais de la conception qu'il a de la vie.
L’impression que l'on a lorsqu'on se trouve en sa compagnie est celle d'une force de caractère et d'une fière virilité qui sautent aux yeux et qui se dégagent de tous ses poèmes.
Néanmoins, ces deux traits ne sont pas exposés chez lui avec la fierté triviale de nombre de poètes à qui l'on sourit quelquefois quand ils exposent leur marchandise, mais avec la fierté d'un homme qui impose le respect et que l'on ne peut pas ne pas révérer.
On est obligé de lui accorder un coin privilégié de son coeur et de lui réserver une place de choix dans sa mémoire pour apprendre ses poèmes et pouvoir entonner ses hymnes à la gloire, comme si l'on était à sa place. Cette fierté retrace l'état d'esprit du poète qui rêve de prestige, sans essayer de s'engager dans les chemins qui y mènent.
Quand il s'adresse aux rois et aux princes, il ne descend jamais de son piédestal qui lui donne l'impression qu'il est à leur niveau. Il est persuadé de sa grandeur comme on peut le constater quand il dit:
 
Mon coeur exerce d'un roi le pouvoir souverain
Même si ma langue de poète est celle du commun.

Fierté candide. Fierté d'un homme qui ressent quelque chose au-dedans de lui-même; car, n'oublions pas qu'il a toujours recherché le prestige et caressé l'image fuyante de la gloire, mais il n'en était gratifié que d'une portion réduite, qu'il jugeait bien en deçà de ses mérites.
Sa fierté ne l'autorisait pas à se targuer d'un prestige au rabais, mais elle l'incitait à parler de lui-même comme s'il était en possession de tous les atouts du prestige et de la grandeur; et c'est ainsi qu'il a parlé avec fierté de sa virilité, mis sa force en exergue et veillé à confondre tous ceux qui osaient se dresser sur son chemin.
Que saura-t-il celui qui se joindra à notre assemblée
Que je suis le meilleur, parmi ceux qui sont venus
Je suis celui que (même) l'aveugle lit ce que j'écris
Et celui que (même) le sourd entend lorsque que je dis !
Je dors serein loin des tumultes de la vie
Au moment où les autres veillent en se tourmentant
Les chevaux, la nuit et le désert savent tous, qui je suis
Ainsi que l'épée, la lance, le parchemin et la plume !
Que de défauts vous nous chercheriez mais nos imperfections vous ne trouveriez…
Vos allégations ne sont admises ni par Allah ni par l'hospitalité
Notre honneur s’élève loin de vos soupçons
Et je demeure une étoile même en vieillissant


Sur la société il disait :
Les hommes sont à la dimension de leurs actes
C'est à la mesure de leur grandeur que leurs actes sont grands !
Aux yeux des petits, les petites choses sont immenses !
Pour les grandes âmes, les grandes choses sont petites !
Seul et partout sans ami. Quand l'objet que l'on cherche est sublime, qui peut aider à l'atteindre ?
Les désirs des âmes sont trop petits pour mériter que l'on s'entretue et que l’on s'épuise pour eux.
Pour le pieu, mieux vaut affronter la mort au sombre visage que le mépris.
Si l'on pouvait vivre à jamais, quel sens y aurait-il au courage ?
Et puisqu'il faut que l'homme meurt, qu'au moins ce ne soit pas en lâche
 
Sur le femme il disait ;
Et, si toutes les femmes étaient semblables à
celles que nous avons perdues (les vraies femmes)
On aurait (alors) préféré les femmes…aux hommes !
La féminité (du nom) du soleil n’a jamais été une tare !
Et, la masculinité (du nom) de la lune, n’est pas un signe de grandeur ! (D’éloges)
 
Remarque :
En arabe, le soleil est féminin et  la lune est masculin.

La poésie arabe est d'une immense richesse et pourtant souvent méconnue dans le monde occidental. D'une part, il est très difficile de faire une bonne traduction permettant de rendre la musicalité et la beauté des vers arabes. D'autre part, les préjugés actuels envers le monde arabe empêchent beaucoup de se souvenir que la civilisation arabe plus que millénaire est aussi une des plus raffinées et qu'elle fut aussi source d'inspiration pour de nombreux poètes d'occident, fascinés par l'orient et les mythes des mille et une nuits le peuplant.
 

Source : Bibliothèque Islamique. 

http://dialogue-religion.forumalgerie.net

7 BN HAZM le Ven 24 Juin - 15:20

Stitten


Abu Muhammad ‘Ali b. Ahmad b. Sa‘id Ibn Hazm naquit à Cordoue en 994 (384 de l’hégire). Philosophe, théologien, historien, grammairien, poète, juriste de l'école Zahirite (école juridique disparue de nos jours).

Critique du malikisme et de l'acharisme Il met toute sa science au service de la théologie de l'islam dans un grand effort de systématisation. Devant l'ambiguïté du langage humain, il est mené à se réfugier entièrement et inconditionnellement dans la Parole de Dieu, explorée avec les outils de la grammaire et de la logique.

Son langage contre le pouvoir et la pauvreté de l’esprit était si critique et mordant que courait la rumeur selon laquelle "son langage était aussi aiguisé que l’épée d’al-Hach-chach"
Par ailleurs il fit preuve également d'un anti-judaïsme virulent. Controverse contre le Zendiq Juif.

Dans le Fisal, il a critiqué toutes les idées qui ne convenaient pas à son système zahirite : les religions de la Perse, le christianisme, et, à l’intérieur de l’islam toutes les sectes qu’il réprouvait, en particulier les mu‘tazilites, les ash‘arites et les mystiques

On a pu voir en Ibn Hazm un historien des idées religieuses, et, en effet, il a réuni une très vaste et parfois très précise documentation. Son esprit historique apparaît dans sa théorie de la critique d’authenticité des Hadith.
Enfin, dans son ouvrage en onze tomes consacré aux principes du droit, le Muhalla, il déploya ses attaques contre les écoles juridiques, surtout le malékisme qui opprimait l’Espagne, le hanéfisme et le safi‘isme.

Ibn Hazm est un des auteurs les plus vivants et les plus personnels de toute la littérature arabe. Pessimiste et misanthrope, il a pourchassé, dans la religion et dans la connaissance en général, tout ce qui venait de l’homme comme erreur, vaine prétention, révolte.
Il est surtout connu de nos jours par son ouvrage « le collier de la colombe » dans lequel observe et décrit avec une grande finesse psychologique la vie amoureuse, qu'il orne de nombreuses compositions poétiques

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